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Les chevaux de Przewalski. La loutre. Suite des chroniques radio Rencard dans la brousse

Publié le par lesbiodiversitaires

Les chevaux de Przewalski. La loutre. Suite des chroniques radio Rencard dans la brousse

Suite des petites chroniques radio estivales racontant quelques rencontres animales aux quatre coins du monde. Les liens ci-dessous, sur Radio Balises.

Publié dans Biodiversité sauvage

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Le jaguar. Chronique Rencard dans la brousse

Publié le par lesbiodiversitaires

Le jaguar. Chronique Rencard dans la brousse

Un nouvel épisode à la rencontre de la faune sauvage.

Tous les lundis de l'été aux alentours de 9h45 et rediffusion vers 15h45, puis en replay sur le site de Radio Balises. Fréquence 99,8 FM dans le Morbihan.

Chronique de 3 minutes, lundi 16 juillet – Le jaguar, jungle du Pantanal, Brésil.

Le lien ici :

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L'ours de Gobi - Chronique Rencard dans la brousse – tout l’été sur Radio Balises

Publié le par lesbiodiversitaires

L'ours de Gobi - Chronique Rencard dans la brousse – tout l’été sur Radio Balises

Durant tout l'été (suite à un pari avec des amis !), voici une petite chronique radio de 3 minutes relatant quelques-unes de mes plus intenses rencontres avec la faune sauvage. Tous les lundis aux alentours de 9h45 et rediffusion vers 15h45, puis en replay sur le site web de Radio Balises. Fréquence 99,8 FM dans le Morbihan.

Pour démarrer la série, au fin fond du désert de Gobi, le mazaalai - l'ours de Gobi.

Bonne écoute ! ;-)

Elise

Chronique du lundi 9 juillet – L'ours de Gobi, Mongolie.

Le lien ici :

A suivre lundi prochain, le jaguar...

Publié dans Biodiversité sauvage

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Pas d’été pour les oiseaux !

Publié le par lesbiodiversitaires

Nous voici en juillet, période estivale s’il en est, synonyme de vacances, de randonnées, de beaux jours. L’été, saison convoitée par les humains. Mais qui n’existe pas chez les oiseaux !

 

Voici les premiers jours du mois de juillet, avec ses grosses chaleurs, ses départs en vacances. Dehors, le concert des oiseaux a fortement diminué. Les oiseaux chanteurs nourrissent leurs jeunes ou effectuent une mue des plumes (période délicate s’il en est chez les oiseaux). Certains chantent pourtant de nouveau, mais avec moins de conviction semble-t-il que quelques mois auparavant. Ceux-là entament probablement une seconde nichée. En fait, tous ces oiseaux ne jouent que les prolongations de la période printanière.

La fauvette grisette ne chante presque plus.

La fauvette grisette ne chante presque plus.

Cette même période marque aussi le début de la migration postnuptiale, que l’on appelle également la migration d’automne. Car oui, en ce moment même, c’est déjà l’automne pour certains oiseaux ! Sur les zones humides du littoral, on voit apparaître les petits échassiers (bécasseaux, chevaliers) qui ont sans doute échoué leur reproduction dans le nord de l’Europe et qui redescendent déjà, n’ayant plus grand-chose à faire sous ces hautes latitudes.

Bécasseaux sanderlings

Bécasseaux sanderlings

Dans quelque temps, ce seront les jeunes de l’année qui arriveront à leur tour, en route vers leurs quartiers d’hiver – de la côte atlantique française jusqu’en Afrique tropicale.

Sur les marais se rassemblent déjà les vanneaux huppés - jeunes et adultes – ces derniers ayant un plumage « déguenillé » à cause de la mue et des vieilles plumes bientôt remplacées par de toute neuves. 

Vanneau huppé

Vanneau huppé

A eux, se mêlent aussi les mouettes rieuses venues des marais de l’intérieur. On y voit pêle-mêle des adultes, qui commencent déjà à muer, des oiseaux de deuxième année qui sont restés ici et des jeunes de l’année, tout brunâtres et au vol encore malhabile. Pour ces mouettes, la fête du printemps est terminée.

Les mouettes rieuses sont en train de perdre leur plumage nuptial.

Les mouettes rieuses sont en train de perdre leur plumage nuptial.

Le coucou s’est tu. Et on ne le réentendra plus d’ici l’an prochain. Ayant pondu ses œufs dans le nid d’autres espèces, lui aussi effectue sa mue complète et va bientôt – et très silencieusement – prendre la route de l’Afrique équatoriale. Autant il se fait entendre à son retour dès le mois de mars, autant son départ est discret.

Comme par enchantement, le coucou gris a disparu du paysage sonore des campagnes.

Comme par enchantement, le coucou gris a disparu du paysage sonore des campagnes.

De même, passé le 15 juillet, le ciel va se vider très vite des martinets noirs qui, hier encore, emplissaient le ciel du soir de leurs poursuites effrénées et leurs cris stridents. Là encore, un beau matin, en ouvrant les volets, on n’en verra plus un dans le ciel. Nos habitués des beaux jours seront déjà loin.

Martinet noir

Martinet noir

Et voilà, comment chez les oiseaux on passe directement du printemps… à l’automne ! Pas d’été pour les oiseaux, c’est une saison qui n’existe pas vraiment. L’hiver s’ouvrira avec la fin de la migration d’automne et se clôturera avec celle la migration de printemps. Trois saisons pour les oiseaux. Les humains, eux, sont encore en été !

Publié dans Biodiversité sauvage

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Dans les fleurs des champs

Publié le par lesbiodiversitaires

Dans les fleurs des champs

En marchant deux heures courant juin dans quelques coins préservés du Cantal, voici toutes les jolies petites bêtes qu'on trouve dans les fleurs des champs. Dans les campagnes, il n'est plus si commun de trouver de grandes prairies fleuries. N'hésitons pas à en semer, et à laisser quelques petits coins de friche dans nos jardins !

Ascalaphe

Ascalaphe

Qui a copié qui pour les couleurs  ? (ici un machaon)

Qui a copié qui pour les couleurs ? (ici un machaon)

Devenues rares, les bleuets recommencent à fleurir dans les milieux où l'agriculture reste le plus souvent extensive. A gauche, avec un papillon argus.Devenues rares, les bleuets recommencent à fleurir dans les milieux où l'agriculture reste le plus souvent extensive. A gauche, avec un papillon argus.

Devenues rares, les bleuets recommencent à fleurir dans les milieux où l'agriculture reste le plus souvent extensive. A gauche, avec un papillon argus.

La vie en rose. A droite, un œillet sauvageLa vie en rose. A droite, un œillet sauvage

La vie en rose. A droite, un œillet sauvage

Équilibriste.

Équilibriste.

Silène

Silène

Il s'en passe des choses dans les marguerites...Il s'en passe des choses dans les marguerites...

Il s'en passe des choses dans les marguerites...

Sur une fleur de scabieuse.

Sur une fleur de scabieuse.

Des pensées sauvages

Des pensées sauvages

Un shyrphe s'approche d'une fleur...

Un shyrphe s'approche d'une fleur...

Cuivré écarlate

Cuivré écarlate

Le même papillon, ailes refermées

Le même papillon, ailes refermées

Azuré de la bugrane (ou azuré commun)

Azuré de la bugrane (ou azuré commun)

Gazé

Gazé

Ichneumon

Ichneumon

Un peu, beaucoup, passionnément...

Un peu, beaucoup, passionnément...

Se compter fleurette (hanneton des jardins)

Se compter fleurette (hanneton des jardins)

Ce n'est qu'un tout petit aperçu de toute la vie que mènent ensemble fleurs et insectes ! Pour montrer à quoi ressemblent les hautes herbes, quand il n'y a pas de pesticides... 

Publié dans Biodiversité sauvage

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Destruction de la nature : un crime contre l’humanité

Publié le par lesbiodiversitaires

Destruction de la nature : un crime contre l’humanité

Ci-dessous le lien pour une tribune que nous avons signée aujourd'hui pour Libération, ainsi que le texte, ci-dessous. Sur ce blog ou dans nos livres, nous essayons de faire partager la beauté de la nature et de parler de choses positives, mais il n'est pas tous les jours facile, quand on sait tout ce qui se passe d'un point de vue environnemental, de garder espoir. Nous voulons continuer cependant d'espérer qu'un sursaut et une réelle prise de conscience sont possibles, et c'est pourquoi nous continuons, à la mesure de nos moyens, de tirer la sonnette d'alarme.

C’est la première fois. La première fois depuis 15 ans pour l’un, 40 ans pour l’autre, que nous travaillons dans la protection de l’environnement, que nous entendons cela. Dans notre réseau professionnel et amical, des directeurs de grandes associations naturalistes, des responsables de réserves naturelles nationales, des naturalistes de terrain sont de plus en plus nombreux à le dire, en « off » : c’est fichu. Ils n’y croient plus. Pour eux, les politiciens, les industriels mais aussi le grand public, personne ne comprend la catastrophe environnementale qui s’est enclenchée.

 

Ils continuent la lutte car il faut bien le faire, mais au fond, ils pensent que l’Homme ne pourra pas faire machine arrière, c’est terminé. Nous courons à notre perte.

 

Quand on a, comme nous, consacré sa vie à la protection de l’environnement, de tels discours font froid dans le dos. Jusqu’ici, nous autres naturalistes, pensions que nous arriverions un jour à faire bouger les choses, à faire prendre conscience à l’humanité de son autodestruction.
Mais si même nous n’y croyons plus, qui y croira ?

 

Ce printemps est un printemps vide. Les hirondelles, il y a encore quelques années très communes dans les villages, sont en train de disparaître à grande vitesse. On savait qu’on risquait de perdre un jour les éléphants. Que les guépards suivaient la même piste. Mais personne n’aurait imaginé que nous perdrions aussi les hirondelles, en même temps que les abeilles. Est-ce vraiment cela dont nous voulons ? Un monde sans éléphant, sans hirondelles ? Sans abeilles ? Aujourd’hui, plus de 12 000 espèces sont menacées d’extinction (et sans doute bien plus, certaines étant encore inconnues de la science). Depuis combien de temps n’avez-vous pas vu un hérisson autrement que sous forme de cadavre en bordure de route ? Depuis combien de temps n’avez-vous pas vu un hanneton butiner la haie fleurie au fond du jardin ? Ces animaux étaient communs, il y a encore peu de temps. Et plus besoin de nettoyer la calandre de la voiture après un long voyage. Il n’y a quasiment plus d’insectes écrasés dessus…

 

Les apiculteurs constatent un effondrement sans précédent au niveau des abeilles et des insectes pollinisateurs en général, avec toutes les questions agricoles et environnementales que cela pose. Comment allons-nous continuer à produire des fruits et des légumes sans insectes pollinisateurs ?

 

Dans le milieu des agriculteurs sensibles à l’environnement, une autre inquiétude est bien présence, depuis quelques années à présent : les risques de grandes famines à venir, dues à l’agriculture industrielle, à la surexploitation des sols, à l’érosion et à la diminution des terres agricoles.

 

Contrairement à certains de nos amis naturalistes et scientifiques, nous espérons qu’il est encore possible pour l’homme de réagir, de se sauver, et donc de sauver ses enfants. Mais seulement si nous réagissons maintenant. Chaque jour, chaque heure compte désormais dans le compte à rebours.

 

Certains journalistes ont une grande part de responsabilité dans ce qui est en train de se passer, eux qui sont censés donner l’alerte, eux qui sont au courant des chiffres terrifiants de la situation écologique. Eux qui, lors des interviews des hommes politiques, ne posent presque jamais de questions sur l’environnement. Eux qui préfèrent consacrer des journaux entiers à des faits divers et autres informations malheureusement tellement dérisoires au regard de ce qui est en train de se jouer pour l’Humanité.

Nous continuons de nous regarder le nombril, pendant que tout s’effondre autour de nous.

 

A chaque fois qu’un naturaliste essaie d’alerter l’opinion publique, on lui retourne qu’il est « moralisateur » ou « culpabilisant ». Dirait-on à un assistant social qui explique à des parents mettant en danger leurs enfants l’urgence de changer de comportement qu’il est moralisateur ? Qu’il est culpabilisant ? Alors pourquoi, sur l’environnement, avons-nous le droit de mettre en danger l’avenir des enfants ? Pourquoi avons-nous le droit de leur donner à manger des aliments gorgés de pesticides ? De respirer un air pollué ?

 

Il est possible de retourner la situation, si ceux qui nous gouvernent et si les journalistes qui doivent alerter l’opinion prennent leurs responsabilités. Aujourd’hui, les politiques accouchent de « COP21 » médiatiquement parfaites mais dont les objectifs (inatteignables) font grimacer la communauté scientifique tant ils sont désormais irréalistes et non soutenus par des actions concrètes. C’est à nous citoyens qu’il appartient de montrer le chemin, en faisant pression pour que l’environnement devienne une priorité absolue.

On rétorque depuis des années aux scientifiques et aux naturalistes qu’ils sont anxiogènes. Mais ce n’est pas d’alerter, ce n’est pas de parler du problème qui est anxiogène. C’est de laisser faire les choses sans réagir, alors qu’on a encore quelques moyens d’agir. Ce qui est anxiogène ce sont les résultats d’études scientifiques qui s’accumulent depuis des décennies et qui vont aujourd’hui tous dans le même sens de l’accélération et de l’irréversibilité.

 

Nous devons urgemment apprendre à vivre avec mesure.

Avant de se demander quelle énergie utiliser, il faut faire des économies d’énergie. Nous sommes dans une surconsommation énergétique, à l’échelle de la société comme à l’échelle individuelle. Cela pourrait être changé.

Nous devons aussi nous remettre à réfléchir à un thème banal dans les années 1980 et devenu au fil du temps complètement tabou : la surpopulation. La société française reste profondément nataliste, tout comme le reste de la planète. Nous serons bientôt 8 milliards d’êtres humains sur Terre, engloutissant toutes les ressources.

Pourquoi faire autant d’enfants si c’est pour leur laisser une planète ravagée et l’impossibilité d’avoir une vie correcte ? A l’heure des enfants-roi, nous leur faisons le pire des cadeaux : un environnement dévasté, une planète à bout de souffle.

Ne pourrions-nous pas faire preuve d’intelligence, nous qui nous nous sommes hissés de facto au sommet de la pyramide du Vivant ? Faire de deux domaines porteurs et concrets, l’alimentation bio et l’écoconstruction, des urgences prioritaires. Arrêter la course à la surconsommation. Réfléchir à notre façon de nous déplacer. Adhérer aux associations de protection de la nature. Ces dernières sont toutes extrêmement fragiles. Elles œuvrent à protéger l’humanité, mais leurs (maigres) subventions sont en permanence réduites, quand elles ne sont pas coupées. Cela demande un courage réel que de non plus changer de logiciel de vie, mais plutôt le disque dur de nos existences.

 

Nous appelons le gouvernement à écouter désormais M. Hulot et à lui laisser la place et la marge de manœuvre promise. Nous sommes au-delà de l’urgence. Ceux qui auront contribué à la destruction de la nature et donc des hommes seront accusés, et peut-être même qui sait un jour jugés, pour Crime contre l’Humanité. Car plus que la planète encore, c’est l’Homme qui est aujourd’hui en danger.

 

 

Philippe J. Dubois, écologue, auteur du Syndrome de la grenouille et de La grande amnésie écologique, Elise Rousseau, écrivain naturaliste, auteur de Mais pourquoi j'ai acheté tout ça ?! stop à la surconsommation.

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Sur les traces de l'ours de Gobi - un documentaire consacré à l'ours le plus rare du monde

Publié le par lesbiodiversitaires

Pour ceux qui ont aimé la lecture sur le blog de l'expédition, en 2016, dans le désert de Gobi (préambule ici, sommaire ici), à la recherche du fabuleux et rarissime ours de Gobi, en compagnie de l'ami naturaliste et universitaire mongol Terbish Khayankhyarvaa, voici un lien sur un reportage diffusé sur Arte, également consacré au fameux mazaalai, l'ours de Gobi, avec un collègue de Terbish, l'année d'après. Les protagonistes ne sont pas les mêmes, mais c'est le même animal, les mêmes questionnements et les mêmes paysages désertiques. Pour prolonger un peu le voyage et en savoir encore un peu plus sur cet ours :

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Poulinage d’une jument camargue - élevage Ty Marc'h, Finistère

Publié le par lesbiodiversitaires

Poulinage d’une jument camargue - élevage Ty Marc'h, Finistère

Voici Inuit, pur cheval camargue, fils d’Umkhumbi et d’Arcado, petit-fils d’Oasis, né il y a quelques jours. Comme tous les chevaux de race camargue, il naît foncé et deviendra tout blanc en grandissant. Mais comment ce cheval d’une race à petits effectifs originaire du Sud est-il arrivé à l'élevage Ty Marc'h, en Bretagne ?

Tout a commencé en Camargue. Les chevaux camargues, une des plus anciennes races françaises, vivent dans le Delta du Rhône. Popularisés par le film Crin-Blanc, ils sont un des atouts touristiques de la région. Tout blanc, la crinière sauvage, galopant dans les marais et sur les plages, rassemblant les troupeaux de taureaux noirs, le cheval camargue fait rêver ! Et pourtant, il fait partie des races à petits effectifs. Adopter un camargue, c’est donc préserver une race rare et contribuer à la sauvegarde de la biodiversité domestique.

Cheval camargue, en Camargue.

Cheval camargue, en Camargue.

Les lecteurs du blog et de Tout pour mon cheval connaissent les juments camargues Oasis et sa fille Umkhumbi. Oasis, achetée en Camargue en 2008, à l’âge de 6 ans, avait ramené de ses marais provençaux un petit passager clandestin discrètement logé dans son ventre : une petite pouliche, née quelques mois après la vente. Cette dernière, âgée de 9 ans, vient à son tour de donner naissance à un poulain - la troisième génération de mes chevaux camargues. 

Oasis et Umkhumbi en 2008

Oasis et Umkhumbi en 2008

C’est qu’à force de fréquenter des amis éleveurs, ça finit par donner des idées !

En Bretagne, il y a très peu d’étalons camargues, mais l’élevage Ty Marc’h, dans le Finistère Sud, en propose justement un à la saillie, Arcado des Feux. Quant à Ména, l’éleveuse passionnée de camargues, elle offre à ses chevaux des conditions de vie idéales, dans de vastes prés, au cœur d'une nature préservée, au bord de l'océan. Et elle éleve des camargues depuis plusieurs années. Décision fut prise de lui envoyer Umkhumbi.

Arcado des Feux, étalon camargue.

Arcado des Feux, étalon camargue.

Mais le démarrage ne fut pas des plus simples. Umkhumbi qui vivait une petite vie extrêmement routinière à la maison, fut affreusement mal aimable avec les autres chevaux ! 

Heureusement, Ména sut gérer tout cela. Et heureusement, le bel Arcado plut clairement beaucoup à la petite jument - les chevaux ne cachent pas leurs sentiments !!

Arcado des Feux.

Arcado des Feux.

Ména et les très jolies juments camargues de l'élevage Ty Marc'h. Ces deux-là attendent des poulains ces jours-ci. Elles ont un caractère adorable !
Ména et les très jolies juments camargues de l'élevage Ty Marc'h. Ces deux-là attendent des poulains ces jours-ci. Elles ont un caractère adorable !Ména et les très jolies juments camargues de l'élevage Ty Marc'h. Ces deux-là attendent des poulains ces jours-ci. Elles ont un caractère adorable !

Ména et les très jolies juments camargues de l'élevage Ty Marc'h. Ces deux-là attendent des poulains ces jours-ci. Elles ont un caractère adorable !

D'abord séparée de lui histoire de faire connaissance de loin, elle ne le quitta pas des yeux pendant 15 jours, collée à la barrière. Mais une fois enfin dans le même pré, elle mit l’étalon au pas en démarrant les présentations sur une bagarre : ne pas croire que chez les chevaux le mâle domine toujours ! D'habitude pas trop du genre à se laisser faire, Arcado accepta qu’elle soit la patronne et ne se formalisa pas trop. Et voilà donc Umkhumbi pleine, pour 11 mois de gestation.

Umkhumbi coursant Arcado, l'étalon.
Umkhumbi coursant Arcado, l'étalon.

Umkhumbi coursant Arcado, l'étalon.

En milieu de gestation, puis à quelques jours du poulinage.
En milieu de gestation, puis à quelques jours du poulinage.

En milieu de gestation, puis à quelques jours du poulinage.

Enfin, le grand jour arriva.

Et là encore, l’expérience d'éleveuse de Ména fut essentielle, avec un poulinage qu’il fallut aider, et une réaction d’incompréhension d’Umkhumbi face à son premier poulain. Heureusement, dès le lendemain, tout allait mieux.

La naissance, et le lendemain.
La naissance, et le lendemain.

La naissance, et le lendemain.

Poulinage d’une jument camargue - élevage Ty Marc'h, Finistère

Et voici comment est né le joli petit Inuit !

Poulinage d’une jument camargue - élevage Ty Marc'h, Finistère

Un très grand merci à Ména, à son mari au moment du poulinage quand il a fallu aider (ainsi qu’au cheval Arcado !!) pour avoir su gérer toutes les étapes de cette aventure, et pour avoir fait naître ce petit poulain.

La lignée de ces camargues continue, et pour lui, c’est le début de la vie qui commence.

Umkhumbi et Inuit restent encore un peu à l'élevage, pour que le poulain puisse jouer avec d'autres poulains et grandir en troupeau, et ils reviendront un peu plus tard à la maison.

 

Poulinage d’une jument camargue - élevage Ty Marc'h, Finistère

Inuit n’est pas à la vente, mais l’élevage Ty Marc’h vend chaque année d’autres poulains et chevaux de race camargue ou croisés camargue/appaloosa, jeunes ou bien déjà dressés. L’étalon comme les juments y ont un particulièrement bon caractère ! Un joli élevage plein d’amour pour les chevaux, où ils vivent heureux et choyés !

 

Voici notamment la jolie Izel de Ty Marc'h, la demi-sœur d’Inuit, qui sera à vendre ! Sa mère, Uria, est un amour de jument !

Izel de Ty Marc'h. Cette fille d'Arcado et d'Uria sera bientôt à la vente ! Elle devrait hériter du caractère doux de ses parents et faire un bon cheval de loisir.
Izel de Ty Marc'h. Cette fille d'Arcado et d'Uria sera bientôt à la vente ! Elle devrait hériter du caractère doux de ses parents et faire un bon cheval de loisir.Izel de Ty Marc'h. Cette fille d'Arcado et d'Uria sera bientôt à la vente ! Elle devrait hériter du caractère doux de ses parents et faire un bon cheval de loisir.

Izel de Ty Marc'h. Cette fille d'Arcado et d'Uria sera bientôt à la vente ! Elle devrait hériter du caractère doux de ses parents et faire un bon cheval de loisir.

Pour ceux qui voudraient un produit de l'étalon Arcado, celui-ci est aussi disponible à la saillie. 

 

Et pour ceux qui voudraient aller monter des chevaux camargues à l'élevage Ty Marc'h, c'est aussi possible. La ferme équestre propose des cours débutants et confirmés, balades, randonnées, etc., dans un cadre magnifique au bord de la mer.

 

Plus d'info sur l'élevage Ty Marc'h en cliquant ici.

Et page Facebook de l'élevage ici.

Arcado et Uria
Arcado et UriaArcado et Uria

Arcado et Uria

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Une émission sur la surconsommation, l'énergie autrement, et le cheval du Vercors !

Publié le par lesbiodiversitaires

Elise était l'invitée ce mercredi de l'émission du matin de France 3 Auvergne-Rhône-Alpes. 

L'occasion de parler bien sûr de la surconsommation et de la BD "Mais pourquoi j'ai acheté tout ça ?!", mais aussi de rencontrer le youtubeur de "L'énergie autrement" Barnabé Chaillot qui nous explique comment planter le quinoa et faire des pommes séchées, d'Etienne un ostéo qui explique pourquoi surconsommer ça fait aussi mal partout, d'Alain Perrillat, un grand chef cuisinier qui prône les aliments de saison et locaux, d'Esra, qui tient un blog zéro déchet, qui fabrique des déo "maison" et parle du problème de la surconsommation de coton... et en bonus "biodiversitaire", un très beau reportage sur le cheval du Vercors de Barraquand, une des races de chevaux les plus rares de France (et du monde). C'est pas souvent qu'on voit des images de ce cheval, alors cela fait très plaisir ! Et en plus, la race a été enfin reconnue en 2017 par le ministère de l'Agriculture, une bonne nouvelle.

Attention le lien n'est pas direct, il faut cliquer sur l'émission du 16/05/2018 pour le replay.

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L’île aux Moutons (réserve naturelle nationale de Saint-Nicolas des Glénan - Finistère)

Publié le par lesbiodiversitaires

L’île aux Moutons (réserve naturelle nationale de Saint-Nicolas des Glénan - Finistère)

Deux jours sur la Réserve naturelle nationale de Saint-Nicolas des Glénan, pour aider à recenser les gravelots nicheurs pour l'association Bretagne Vivante, ont permis de croiser quelques espèces d’oiseaux emblématiques de la région. Zoom sur l'île aux Moutons. Un grand merci à Bruno Ferré, le conservateur de la réserve.

Fleurs : Compagnon blanc et Jacinthe des bois

Fleurs : Compagnon blanc et Jacinthe des bois

Située au large du Finistère sud et gérée par l’association de protection de la nature Bretagne Vivante, la réserve naturelle nationale de Saint-Nicolas des Glénan existe depuis 1974, avec pour objectif initial de préserver une fleur, le très rare narcisse des Glénan, ainsi que toute la flore et la faune de cet archipel. L'île aux Moutons fait partie de ce chapelet d'îles : elle abrite une énorme colonie de sternes.

A l'aller comme au retour en bateau, des macareux moines immatures. Rare ici à cette époque !
A l'aller comme au retour en bateau, des macareux moines immatures. Rare ici à cette époque !

A l'aller comme au retour en bateau, des macareux moines immatures. Rare ici à cette époque !

Extrêmement touristique et donc très fréquenté, ce magnifique petit coin de Bretagne mérite en effet d'être soigneusement protégé si les humains veulent pouvoir continuer à y voir voler des oiseaux et pousser des plantes. Même de nos jours, il reste encore des gens pour râler contre les (petites) contraintes de la protection de la nature, qui demande à chacun de faire attention à limiter son impact en empruntant les sentiers notamment. Pourtant des îles désertiques, sans oiseaux, jonchées de plastique et de crottes de chiens seraient bien moins attrayantes, non ?

Ces deux sternes pierregarins ont l'air tranquille ?

Ces deux sternes pierregarins ont l'air tranquille ?

Si on dézoome l'image, en fait non, il y a du monde partout !

Si on dézoome l'image, en fait non, il y a du monde partout !

Sternes pierregarins.

Sternes pierregarins.

Le phare de l'île aux Moutons.

Le phare de l'île aux Moutons.

Les îles, c’est tout un ensemble vivant, pas seulement de l’eau et des cailloux. Que seraient l'océan et le littoral sans les oiseaux de mer ?

L’île aux Moutons (réserve naturelle nationale de Saint-Nicolas des Glénan - Finistère)
Accouplement des très rares sternes de Dougall. Le mâle offre un petit poisson à la femelle, mais, dans le feu de l'action, il le fait tomber !
Accouplement des très rares sternes de Dougall. Le mâle offre un petit poisson à la femelle, mais, dans le feu de l'action, il le fait tomber !
Accouplement des très rares sternes de Dougall. Le mâle offre un petit poisson à la femelle, mais, dans le feu de l'action, il le fait tomber !

Accouplement des très rares sternes de Dougall. Le mâle offre un petit poisson à la femelle, mais, dans le feu de l'action, il le fait tomber !

Heureusement, la plupart des vrais amoureux de voile sont aussi des amoureux de la nature, pour qui la protection de l'environnement va de soi. Mais quelques touristes comprennent mal l’impact que cela peut avoir d’aller, par exemple, faire uriner et déféquer leur chien sur des zones protégées et des colonies d’oiseaux en voie de disparition. Le problème c’est qu’ils ne sont pas seuls au monde : ce sont des dizaines de chiens et des centaines d’humains qui peuvent potentiellement débarquer en une journée sur une île. Ce tourisme est récent : il y a encore peu de temps, les oiseaux ne voyaient personne sur ces îles. Pour eux, le dérangement est énorme.

Chien non tenu en laisse débarqué par des plaisanciers sur l'île au Mouton. Non seulement nos amis chiens dérangent la faune sauvage, mais leurs déjections perturbent le milieu naturel fragile. Sans compter l'aspect hygiénique pour ceux qui passeront par là ensuite... Le conservateur a dû aller l'expliquer aux propriétaires du chien.

Chien non tenu en laisse débarqué par des plaisanciers sur l'île au Mouton. Non seulement nos amis chiens dérangent la faune sauvage, mais leurs déjections perturbent le milieu naturel fragile. Sans compter l'aspect hygiénique pour ceux qui passeront par là ensuite... Le conservateur a dû aller l'expliquer aux propriétaires du chien.

Parade amoureuse de sternes pierregarins, qui se content fleurette au milieu des fleurs !
Parade amoureuse de sternes pierregarins, qui se content fleurette au milieu des fleurs !

Parade amoureuse de sternes pierregarins, qui se content fleurette au milieu des fleurs !

L’île aux Moutons (réserve naturelle nationale de Saint-Nicolas des Glénan - Finistère)

Pour limiter ces soucis, des jeunes en service civique à la Réserve passent donc 6 mois de l’année seuls, en se relayant, sur l’île aux Moutons, pour protéger la colonie de sternes (la plus importante de toute la Bretagne) durant toute la période de reproduction. Ils expliquent avec toute leur gentillesse aux visiteurs la nécessité de faire très attention à ce milieu naturel très fragile. Une présence bien utile quand on voit le nombre de bateaux dans ce secteur.

Maxence, le service civique du moment. Il va passer un mois seul sur l'île à préserver les oiseaux.
Maxence, le service civique du moment. Il va passer un mois seul sur l'île à préserver les oiseaux.

Maxence, le service civique du moment. Il va passer un mois seul sur l'île à préserver les oiseaux.

Il faut donc aller ravitailler en eau et nourriture ces jeunes Robinsons, qui, par amour de la nature, au large de nos côtes, expérimentent pendant plusieurs mois la solitude, les matins brumeux et les nuits étoilées, expérience initiatique à bien des égards, dont ils se souviendront toute leur vie.

Sterne de Dougall en haut et sterne caugek en bas.
Sterne de Dougall en haut et sterne caugek en bas.

Sterne de Dougall en haut et sterne caugek en bas.

L’île aux Moutons (réserve naturelle nationale de Saint-Nicolas des Glénan - Finistère)

Merci à toute l’équipe de naturalistes salariés et bénévoles de Bretagne Vivante pour le travail qu’ils font chaque jour et sans compter leurs heures pour protéger ce site merveilleux et permettre à tous de pouvoir encore, à l’avenir, profiter de cette beauté. Protéger la nature, c’est aussi de la générosité envers les générations futures !

Bruno, le conservateur de l'île aux Moutons, surveille la réserve.

Bruno, le conservateur de l'île aux Moutons, surveille la réserve.

L’île aux Moutons (réserve naturelle nationale de Saint-Nicolas des Glénan - Finistère)

Publié dans Biodiversité sauvage

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