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biodiversite domestique

Quelques très rares chevaux de Skyros en France

Publié le par lesbiodiversitaires

Connaissez-vous le cheval de Skyros ? Cette race grecque en provenance de l'île de Skyros est en voie d'extinction, totalement méconnue.

Mais une association française a réussi à faire venir six de ces magnifiques petits chevaux de Grèce mais aussi d'Ecosse où existe un petit troupeau, et trois naissances ont eu lieu ces dernières années.

Ce tout petit équidé rustique ne mesure pas plus d'1m10 au garrot, mais il est beaucoup plus fin que les poneys de cette taille. Merci à Clio Marshall de nous faire partager quelques photos de poneys Skyros français !

 

Chevaux Skyros, photos : Association Bouillon de poney
Chevaux Skyros, photos : Association Bouillon de poney
Chevaux Skyros, photos : Association Bouillon de poney
Chevaux Skyros, photos : Association Bouillon de poney

Chevaux Skyros, photos : Association Bouillon de poney

Les Skyros sont en plus dotés d'un super caractère, curieux et patients. Si vous voulez en savoir plus et soutenir l'association qui a bien besoin d'aide, c'est ici : www.bouillondeponey.com 

et d'autres photos ici : https://www.facebook.com/friendsoftheskyrianhorse/ 

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Réalisation d'un poulailler en écoconstruction (bois de palettes et toit végétalisé)

Publié le par lesbiodiversitaires

Dans le cadre d'un livre à sortir ce printemps aux éditions Solar, j'avais à me poser la question suivante : comment fabriquer un poulailler écolo et à moindre coût ? 

J'ai donc décidé de me lancer dans la réalisation d'un poulailler écoconstruit, sur pilotis, en palettes et toit végétalisé.

Voici le processus pas à pas.

Va falloir sortir les outils !

Va falloir sortir les outils !

D'abord, le plan. Merci à ma filleule Léa pour avoir dessiné les premiers plans et à Pascal (son papa) pour m'avoir aidée depuis sa Touraine à réfléchir à la conception. J'adore les toitures végétalisées et le bois, alors décision fut prise d'en faire bénéficier les poules !

J'ai commencé par faire des calculs avec du vrai bois non traité de classe IV mais le coût final était trop cher pour mon budget.

Je me suis donc rabattue sur du bois de palettes non traitées, en prenant soin d'en choisir avec de belles planches, bien épaisses.

Réalisation d'un poulailler en écoconstruction (bois de palettes et toit végétalisé)

Pour la réalisation, je ne suis pas assez bricoleuse ! C'est Marc, un copain bricoleur, qui s'y est donc collé, avec moi pour l'assister.

Le plus long, avec les palettes, c'est de les défaire. Si vous pouvez, choisissez-les avec des planches d'un seul côté, ça vous gagnera du temps. Il faut un ciseau à bois et un marteau pour couper les clous. En faisant attention aux doigts !

Il ne s'agit pas de défaire toutes les palettes, mais juste d'enlever les planches superflues pour pouvoir les assembler.

Réalisation d'un poulailler en écoconstruction (bois de palettes et toit végétalisé)

Ensuite, il faut visser ensemble ces palettes, puis combler les espaces manquant avec des planches.

On regarde déjà à peu près à quoi ressemblera l'assemblage avant de le faire en vrai.

On regarde déjà à peu près à quoi ressemblera l'assemblage avant de le faire en vrai.

Pour les pilotis, Marc m'a dit d'aller acheter des supports de poteau à enfoncer, afin de maintenir l'ouvrage en cas de grand vent et d'éviter aux poteaux de prendre l'humidité du sol.

Il faut bien calculer la distance des supports entre chaque piquet pour les placer et les enfoncer, afin ensuite que le poulailler s'y insère sans encombre.

Supports de poteau à enfoncer pour les piliers.

Supports de poteau à enfoncer pour les piliers.

Pour le toit végétalisé, il faut se procurer de la bâche à bassin EPDM 0,8 mm ou 1 mm (on en trouve dans les magasins de jardinage).

Ensuite on y met une épaisseur de feutre pour enraciner les plantes, des billes d'argile pour drainer, du terreau et les plantes (10 à 20 cm d'épaisseur).

En le posant, il faut faire bien attention à ce que ce soit parfaitement étanche et qu'aucune humidité ne touche le bois ! 

Toute cette histoire intéresse beaucoup Bilbo, le poney shetland, qui n'aime rien tant que regarder les gens travailler pendant que lui ne fait rien.
Toute cette histoire intéresse beaucoup Bilbo, le poney shetland, qui n'aime rien tant que regarder les gens travailler pendant que lui ne fait rien.

Toute cette histoire intéresse beaucoup Bilbo, le poney shetland, qui n'aime rien tant que regarder les gens travailler pendant que lui ne fait rien.

Pour le toit, la difficulté principale a été l'évacuation des eaux, réglée avec du matériel de plomberie. Il doit être légèrement incliné pour permettre à l'eau de s'écouler. Le feutre sert de filtre pour retenir la terre et les billes d'argile. Il a fallu percer la bâche avec un tasseau pour ne pas qu'elle se déchire. On a eu quelques difficultés avec les plis de la bâche, mais on a préféré privilégier l'étanchéité à l'esthétique !

 

A l'extérieur du toit, une petite gouttière permet la récupération des eaux de pluie (pour arroser les plantes).

Mise en place du toit végétalisé.
Mise en place du toit végétalisé.
Mise en place du toit végétalisé.
Mise en place du toit végétalisé.
Mise en place du toit végétalisé.

Mise en place du toit végétalisé.

Ensuite, passons au lieu stratégique du poulailler : le pondoir. Les poules l'aiment bien abrité, un peu sombre et bien douillet ! Dans leur tête, ça doit être une petite cachette. On l'a placé parfaitement à ma hauteur, avec un toit ouvrant sur l'extérieur : même plus besoin de se baisser pour ramasser les oeufs !

Le pondoir en cours de réalisation, puis avec le toit en légère pente (un bout de bâche restante recouvre le toit pour l'étanchéité). Enfin, le nid vu d'en haut, installé avec deux faux œufs pour inciter les poules à venir y pondre.Le pondoir en cours de réalisation, puis avec le toit en légère pente (un bout de bâche restante recouvre le toit pour l'étanchéité). Enfin, le nid vu d'en haut, installé avec deux faux œufs pour inciter les poules à venir y pondre.Le pondoir en cours de réalisation, puis avec le toit en légère pente (un bout de bâche restante recouvre le toit pour l'étanchéité). Enfin, le nid vu d'en haut, installé avec deux faux œufs pour inciter les poules à venir y pondre.

Le pondoir en cours de réalisation, puis avec le toit en légère pente (un bout de bâche restante recouvre le toit pour l'étanchéité). Enfin, le nid vu d'en haut, installé avec deux faux œufs pour inciter les poules à venir y pondre.

Il est également important que le poulailler soit lumineux. Les poules ont donc droit à leur petites baies vitrées en plexiglass (la bâche d'étanchéité et les plexiglass sont les seuls matériaux pas écolos ni de récup de l'ensemble, c'est possible de faire des fenêtres en verre mais c'est plus compliqué et un autre budget).

Vue sur les poneys et le verger, à hauteur de perchoir !

Vue sur les poneys et le verger, à hauteur de perchoir !

Une fois le toit réalisé, il y a le sol du poulailler ! Je voulais une litière en sable (les parasites détestent !) et du foin dans les pondoirs.

Il a donc fallu créer un fond avec des rebords afin que le sable ne s'écoule pas. Ce fond peut complètement se défaire afin de nettoyer le poulailler.

Et enfin, voici le poulailler quasi fini !

Réalisation d'un poulailler en écoconstruction (bois de palettes et toit végétalisé)
Réalisation d'un poulailler en écoconstruction (bois de palettes et toit végétalisé)
Réalisation d'un poulailler en écoconstruction (bois de palettes et toit végétalisé)
Réalisation d'un poulailler en écoconstruction (bois de palettes et toit végétalisé)

Qu'en pense la poule à pompon ? C'est la chouchoute du poulailler, découverte dans le jardin il y a 8 mois, et dont je ne connais toujours pas la provenance ! 

Un poulailler sur pilotis, c'est un peu compliqué pour elle (un pompon sur la tête, c'est pas pratique pour y voir clair !). Donc en attendant qu'elle comprenne comment monter là-haut, l'ancien poulailler restera en service !

Cot ?

Cot ?

Merci à Léa et Pascal pour leur aide ainsi qu'à Véronique et François pour quelques-unes des plantes du toit ! Et un très grand merci à Marc pour la construction de ce poulailler écolo !

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Races bovines du nord-ouest de l’Espagne : un trésor de biodiversité domestique (Razas bovinas del noroeste de España : un tesoro de biodiversidad doméstica)

Publié le par lesbiodiversitaires

En 2017, suite à un long périple dans le nord-ouest de l’Espagne (Pays Basque, Cantabrie, Asturies et Galice, de même qu’un peu de Castille et León), à la recherche de la biodiversité domestique, voici un focus sur les races bovines rencontrées dans cette partie de l’Europe qui concentre l'une des plus grandes diversités.

 

Dès que l’on passe la frontière espagnole en venant de France, on rencontre, dans le Pays Basque, bon nombre de vaches de races Pirenaica et… blonde d’Aquitaine, de même que des Limousines (et tous les croisements possibles). Mais aussi des races locales !

Troupeau de vaches Monchina

Troupeau de vaches Monchina

Betizu la sauvage…

Cette race est présente dans le piémont basque mais également en Navarre toute proche. Alors que sur le versant français du Pays Basque il y en subsiste environ une centaine, quasiment sauvage, la race est ici plus « domestique », c’est-à-dire élevée dans les fermes et bouclée. Même plus ou moins confinée, la race garde son aspect farouche, sur le qui-vive et il n’est pas vraiment conseillé d’approcher une mère et son veau. Comme la plupart des races du nord-ouest espagnole (cf. ci-dessous), la Betizu est élevée pour sa viande. Cette race a toujours vécu dans des zones défavorisées, d’accès difficile. Elle y a développé une grande rusticité. Concurrencée par des races plus connues et plus productives, l’avenir de cette vache reste problématique. On compte environ un millier d’animaux en Espagne.

Vache Betizu

Vache Betizu

Taureau betizu

Taureau betizu

Eugenio Arriga éleveur de Betizu à Autzagana, Pays Basque

Eugenio Arriga éleveur de Betizu à Autzagana, Pays Basque

Terreña la sombre

Un peu plus à l’intérieur du pays Basque, se trouve cette race rustique. Longtemps utilisée pour le travail, elle n’est plus élevée aujourd’hui que pour sa viande (notamment de veau), de grande qualité. La robe est de couleur châtaigne, souvent très enfumée, donnant une impression de robe brun-noir à distance.  Les cornes se relevées vers le haut. On compte un peu plus de 3 000 animaux dont plus de 2 800 femelles.

Vache Terreña

Vache Terreña

Taureau Terreña

Taureau Terreña

Vache Terreña  et son veau, de robe plus sombre que la précédente

Vache Terreña et son veau, de robe plus sombre que la précédente

Kolda Casares, éleveur de Terreña près du Monastère de San Segismundo, Pays Basque

Kolda Casares, éleveur de Terreña près du Monastère de San Segismundo, Pays Basque

Tudanca, la « Salers » espagnole

En allant vers l’ouest, en Cantabrie, on rencontre une superbe race de montagne : la Tudanca. Par son port et son grand cornage, elle n’est pas sans rappeler la Salers française. Cependant sa robe est grise avec des nuances plus ou moins sombres, plus ou moins noisette ou bleue. Le taureau est de couleur noire. En été, on la trouve librement en montagne. C’est une race plutôt farouche. Elle est utilisée aujourd’hui pour la viande, mais les bœufs étaient autrefois très prisés pour le travail. Il y a actuellement 13 600 animaux, l’immense majorité étant en Cantabrie, le reste dans le nord-ouest de l’Espagne. Cette race connait un certain engouement, notamment chez les éleveurs néo-ruraux.

Vaches Tudanca sur le bord de la route, parc naturel de de Saja-Besaya, Cantabrie

Vaches Tudanca sur le bord de la route, parc naturel de de Saja-Besaya, Cantabrie

Vache Tudanca et son veau

Vache Tudanca et son veau

Superbe taureau Tudanca, Ruente, Cantabrie

Superbe taureau Tudanca, Ruente, Cantabrie

Les veaux de la race Tudanca naissent blanc crème

Les veaux de la race Tudanca naissent blanc crème

Monchina, une vache tigrée

Originaire de l’est de la Cantabrie, la Monchina est une race particulièrement bien adaptée aux terrains montagneux et difficiles de cette région. De taille moyenne, elle est élancée avec des cornes plutôt fines, longues et relevées. Sa robe est variable : surtout de couleur châtain, elle peut être parfois très enfumée et, tout au contraire, froment pâle. Mis la plus remarquable reste la robe tigrée, tout à fait originale. Comme beaucoup de ce bétail espagnol de montagne, c’est une race au caractère farouche. Elle utilisée pour la production de viande, typée et de qualité. Il y a actuellement 1 500 animaux dont 1 400 femelles. La race est stable et même plutôt en augmentation.

 

Vache Monchina à la robe enfumée (classique)

Vache Monchina à la robe enfumée (classique)

Vache Monchina à la robe froment pâle (peu fréquent)

Vache Monchina à la robe froment pâle (peu fréquent)

Vaches Monchina dont deux "tigrées"

Vaches Monchina dont deux "tigrées"

Bel exemple de taureau Monchina tigré

Bel exemple de taureau Monchina tigré

Pasiega la laitière

C’est sans doute la seule race vraiment laitière d’Espagne ! Cette jolie vache à la robe froment rouge avec des cornes courtes, en croissant, a cependant subi la concurrence sévère de la Frisonne puis de la Holstein, qui a entraîné une chute de ses effectifs. Ses origines sont liées au croisement de populations locales, et à une sélection à des fins laitières. On la rencontre en moyenne montagne de Cantabrie. Ses effectifs sont aujourd’hui très modestes, ne dépassant pas un peu plus de 500 femelles, dont 390 vaches adultes. Son lait est utilisé pour la fabrication de fromages artisanaux et aussi pour le beurre. Cette activité devrait connaître un accroissement, et peut-être avec elle, un renouveau d’intérêt pour cette race très particulière.

Aurea et ses vaches Pasiega

Aurea et ses vaches Pasiega

Vaches Pasiega, les laitières espagnoles

Vaches Pasiega, les laitières espagnoles

Aurea Quintial, la passionaria des Pasiega !

Aurea Quintial, la passionaria des Pasiega !

Asturiana de la montaña une cousine de l’Aubrac ?

Avançons davantage vers l’ouest et nous voici dans les Asturies. Ici, deux vaches à la robe froment sont présentes. La plus rare des deux est celle de la « montagne ». C’est une vache solide, assez trapue, à la robe froment claire et qui rappelle une par sa conformation et son cornage, la race d’Aubrac. Cependant elle appartient au tronc Cantabrique. Rustique, elle a été moins sélectionnée que sa cousine des « vallées ». Elle est aujourd’hui présente en zone de montagne et peut se trouver haut en altitude. On l’élève pour a viande, de grande qualité, tandis que c’était autrefois une race de travail. Elle est cependant moins productive que l’Asturiana de los valles, même si sa viande possède un label. On compte actuellement près de 20 000 animaux, surtout en Asturies, mais aussi un peu en Cantabrie et en Castille y León.

Un post (ici) a déjà été consacré à cette race.

Vaches Asturiana de la montaña

Vaches Asturiana de la montaña

Superbe vache Asturiana de la montaña

Superbe vache Asturiana de la montaña

En compagnie d'Oviedo Beneitez, éleveur à Huergas de Babia, Asturies

En compagnie d'Oviedo Beneitez, éleveur à Huergas de Babia, Asturies

Asturiana de los valle  la référence pour la viande.

Originaire également des Asturies, cette race allaitante est devenue industrielle. Bien que de structure plus fine (notamment la tête) que sa cousine des montagnes, elle est plus viandeuse grâce à une conformation sélectionnée depuis longtemps. Sa robe est de couleur froment clair, avec parfois les membres et le mufle enfumés. Les cornes sont plus courtes en général. Ceci est très fréquent chez le taureau (comme pour l’Asturiana de la montaña). Elle reste une race de montagne et beaucoup d’animaux effectuent des transhumances estivales vers les alpages de la cordillère cantabrique. La population totale s’élève a plus de 103 000 animaux, majoritairement dans les Asturies, mais on rencontre cette race dans toute la moitié ouest de l’Espagne, notamment en Cantabrie et en Castille et León.

Troupeau d'Asturiana de los valles, lagos de Salienca, Asturies

Troupeau d'Asturiana de los valles, lagos de Salienca, Asturies

Vache Asturiana de los valles, de type bien allaitant

Vache Asturiana de los valles, de type bien allaitant

Taureau avec ses vaches

Taureau avec ses vaches

Plus loin encore vers l’ouest, nous voici en Galice. C’est ici où la diversité bovine est à son paroxysme, comme nous allons le voir.

 

Rubia Gallega la Limousine espagnole

Passons rapidement sur cette race à viande, qui ressemble très fort à la Limousine. A vrai dire, nous n’avons pas vraiment pu faire la différence sauf lorsque l’on nous disait de quelle race il s’agissait ! Les animaux ont parfois la robe un peu plus clair (mais attention aux croisements avec la Pirenaica ou la Blonde d’Aquitaine) et la tête un peu plus longue… On compte un peu plus de 36 000 têtes en Espagne, surtout en Galice, mais aussi ailleurs (dans le centre du pays notamment). C’est une race allaitante importante dans le pays.

Vaches Rubia Gallega, Granxa Caxigueira, Ortigueira, Galice.

Vaches Rubia Gallega, Granxa Caxigueira, Ortigueira, Galice.

Limiá la grande galicienne

Trois races galiciennes se ressemblent beaucoup : la Limiá, la Vianesa et la Frieiresa. Les deux premières singulièrement ! La Limiá est la plus grande de toutes. Elle est originaire du sud de la province d’Orense. D’un port altier, avec de longues cornes relevées, le possède une robe froment souvent enfumée à la tête et aux membres. Autrefois race à triple aptitude (travail, lait, viande), elle a fortement régressé avec la perte de la traction animale. Aujourd’hui sa vocation est uniquement allaitante et elle produit des veaux très recherchés. On compte un peu plus de 1 100 animaux alors qu’il n’y avait plus que 36 femelles en 1991. Son avenir reste cependant incertain…

Belle vache Limiá (noter la haute taille)

Belle vache Limiá (noter la haute taille)

Autre vache Limiá à la robe plus froment

Autre vache Limiá à la robe plus froment

Comme chez d'autres races de Galice, l'oreille est très poilue !

Comme chez d'autres races de Galice, l'oreille est très poilue !

Ivan Gil Rodriguez, éleveur de Limiá à Covelas, Galice

Ivan Gil Rodriguez, éleveur de Limiá à Covelas, Galice

Vianesa la sœur (presque) jumelle

Cette race, très proche de la précédente, lui ressemble beaucoup. Elle est à peine plus petite. De même est-elle très poilu sur le toupet et à l’intérieur des oreilles. La robe est identique (y compris dans ses variations) à celle de la Limiá. C’est également une race très rustique, utilisée autrefois pour le travail, mais à présent à vocation uniquement allaitante.

La Vianesa est originaire du canton d’O Bolo, à l’est de la province d’Ourense en Galice. On la trouve un peu partout en Galice. Sa population est près de 2 700 têtes.

Vaches Vianesa à Steventos, Galice. Noter le toupet fourni entre les cornes !

Vaches Vianesa à Steventos, Galice. Noter le toupet fourni entre les cornes !

Vache et taureau Vianesa. La taille est légèrement inférieure à celle de la Limiá

Vache et taureau Vianesa. La taille est légèrement inférieure à celle de la Limiá

Vache Vianesa de robe froment assez pâle

Vache Vianesa de robe froment assez pâle

Frieiresa la gracieuse

Au sud de l’aire d’origine de la Vianesa, on rencontre la race Frieiresa, dont la région des « Frieiras » a donné son nom. C’est ici l’extrême sud-est de la province d’Ourense, non loin du Portugal de Zamora. Proche des deux races précédentes, elle s’en distingue par une tête courte, carrée, plutôt petite et des cornes d’abord dirigées en avant et qui se relèvent en s’écartant. La robe est froment fauve, parfois enfumée aux membres et à la tête (surtout chez le taureau). Elle est vive et assez farouche. Elle a longtemps été utilisée pour le travail et son usage est uniquement aujourd’hui comme race allaitante. Elle produit une viande de grande qualité (notamment les veaux).

Il ne restait plus que 94 animaux en 1991. Grâce au travail de conservation remarquable, la population est remontée et se situe à présent de 900 animaux dont un peu plus de 600 vaches.

Vache Frieiresa avec ses cornes typiques, très horizontales à la base

Vache Frieiresa avec ses cornes typiques, très horizontales à la base

Superbe taureau

Superbe taureau

Chez la Frieiresa, le chignon peut être particulière fourni

Chez la Frieiresa, le chignon peut être particulière fourni

Francisco M. Penabad éleveur de Frieiresa et passionné de races galiciennes à petits effectifs

Francisco M. Penabad éleveur de Frieiresa et passionné de races galiciennes à petits effectifs

Caldelá la noire

Son origine est le canton de Caldelas, dans le nord-est de la province d’Ourense, non loin de celle de Lugo. Longtemps, on a considéré la Caldelá comme la meilleure race pour le travail. Elle aussi réputée pour la qualité de sa viande (notamment les veaux de lait) plutôt que par la quantité qu’elle peut fournir. Sa robe est noire avec des iridescences brunâtres et souvent une ligne dorsale pâle. Elle est de bonne taille avec des cornes souvent ouvertes, longues et évasées. Elle est aussi connue pour son caractère tranquille.

Comme les autres races locales galiciennes, elle a failli disparaître, avec seulement un peu plus de 30 reproducteurs purs en 1994. Depuis lors, ses effectifs sont remontés à 1 450 animaux dont près de 1 000 vaches adultes.

Vache Caldelá typique

Vache Caldelá typique

Taureau Caldelá... qui rappelle, en moins corpulent les fameux toros bravos.

Taureau Caldelá... qui rappelle, en moins corpulent les fameux toros bravos.

Troupeau de vaches Caldelá, Foncuberta, Galice

Troupeau de vaches Caldelá, Foncuberta, Galice

Cachena et ses cornes

Sans nul doute la Cachena est la vache la plus remarquable du nord-ouest de l’Espagne. Elle est originaire du sud-ouest de la province d’Ourense, mais également dans la partie nord du Portugal autour de Vila Real.

C’est une race de petite taille (1,10 à 1,15m), de couleur froment clair à châtain. Mais ce qui la caractérise ce sont ces cornes immenses en forme de lyre haute. C’est une race très rustique, qui s’adapte bien aux sols pauvres. Elle servait autrefois pour les travaux agricoles. Sa viande a une très grande réputation (localement, on la considère comme la meilleure du monde). Il est vrai que certains restaurants qui servent sa viande ne désemplissent pas de la journée… Le veau de 6 mois est également très prisé.

Pas étonnant qu’avec tout cela, la race soit en augmentation numérique, avec un cheptel de plus de 4 500 têtes dont 3 800 femelles. Outre la Galice, on en trouve en Castille et León et un peu ailleurs en Espagne (et au Portugal).

Troupeau de Cachena à Pitelos, Galice

Troupeau de Cachena à Pitelos, Galice

Vache et son veau. Ce sont les cornes qui sont impresssionnantes...

Vache et son veau. Ce sont les cornes qui sont impresssionnantes...

... mais la viande aussi, semble-t-il !

... mais la viande aussi, semble-t-il !

Taureau Cachena

Taureau Cachena

Echange avec O. Tellerio, éleveur de Cachena à Sandias, Galice

Echange avec O. Tellerio, éleveur de Cachena à Sandias, Galice

Alistana-Sanabresa la cousine

Juste à l’est de la Galice et de la province d’Ourense, lorsque l’on entre en Castille et León, la partie nord-ouest de la province de Zamora est le berceau de la race Alistana-Sanabresa. Autrefois séparées en deux races (Alistana et Sanabresa), elles ont été regroupées en une seule en 1981.

C’est une race de grande taille, proche du trio Limiá/Vianesa/Frieiresa. Elle possède une robe froment, parfois enfumée à la tête et aux membres (très souvent chez le taureau). Utilisée pour le travail, elle est aujourd’hui, elle aussi, uniquement élevée en race allaitante, avec une réputation pour la tendreté de sa viande et l’excellence du veau. Son cornage rappelle un peu celui de la Frieiresa, porté d’abord en avant et un peu vers le bas puis se relevant et s’écartant parfois.

Il y avait plus de 37 000 têtes dans les années 1950. Depuis la race a fortement diminué pour ne compter qu’un peu moins de 4 000 individus.

Vache Alistana, froment pâle

Vache Alistana, froment pâle

Vache plus enfumée. Cette race rappelle fortement ses cousines galiciennes

Vache plus enfumée. Cette race rappelle fortement ses cousines galiciennes

Cette race est utilisée, comme d'autres, en croisement avec la Limousine...

Cette race est utilisée, comme d'autres, en croisement avec la Limousine...

De la frontière française à celle du Portugal, on ne rencontre pas moins de 14 races bovines dont la plupart sont à petits effectifs et donc fragiles. Cette concentration de biodiversité domestique est tout à fait remarquable et sans doute sans équivalent ailleurs en Europe. A ces races s’ajoutent d’autres races industrielles comme la Holstein, mais aussi la Limousine, la Blonde d’Aquitaine, la Charolaise, et leurs croisements (souvent nombreux) comme nous avons pu le constater. De même, quelques races fournisseuses de « taureaux de combat » sont présentes dans la région.

 

Les situations sont contrastées, mais, comme en France, nous n’avons rencontré que des personnes passionnées, désireuses de sauver la race qu’ils élèvent.  En Galice où la concentration des races bovines est maximale, nous avons eu la possibilité de visiter le Centre de ressources zoogénétiques de Galice (Centro de Recursos Zooxenéticos de Galicia) de Fontefiz, à Coles, non loin d’Ourense. Nous avons eu droit à un accueil remarquable et pu découvrir le travail incroyable mené par ces scientifiques et ces vétérinaires pour sauvegarder les races locales de Galice. Une sorte de conservatoire des races,  avec deux axes principaux pour ce qui concerne les bovins :

  • D’une part la présence de troupeaux fondateurs pour maintenir la variabilité génétique.
  • D’autre part une cryobanque où sont conservés des embryons et de la semence.

Ce centre est aidé par le département de l’environnement rural du conseil régional de Galice.

Merci à tous les éleveurs rencontrés pour leur gentillesse et leur disponibilité ainsi qu’à ceux qui nous ont mis en relation avec eux !

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Poulinage d’une jument camargue - élevage Ty Marc'h, Finistère

Publié le par lesbiodiversitaires

Poulinage d’une jument camargue - élevage Ty Marc'h, Finistère

Voici Inuit, pur cheval camargue, fils d’Umkhumbi et d’Arcado, petit-fils d’Oasis, né il y a quelques jours. Comme tous les chevaux de race camargue, il naît foncé et deviendra tout blanc en grandissant. Mais comment ce cheval d’une race à petits effectifs originaire du Sud est-il arrivé à l'élevage Ty Marc'h, en Bretagne ?

Tout a commencé en Camargue. Les chevaux camargues, une des plus anciennes races françaises, vivent dans le Delta du Rhône. Popularisés par le film Crin-Blanc, ils sont un des atouts touristiques de la région. Tout blanc, la crinière sauvage, galopant dans les marais et sur les plages, rassemblant les troupeaux de taureaux noirs, le cheval camargue fait rêver ! Et pourtant, il fait partie des races à petits effectifs. Adopter un camargue, c’est donc préserver une race rare et contribuer à la sauvegarde de la biodiversité domestique.

Cheval camargue, en Camargue.

Cheval camargue, en Camargue.

Les lecteurs du blog et de Tout pour mon cheval connaissent les juments camargues Oasis et sa fille Umkhumbi. Oasis, achetée en Camargue en 2008, à l’âge de 6 ans, avait ramené de ses marais provençaux un petit passager clandestin discrètement logé dans son ventre : une petite pouliche, née quelques mois après la vente. Cette dernière, âgée de 9 ans, vient à son tour de donner naissance à un poulain - la troisième génération de mes chevaux camargues. 

Oasis et Umkhumbi en 2008

Oasis et Umkhumbi en 2008

C’est qu’à force de fréquenter des amis éleveurs, ça finit par donner des idées !

En Bretagne, il y a très peu d’étalons camargues, mais l’élevage Ty Marc’h, dans le Finistère Sud, en propose justement un à la saillie, Arcado des Feux. Quant à Ména, l’éleveuse passionnée de camargues, elle offre à ses chevaux des conditions de vie idéales, dans de vastes prés, au cœur d'une nature préservée, au bord de l'océan. Et elle éleve des camargues depuis plusieurs années. Décision fut prise de lui envoyer Umkhumbi.

Arcado des Feux, étalon camargue.

Arcado des Feux, étalon camargue.

Mais le démarrage ne fut pas des plus simples. Umkhumbi qui vivait une petite vie extrêmement routinière à la maison, fut affreusement mal aimable avec les autres chevaux ! 

Heureusement, Ména sut gérer tout cela. Et heureusement, le bel Arcado plut clairement beaucoup à la petite jument - les chevaux ne cachent pas leurs sentiments !!

Arcado des Feux.

Arcado des Feux.

Ména et les très jolies juments camargues de l'élevage Ty Marc'h. Ces deux-là attendent des poulains ces jours-ci. Elles ont un caractère adorable !
Ména et les très jolies juments camargues de l'élevage Ty Marc'h. Ces deux-là attendent des poulains ces jours-ci. Elles ont un caractère adorable !Ména et les très jolies juments camargues de l'élevage Ty Marc'h. Ces deux-là attendent des poulains ces jours-ci. Elles ont un caractère adorable !

Ména et les très jolies juments camargues de l'élevage Ty Marc'h. Ces deux-là attendent des poulains ces jours-ci. Elles ont un caractère adorable !

D'abord séparée de lui histoire de faire connaissance de loin, elle ne le quitta pas des yeux pendant 15 jours, collée à la barrière. Mais une fois enfin dans le même pré, elle mit l’étalon au pas en démarrant les présentations sur une bagarre : ne pas croire que chez les chevaux le mâle domine toujours ! D'habitude pas trop du genre à se laisser faire, Arcado accepta qu’elle soit la patronne et ne se formalisa pas trop. Et voilà donc Umkhumbi pleine, pour 11 mois de gestation.

Umkhumbi coursant Arcado, l'étalon.
Umkhumbi coursant Arcado, l'étalon.

Umkhumbi coursant Arcado, l'étalon.

En milieu de gestation, puis à quelques jours du poulinage.
En milieu de gestation, puis à quelques jours du poulinage.

En milieu de gestation, puis à quelques jours du poulinage.

Enfin, le grand jour arriva.

Et là encore, l’expérience d'éleveuse de Ména fut essentielle, avec un poulinage qu’il fallut aider, et une réaction d’incompréhension d’Umkhumbi face à son premier poulain. Heureusement, dès le lendemain, tout allait mieux.

La naissance, et le lendemain.
La naissance, et le lendemain.

La naissance, et le lendemain.

Poulinage d’une jument camargue - élevage Ty Marc'h, Finistère

Et voici comment est né le joli petit Inuit !

Poulinage d’une jument camargue - élevage Ty Marc'h, Finistère

Un très grand merci à Ména, à son mari au moment du poulinage quand il a fallu aider (ainsi qu’au cheval Arcado !!) pour avoir su gérer toutes les étapes de cette aventure, et pour avoir fait naître ce petit poulain.

La lignée de ces camargues continue, et pour lui, c’est le début de la vie qui commence.

Umkhumbi et Inuit restent encore un peu à l'élevage, pour que le poulain puisse jouer avec d'autres poulains et grandir en troupeau, et ils reviendront un peu plus tard à la maison.

 

Poulinage d’une jument camargue - élevage Ty Marc'h, Finistère

Inuit n’est pas à la vente, mais l’élevage Ty Marc’h vend chaque année d’autres poulains et chevaux de race camargue ou croisés camargue/appaloosa, jeunes ou bien déjà dressés. L’étalon comme les juments y ont un particulièrement bon caractère ! Un joli élevage plein d’amour pour les chevaux, où ils vivent heureux et choyés !

 

Voici notamment la jolie Izel de Ty Marc'h, la demi-sœur d’Inuit, qui sera à vendre ! Sa mère, Uria, est un amour de jument !

Izel de Ty Marc'h. Cette fille d'Arcado et d'Uria sera bientôt à la vente ! Elle devrait hériter du caractère doux de ses parents et faire un bon cheval de loisir.
Izel de Ty Marc'h. Cette fille d'Arcado et d'Uria sera bientôt à la vente ! Elle devrait hériter du caractère doux de ses parents et faire un bon cheval de loisir.Izel de Ty Marc'h. Cette fille d'Arcado et d'Uria sera bientôt à la vente ! Elle devrait hériter du caractère doux de ses parents et faire un bon cheval de loisir.

Izel de Ty Marc'h. Cette fille d'Arcado et d'Uria sera bientôt à la vente ! Elle devrait hériter du caractère doux de ses parents et faire un bon cheval de loisir.

Pour ceux qui voudraient un produit de l'étalon Arcado, celui-ci est aussi disponible à la saillie. 

 

Et pour ceux qui voudraient aller monter des chevaux camargues à l'élevage Ty Marc'h, c'est aussi possible. La ferme équestre propose des cours débutants et confirmés, balades, randonnées, etc., dans un cadre magnifique au bord de la mer.

 

Plus d'info sur l'élevage Ty Marc'h en cliquant ici.

Et page Facebook de l'élevage ici.

Arcado et Uria
Arcado et UriaArcado et Uria

Arcado et Uria

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Trois poules et un poussin

Publié le par lesbiodiversitaires

Comportement étonnant chez les poules ! Au poulailler, trois poules de race sérama ont décidé d’élever à trois… un seul poussin !

Trois poules et un poussin

Quand la première poule s’est mise à couver, les deux autres ont décidé d’être solidaires : elles se sont mises à couver les œufs aussi, toutes les trois, dans le même nid !

 

En théorie il ne faut pas trop les laisser faire ce genre de choses, mais avec ces trois-là, très copines, il y avait peu de risques de conflit.

 

Au bout de 21 jours, un poussin est né. 1 seul poussin pour 3 mères poules !

Trois poules et un poussin

Et tout se passe très bien. Les trois poules veillent ensemble sur leur petit (qui plus est adoptif, car issu d'un œuf d'une autre race). Et lui se partage naturellement entre ses trois mères, allant dormir sous l’une, puis l’autre, puis l’autre...

 

Par ailleurs, dans la rubrique faits divers du poulailler, il y a plus d'un mois, deux poules ont été déposées mystérieusement dans le jardin !! Si la personne qui a fait ce don ou cet abandon lit le blog, eh bien… merci !! Elles sont très rigolotes !

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Questionnements autour du cheval de Przewalski

Publié le par lesbiodiversitaires

Devant le nombre de messages reçus (merci à tous) concernant l’annonce, suite à des analyses génétiques, que le cheval de Przewalski ne serait en fait pas une espèce complètement sauvage mais un cheval qui aurait subi, il y a quelques millénaires, un tout début de domestication, apportons une petite précision.

Chevaux de Przewalski (Mongolie)

Chevaux de Przewalski (Mongolie)

Une telle annonce provoque évidemment des réactions et des débats.

Le communiqué annonçant la découverte génétique, ici, explique qu'il ne faudrait finalement plus considérer ce cheval comme un animal sauvage, et qu'il n'existerait donc plus de chevaux réellement sauvages sur Terre.

Mais d'autres scientifiques nuancent cette étude. Par exemple l’éthologue équine Hélène Roche, qui travaille avec les chevaux de Przewalski, témoigne ici du fait que certains scientifiques ne sont pas forcément d'accord avec l'interprétation de ces premiers résultats, et rappelle que le Przewalski reste un animal très différent des chevaux domestiques, avec notamment un nombre de chromosomes qui n'est pas le même.

 

Poulain de Przewalski (Mongolie)

Poulain de Przewalski (Mongolie)

Il faut savoir en effet que tout ce qui touche à question de la domestication, c’est très compliqué : les hypothèses changent régulièrement, quel que soit l’animal (concernant le chien, ce n’est pas simple non plus).

En soi, il ne serait pas absolument surprenant qu’il n’existe plus d’espèce de chevaux sauvages sur Terre. L’auroch, l’ancêtre de la vache, a par exemple disparu (du fait de la chasse). Les aurochs actuels ne sont que des reconstitutions artificielles.

 

Pour le cheval, attendons donc d’en savoir un peu plus sur ce sujet, de lire les futurs articles qu’une telle découverte va forcément susciter. Admettons que les scientifiques se mettent tous d’accord sur le fait que le Przewalski soit en effet une espèce qui, il y a des millénaires, ait pu être un tout petit peu domestiquée/apprivoisée par l’homme. Il n’en resterait pas moins un animal à préserver absolument et quand même très éloigné de nos chevaux domestiques actuels.

Et le cheval de Przewalski est un animal sauvage, quoi qu’il en soit, il ne s’apprivoise pas mieux qu’un loup ou qu'un zèbre : l’homme ne peut rien faire de lui. Il doit continuer d’être préservé au même titre que n’importe quelle espèce sauvage. Il ne faudrait surtout pas que cette découverte soit une porte d’entrée pour que certains considèrent le Przewalski comme un animal moins intéressant !

Cheval de Przewalski (Mongolie)

Cheval de Przewalski (Mongolie)

Et pour aller plus loin dans la réflexion, par ailleurs, si nos chevaux domestiques sont en effet les derniers représentants d’une espèce totalement disparue, c’est une raison de plus pour essayer de préserver les races à petits effectifs, et conserver un patrimoine génétique le plus large possible. Comme on le répète régulièrement, chaque race d’animaux domestique qui disparaît, c’est un pan génétique de l’espèce qui disparait. Et qui donc s’affaiblit.

Rappelons par exemple que certaines races de vaches industrielles rencontrent aujourd’hui d’énormes soucis de fertilité et de reproduction… et on va être bien content, à l’avenir, de pouvoir les "retremper" avec un peu de sang de races à petits effectifs pour pouvoir continuer d’avoir des vaches. La question de cette préservation du patrimoine génétique de l’espèce est essentielle.

L’homme est pour le moment encore dans un sentiment de toute puissance qui le déconnecte de la réalité des ressources de la planète (le fort déclin du pétrole est estimée à 2030-2040) et lui fait penser qu’il trouvera toujours des solutions à tous les problèmes qu’il crée. Mais qui dit qu’il n’aura pas besoin un jour, dans un futur plus ou moins lointain, à nouveau, de l’énergie animale, de la force de traction et de portage du cheval, qui lui ont été utiles durant des millénaires ? Qui dit que nous n'auront pas besoin, dans un futur lointain, de redevenir en partie cavaliers ? Qui dit que le futur de l’homme ressemblera à la science-fiction ? Peut-être que le Millenium falcon de l’avenir, en fait, ce sera un poney shetland !

Alors si un jour nous avions à nouveau besoin des chevaux, nous serions bien heureux d’avoir pu préserver au maximum le patrimoine génétique de leur espèce !

 

Et si on faisait une analyse génétique de Bilbo, la bestiole poilue qui essaie de se faire passer pour un poney shetland, récupérée l’année dernière chez un papi de la région ? On découvrirait peut-être qu’il s’agit d’un chaînon manquant entre les chevaux, les ours et les bœufs musqués ??

 

 

Même domestique, on peut avoir l'air préhistorique !

Même domestique, on peut avoir l'air préhistorique !

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L’appel des vaches : les Asturianas de la Montaña (con la vacas de la raza Asturiana de la Montaña)

Publié le par lesbiodiversitaires

Pour vous souhaiter une très bonne année à tous, partons à la découverte d'une race rare ! En cet après-midi d’août 2017, nous suivons Ovidio Beneitez dans la montagne au-dessus de Huergas de Babia, dans les Asturies (Espagne). Rencontre avec une superbe vache.

 

La race Astuariana de la Montaña (qu’il ne faut pas confondre avec l’Asturiana de las Valles, beaucoup plus commune), est une race bovine espagnole à petits effectifs. Elle est présente dans les Asturies depuis des temps immémoriaux et appartient au tronc ibérique châtain (froment). Son histoire et sa morphologie rappellent un peu notre race d’Aubrac. Autrefois, elle avait une triple aptitude : lait, viande et travail. Comme pour beaucoup d’autres races, la traction mécanique a pris le dessus et les bœufs n’ont plus servi à grand-chose. Sauf à l’engraissement pour donner de la viande.  Elle était également utilisée pour faire du fromage et du beurre. Cependant la sélection a conduit les éleveurs à orienter leur production essentiellement sur la viande, si bien que l’Asturiana de la Montaña est devenue aujourd’hui une race strictement allaitante.

L’appel des vaches : les Asturianas de la Montaña (con la vacas de la raza Asturiana de la Montaña)
L’appel des vaches : les Asturianas de la Montaña (con la vacas de la raza Asturiana de la Montaña)
L’appel des vaches : les Asturianas de la Montaña (con la vacas de la raza Asturiana de la Montaña)

La race possède une belle robe froment, avec des extrémités plus charbonnées chez le taureau ; les pattes sont plutôt courtes, bien faites pour aller en terrain accidenté. Elle a une tête plutôt carrée, le front large, les oreilles petites et bien poilues, les muqueuses noires et son cornage  de bonne taille : d’abord incliné vers l’avant, il remonte en s’évasant vers le haut.

L’appel des vaches : les Asturianas de la Montaña (con la vacas de la raza Asturiana de la Montaña)

Ovidio fait partie des éleveurs qui croient en cette race rustique dont la viande est réputée succulente. Elle est aujourd’hui probablement hors de danger, avec 5 700 femelles répertoriées.

L’appel des vaches : les Asturianas de la Montaña (con la vacas de la raza Asturiana de la Montaña)

Ovidio nous emmène en montagne pour les voir. Mais une fois arrivés : rien. Pas la moindre vache visible sur la montagne.

 

Puis il les a appelées.

Des meuglements lointains se sont alors faits entendre, puis les premières vaches sont apparues. Tranquillement :

Enfin moins tranquillement quand Ovidio leur a proposé des gourmandises :

Et franchement au galop pour les retardataires !

L’appel des vaches : les Asturianas de la Montaña (con la vacas de la raza Asturiana de la Montaña)
L’appel des vaches : les Asturianas de la Montaña (con la vacas de la raza Asturiana de la Montaña)

Des vaches aussi gourmandes que sympathiques, et surtout, une magnifique race espagnole à petits effectifs à découvrir !

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Le beurre ensoleillé des Froments du Léon

Publié le par lesbiodiversitaires

Vache Froment du Léon

Vache Froment du Léon

Voici un reportage particulièrement émouvant pour qui connait l'histoire de cet éleveur. Thierry Lemarchand s'est battu de longues années, tentant de sauver, avec le courage, l'humilité et la solitude qui caractérise tous les éleveurs de races à petits effectifs, l'extraordinaire et rarissime vache bretonne Froment du Léon. En dehors des sentiers battus de l'agriculture, il est enfin parvenu à commercialiser son magnifique beurre doré, un produit unique et savoureux, qui était considéré comme un produit de luxe au début du XXe siècle, à la couleur d'un jaune vif incomparable.

Bravo Thierry, ta persévérance donne de l'espoir, et longue vie au remarquable beurre des Froments du Léon ! (en mouillette sur un œuf à la coque de poule marans fraîchement pondu... hummm, ça fait rêver !)

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Thierry Ségard : les aventures d’un photographe dans l'univers des races domestiques à petits effectifs

Publié le par lesbiodiversitaires

Thierry Ségard est un photographe équestre bien connu dans son métier. Mais il est aussi capable de courir dans les fourrés après des cochons rares ! Il a bien voulu nous raconter sa découverte de la biodiversité domestique. 

 

Thierry, tu es un habitué du monde équestre, des écuries, des éleveurs de chevaux. Pour le livre Terroirs, tu es parti en reportage quelques mois auprès des éleveurs de races à petits effectifs. Comment as-tu vécu cette immersion dans un univers finalement peu connu, celui des races domestiques rares ?

Ça a été une découverte et un vrai bonheur. Je n’ai pas changé de décor (quand je photographie les chevaux, c’est aussi à la campagne), mais le profil des éleveurs de races à petits effectifs est très particulier, car leurs choix d’élevage correspondent aussi à des choix de vie : c’est vouloir produire de la qualité, militer pour la préservation d’une race.

C’était passionnant, avec des gens passionnés et de très beaux animaux que je ne connaissais pas et que j’ai pris un vrai plaisir à photographier.

 

Quelle a été ton aventure la plus marquante ?

De photographier les cochons ! Les porcs cul noir du Limousin sont très malins et très rapides, et vivent dans un immense espace ! Ça a été un peu sportif de les trouver. Ils m’ont fait cavaler pendant une heure et demi, à la ferme de Pigerolles, chez M. Joigny. On a fait une partie de cache-cache dans un grand pré pentu, dans les genets en fleurs : ils se planquaient là-dedans ! L’éleveur me disait : « bouge pas, je vais te les renvoyer », et je voyais passer juste des silhouettes de porcs. Et dès qu’ils m’apercevaient, ces petits gorets, ils faisaient demi-tour ! Je voyais juste les genets bouger ! Ils partaient dans tous les sens. J’ai vu le moment où je n’arriverais pas à faire de photos et où j’allais revenir bredouille !! Puis, par chance, trois petits gorets sont apparus quelques secondes, ce qui m’a permis d’assurer des images.

Porcs cul noir du Limousin (photo : Thierry Ségard)

Porcs cul noir du Limousin (photo : Thierry Ségard)

Au milieu du plateau de Millevaches, M. Joigny Chatou est un jeune fermier qui a choisi d’élever des porcs noirs, avec une unité de méthanisation qui chauffe des serres : c’est le mélange du progrès, de la technologie et des races anciennes.

J’ai aussi fait d’autres belles rencontres. Guy Chautard et ses vaches ferrandaises, quel homme passionné ! Dans son troupeau, il a une vache ferrandaise affectueuse qui lui pourlèche la bobine, le béret. Ces vaches aux robes si variées sont toutes plus belles les unes que les autres : c’était un feu d’artifice de couleurs, de taches. Le jour où je photographiais des ferrandaises chez lui, on est tombé sur M. Desseigne qui passait en voiture, et dans la conversation, il nous propose de venir voir ses vaches salers, au-dessus d’Ambert, à l’est de Clermont-Ferrant. Donc après avoir photographié les ferrandaises, nous voilà partis. M. Desseigne est allé chercher ses vaches au loin dans la montagne et c’était très beau de voir sa silhouette et celle de ses vaches se découper dans la lumière sur la crête de la montagne, quand il nous les a ramenées.

Tous ces éleveurs parlent avec énormément d’amour de leurs animaux, même si ce sont des animaux de rente. Leurs élevages sont à taille humaine et ça change tout. Quand ils guident les vaches, par exemple, la voix a son importance. Elles sont très habituées à la voix et savent très bien à qui elles ont affaire : il faut leur parler doucement, elles aiment leur petites habitudes, et que ce soit toujours la même personne qui viennent leur parler. J’ai appris plein de choses.

Guy Chautard et une vache ferrandaise (photo : Thierry Ségard)

Guy Chautard et une vache ferrandaise (photo : Thierry Ségard)

Toi qui es un habitué de l’esthétisme du cheval, quels sont les autres animaux que tu trouves particulièrement photogéniques ? Et au contraire lesquels as-tu trouvé difficiles à photographier ?

Plus l’animal est petit, plus c’est compliqué, parce qu’ils sont bas et en règle générale ils bougent plus vite. Les plus durs, ce sont les poules et notamment la poule bresse gauloise ! Parce qu’elles vivent en élevage extensif, sont assez sauvages et ne se laissent pas approcher. Donc quand elles te voient,  elles se sauvent, malgré une certaine curiosité. 

Pour le reste, je les ai tous trouvés photogéniques, quelle que soit l’espèce ou la race. Ce ne sont que des beaux animaux. Puis à chaque animal est associé un éleveur, et eux aussi sont touchants, courageux, de faire des choix pareils. J’ai aimé par exemple Ména Chassevent, éleveuse de brebis basco-béarnaises, parce que cette éleveuse travaillait dans des conditions difficiles, qu’elle s’y donnait à 300 % avec bonheur. Je l’ai vue quand il faisait beau, mais elle travaille aussi par mauvais temps, quand il pleut, qu’il y a du brouillard… Ce sont des choix assez radicaux, loin des technologies modernes

Ména Chassevent, éleveuse de brebis basco-béarnaises (photo : Thierry Ségard)

Ména Chassevent, éleveuse de brebis basco-béarnaises (photo : Thierry Ségard)

Ton travail de photographe était une démarche artistique et informative, mais qu’as-tu appris auprès de tous ces éleveurs ?

J’ai appris comme il est difficile de faire ce qu’ils font, j’ai beaucoup de respect pour eux, car le modèle qu’ils ont choisi n’est pas le modèle dominant, et qu’en plus le modèle dominant fait tout ce qu’il peut pour leur compliquer la vie. J’ai eu le sentiment qu’on est arrivé au bout d’un système économique agricole, qui rend malheureux les agriculteurs aujourd’hui. Tandis que ces éleveurs de races à petits effectifs, avec leur modèle économique différent, semblaient plus heureux. Ils semblent s’en sortir mieux finalement. Du coup ça m’a donné de l’espoir pour la suite. Il y a d’autres pistes, des gens qui font autrement, et notamment des jeunes. Et c’est rassurant. J’ai rencontré des personnages extraordinaires.

J’ai vu par exemple M. Mercier, un des derniers à fabriquer du camembert au lait cru avec des vaches normandes : c’est toute une tradition, un patrimoine.

J’aurais encore tant d’autres exemples ! Ce qui m’a étonné, c’est de trouver autant de races de terroir dans toute la France, de découvrir qu’il en existe autant, partout.

Ça a aussi été une découverte de travailler avec une journaliste culinaire, et de rencontrer des grands chefs, animés aussi par la passion de valoriser le produit.

 

Penses-tu continuer à être en lien avec cet univers de la biodiversité domestique ?

J’adorerais et je l’espère, j’ai pris un vrai plaisir à travailler sur ce projet et à photographier ces beaux animaux et leurs éleveurs. Mon seul regret est de n’avoir pas pu passer encore plus de temps avec eux. Ce ne sont que de belles rencontres, ils ne sont pas dans le paraître, ils te reçoivent tels qu’ils sont, et ça, c’est assez rare.

 

 

 

Le dernier livre de Thierry Ségard :

 

Terroirs - Des races patrimoniales, des éleveurs, des produits d'excellence.

Sophie Brissaud (pour le texte) et pour les photos : Louis-Marie Préau et Thierry Ségard

Paru le 12 octobre 2017

 

Et retrouvez quelques nouvelles de Thierry Ségard sur sa page Facebook ici.

 

 

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Danger critique d’extinction pour le cheval losino, une magnifique race espagnole - El losino, un caballo en peligro de extinción

Publié le par lesbiodiversitaires

Danger critique d’extinction pour le cheval losino, une magnifique race espagnole - El losino, un caballo en peligro de extinción

On ne peut pas laisser s’éteindre le cheval losino sans rien faire ! Ce petit cheval de montagne, au pied très sûr, presque personne ne le connait. A part quelques Espagnols, et encore… car la race est méconnue dans son propre pays. Pas facile d’être une race ancienne, à petits effectifs, en Espagne, le pays d’un des plus beaux chevaux, le pure race espagnole, qui fait de l’ombre à tous les autres. Pourtant, l’Espagne possède de très nombreuses autres races autochtones. Et il serait dommage de méconnaître le losino. Cet article est un appel : le risque que ce cheval disparaisse est particulièrement élevé. Rencontre sur le terrain.

Danger critique d’extinction pour le cheval losino, une magnifique race espagnole - El losino, un caballo en peligro de extinción

Août 2017, 8h30 du matin, village de Pancorbo, quelque part en Castille y Léon (Espagne). Ricardo de Juana nous attend à 9h au centre du village. C’est un homme au visage accueillant, qui parle un espagnol rapide. Il est heureux que des gens aient pu venir de France pour voir les chevaux losinos, cette race qui lui est si chère mais qui est au bord de l’extinction. Ricardo est l’une des dernières personnes, sur cette Terre, à se préoccuper de ce cheval.

Danger critique d’extinction pour le cheval losino, une magnifique race espagnole - El losino, un caballo en peligro de extinción

Le monde étant petit, on découvre que Ricardo est le frère d’un célèbre ornithologue espagnol, Eduardo de Juana. Cela n’est pas si surprenant. Souvent les univers des naturalistes et des éleveurs de races à petits effectifs sont assez proches !

Danger critique d’extinction pour le cheval losino, une magnifique race espagnole - El losino, un caballo en peligro de extinción

Ricardo nous fait monter dans son vieux 4x4, et par une route escarpée nous rejoignons la montagne. Car le losino est un cheval de montagne, vivant en semi-liberté. Ce qui lui a longtemps causé des soucis avec les loups. Mais la réserve où il vit est désormais clôturée. 700 ha de montagne, où évoluent plusieurs troupeaux, que Ricardo suit de près afin d’éviter au maximum la consanguinité. Car ici, il n’y a plus que 250 chevaux losinos… Autant dire, presque rien. Si on compte les poulains qui sont vendus chaque année, l’effectif global de la race est un peu plus élevé, mais reste très faible.

Danger critique d’extinction pour le cheval losino, une magnifique race espagnole - El losino, un caballo en peligro de extinción

Nous roulons dans la montagne. Ricardo ouvre des barrières, les referme. Il est presque impossible de trouver soi-même des losinos, en Espagne, si on ne connait pas le lieu exact.

Danger critique d’extinction pour le cheval losino, une magnifique race espagnole - El losino, un caballo en peligro de extinción

Enfin, le premier troupeau apparait, pâturant dans la montagne.

La lavande sauvage pousse dans les montagnes des losinos, parfumant l'air d'effluves délicieuses.

La lavande sauvage pousse dans les montagnes des losinos, parfumant l'air d'effluves délicieuses.

Depuis l’écriture du guide Tous les chevaux du monde, la race losina m’intriguait, notamment à cause de sa robe noire aux jolis reflets rouges, et de ses poulains à la bourre bien rousse. Et en effet, quand on voit en vrai des losinos, ces reflets rouges sont particulièrement frappants, tant dans la robe que sur les crinières roussies par le soleil. Puis je trouvais l’animal joli, harmonieux. Le losino est en tout point conforme à ce que j’imaginais de lui.

Les reflets rouges-oranges sont caractéristiques du losino.

Les reflets rouges-oranges sont caractéristiques du losino.

Il mesure environ 1m33 à 1m47 au garrot, avec une moyenne de 1m39 pour les mâles. « Mais c’est parce qu’il vit dans la montagne, explique Ricardo, dans des conditions très sommaires. En plaine, bien nourri, il prendrait de la taille. A l’origine, le losino était plus grand que cela. »

Danger critique d’extinction pour le cheval losino, une magnifique race espagnole - El losino, un caballo en peligro de extinción

Il est vraiment joli, les formes harmonieuses, les crins longs et soyeux. Ricardo explique que c’est un super petit cheval pour un peu tout, et notamment la randonnée. En effet, les losinos galopent comme des cabris dans les pentes caillouteuses. Rien ne semble faire peur à leurs petits sabots bien durs, qui ne connaissent pas les fers. Puis il a un bon caractère, intelligent et posé. En effet, les chevaux que l’on voit sont tous très calmes, tranquilles.

Les losinos se fichent pas mal des pentes caillouteuses, qu'ils descendent plein galop.Les losinos se fichent pas mal des pentes caillouteuses, qu'ils descendent plein galop.
Les losinos se fichent pas mal des pentes caillouteuses, qu'ils descendent plein galop.Les losinos se fichent pas mal des pentes caillouteuses, qu'ils descendent plein galop.Les losinos se fichent pas mal des pentes caillouteuses, qu'ils descendent plein galop.

Les losinos se fichent pas mal des pentes caillouteuses, qu'ils descendent plein galop.

En effet ils évoluent dans ces milieux dès le plus jeune âge.

En effet ils évoluent dans ces milieux dès le plus jeune âge.

Danger critique d’extinction pour le cheval losino, une magnifique race espagnole - El losino, un caballo en peligro de extinción

La race losina est particulièrement frugale, résistante. « Ils ne voient jamais le vétérinaire », explique Ricardo. Et c’est tant mieux car l’association n’aurait pas les moyens de le leur payer.

Que c'est bon de se rouler dans la boue et de faire le fou !Que c'est bon de se rouler dans la boue et de faire le fou !
Que c'est bon de se rouler dans la boue et de faire le fou !Que c'est bon de se rouler dans la boue et de faire le fou !

Que c'est bon de se rouler dans la boue et de faire le fou !

Pourquoi un cheval avec tant de qualités disparait-il ? D’abord, il y a la crise économique, qui a frappé durement l’Espagne. Puis ici, les bons chevaux, ce n’est pas ce qui manque. Sans doute aussi le losino a-t-il manqué de communication autour de la race. Comment tirer son épingle du jeu, au pays des grands et célèbres pures races espagnoles, quand on est un petit cheval qui vit caché dans les montagnes ?

Encore une qui s'est bien roulée dans la terre...
Encore une qui s'est bien roulée dans la terre...
Encore une qui s'est bien roulée dans la terre...

Encore une qui s'est bien roulée dans la terre...

Des races menacées, avec toutes les fermes qu’on visite, on en voit souvent. Mais le losino nous a fait mal au cœur. Ricardo vieillit, et peu de gens semblent se préoccuper de l’avenir de la race.

 

Danger critique d’extinction pour le cheval losino, une magnifique race espagnole - El losino, un caballo en peligro de extinción

Les chevaux losinos manquent d’acheteurs, et de ce fait un certain nombre de jeunes chevaux losinos finissent à la boucherie. Quel gâchis ! Ils sont vendus trois fois rien. De plus, ils arrivent tous droit de leurs montagnes, avec tout à apprendre, ils nécessitent donc forcément un cavalier aguerri pour les acheter et les débourrer, ce qui complique encore un peu la tâche. Il manque d’élevages traditionnels de losinos, avec des poulains éduqués, prédébourrés, etc.

Danger critique d’extinction pour le cheval losino, une magnifique race espagnole - El losino, un caballo en peligro de extinción
La nature dans les montagnes des losinos... posé sur une petite branche, un jeune faucon crécerellette !La nature dans les montagnes des losinos... posé sur une petite branche, un jeune faucon crécerellette !
La nature dans les montagnes des losinos... posé sur une petite branche, un jeune faucon crécerellette !

La nature dans les montagnes des losinos... posé sur une petite branche, un jeune faucon crécerellette !

Pourtant le losino pourrait trouver un usage : comme monture, pour les cavaliers de petite taille, légers. Pourquoi toujours privilégier les grands chevaux ? Tous les peuples cavaliers du monde ont de petits chevaux ! Ils sont tellement plus pratiques, en extérieur, pour monter, descendre, passer partout.

Puis le losino est joli. Comme ils sont très homogènes, ils feraient de magnifiques petits chevaux d’attelage.

Intéressante, cette voiture !
Intéressante, cette voiture !
Intéressante, cette voiture !

Intéressante, cette voiture !

Si certaines personnes sont sérieusement intéressées pour acheter un losino, nous pourrons vous mettre en relation avec Ricardo, mais ce ne sera pas forcément simple, il vous faudra notamment réfléchir au transport depuis l’Espagne, discuter avec les Espagnols. Cela dit, ça vaut le coup !

A quand un élevage français de chevaux losinos ?

Danger critique d’extinction pour le cheval losino, une magnifique race espagnole - El losino, un caballo en peligro de extinción
Danger critique d’extinction pour le cheval losino, une magnifique race espagnole - El losino, un caballo en peligro de extinción

Si vous voulez contribuer à la sauvegarde du très rare cheval losino, n’hésitez pas à faire circuler cet appel.

Danger critique d’extinction pour le cheval losino, une magnifique race espagnole - El losino, un caballo en peligro de extinción

Deux sites espagnols pour en savoir plus :
http://www.soscaballolosino.com/Despues%20de%20mi%20marcha.html
http://www.caballolosino.es/

 

et en bonus, une petite vidéo :

Troupeau de chevaux losinos dans la montagne.

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