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biodiversite sauvage

Nouvelles rencontres avec les oiseaux et les dauphins

Publié le par lesbiodiversitaires

La Mor braz team a repris la mer samedi, avec de superbes obs de grands dauphins et dauphins communs, ainsi qu'un bon nombre de puffins des Baléares.

Dans l'ordre : dauphins communs, puffin des Baléares, grands dauphins, dauphins communs, fou de bassan, grand labbe.Dans l'ordre : dauphins communs, puffin des Baléares, grands dauphins, dauphins communs, fou de bassan, grand labbe.
Dans l'ordre : dauphins communs, puffin des Baléares, grands dauphins, dauphins communs, fou de bassan, grand labbe.Dans l'ordre : dauphins communs, puffin des Baléares, grands dauphins, dauphins communs, fou de bassan, grand labbe.
Dans l'ordre : dauphins communs, puffin des Baléares, grands dauphins, dauphins communs, fou de bassan, grand labbe.Dans l'ordre : dauphins communs, puffin des Baléares, grands dauphins, dauphins communs, fou de bassan, grand labbe.

Dans l'ordre : dauphins communs, puffin des Baléares, grands dauphins, dauphins communs, fou de bassan, grand labbe.

L'un de nous ayant réalisé une petite vidéo de ces moments, nous la faisons partager (suivre le lien pour la vidéo en grand, sinon ci-dessous) :

Montage vidéo : Yves Blat et Maël, Elouan, Lucie

Publié dans Biodiversité sauvage

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Sur la route, jusqu’à l’île de Chincoteague (Virginie, USA)

Publié le par lesbiodiversitaires

Qu’est-ce qui nous a poussés, au cœur de l’hiver dernier, à traverser d’abord l’Atlantique puis les États de New York, du New Jersey, de la Pennsylvanie, du Delaware et du Maryland pour nous rendre jusqu’en Virginie ?

Oies des neiges.

Oies des neiges.

Bien sûr, il y avait le plaisir d’aller rendre visite à nos amis ornithogues la peintre Sarah Plimpton et l’historien Robert Paxton, à New York, et à participer avec eux sur Long Island à un fameux Christmas Day américain (journée organisée par la National Audubon Society où il s’agit de compter toutes les espèces vues en une journée - un reportage a été réalisé, à venir pour L'Oiseau magazine). Toujours sur Long Island, nous avons cherché (en vain) l’harfang des neiges.

Central park, au coeur de New York, regorge d'oiseaux. Ici un cardinal rouge et un pic à ventre roux.
Central park, au coeur de New York, regorge d'oiseaux. Ici un cardinal rouge et un pic à ventre roux.Central park, au coeur de New York, regorge d'oiseaux. Ici un cardinal rouge et un pic à ventre roux.

Central park, au coeur de New York, regorge d'oiseaux. Ici un cardinal rouge et un pic à ventre roux.

Et comme tous les ornithos locaux, nous sommes allés voir le passerin nonpareil de passage dans un parc de Brooklyn.

Tous les ornithos new-yorkais sont venus voir le passerin nonpareil, qui cherche ici la nourriture dans les feuilles mortes.
Tous les ornithos new-yorkais sont venus voir le passerin nonpareil, qui cherche ici la nourriture dans les feuilles mortes.Tous les ornithos new-yorkais sont venus voir le passerin nonpareil, qui cherche ici la nourriture dans les feuilles mortes.

Tous les ornithos new-yorkais sont venus voir le passerin nonpareil, qui cherche ici la nourriture dans les feuilles mortes.

Mais il y avait une autre raison.
Étaient-ce les oies des neiges, observées par milliers dans le ciel ou posées, immaculées ?

Oies des neiges...
Oies des neiges...

Oies des neiges...

Étaient-ce les goélands d’Amérique ou à bec cerclé ?

Un goéland à bec cerclé qui prend la pose.
Un goéland à bec cerclé qui prend la pose.

Un goéland à bec cerclé qui prend la pose.

Étaient-ce les pygargues à tête blanche, emblème des États-Unis ?

Pygargues à tête blanche, stoïques.

Pygargues à tête blanche, stoïques.

​Petite vidéo des pygargues.

Ou encore les furtives parulines avec leur petit croupion jaune ?

Paruline à croupion jaune.

Paruline à croupion jaune.

C’était tout cela, bien sûr ! Mais encore autre chose.
En Virginie, nous n’allions pas au hasard.
Nous nous rendions sur une presqu’île, elle-même longée d’une île…

Sur la route, jusqu’à l’île de Chincoteague (Virginie, USA)


Là-bas, les maisons de bois se succèdent, puis de vastes marécages, des forêts, des étangs couverts d’oies des neiges (avec quelques oies de Ross), et d’immenses plages de sable blanc.
L’un de ces lieux clairs et calmes, irisés, où l’on se dit qu’on aimerait vivre.

Sur la route, jusqu’à l’île de Chincoteague (Virginie, USA)

Les îles portent des noms indiens. On y trouve une réserve naturelle. Et à intervalles réguliers, le sable ivoire est parsemé de crottins.
Elles ont pour nom : Assateague, et Chincoteague.
Et elles étaient le but le plus extrême, au Sud, de cette échappée américaine.

Car en posant le pied sur Assateague et Chincoteague, on rentre sur les terres des chevaux sauvages.

Sur la route, jusqu’à l’île de Chincoteague (Virginie, USA)
Sur la route, jusqu’à l’île de Chincoteague (Virginie, USA)

Les chevaux sauvages… parias aux États-Unis pendant des décennies, car trop libres, refusant la selle et la bride, et galopant où bon leur semble… parias parce qu’associés aux Indiens…

Cette liberté, les mustangs l’ont cher payée : des dizaines de milliers de chevaux ont été massacrés aux États-Unis au XXe siècle.

Passant entre les mailles de ces massacres, plusieurs troupeaux subsistent sur les îles d’Assateague et de Chincoteague.

Les chevaux de Chincoteague sont du côté des Indiens, et pas de celui des cow-boys. Il y a plusieurs siècles, ils ont repris leur liberté.

Sur la route, jusqu’à l’île de Chincoteague (Virginie, USA)
Sur la route, jusqu’à l’île de Chincoteague (Virginie, USA)Sur la route, jusqu’à l’île de Chincoteague (Virginie, USA)

Il faut les chercher dans les bois, dans les prairies d’herbes hautes, dans les marais où ils pâturent. Les plus chanceux les verront galoper sur la plage. Si un troupeau est assez facile à voir au loin dans la forêt après une petite marche à pied, les chevaux qui se trouvent sur la pointe Nord d’Assateague sont presque inaccessibles, dans des zones de la réserve interdites aux voitures et aux vélos. Il faut marcher 7 miles pour arriver sur leurs terres, sans aucune certitude de les trouver.

Sur la route, jusqu’à l’île de Chincoteague (Virginie, USA)

Ce sont de jolis petits chevaux (pour qui aime les rustiques, bien sûr), d’1,22 à 1,47 m, avec des yeux allongés, de petits sabots, des robes très variées (bai, bai pangaré, pie isabelle clair, pie noir, pie alezan, pie bai, pie alezan crins lavés, etc.). Ils semblent calmes et sûrs d’eux. La crinière est bien fournie, parfois un peu ondulée. Bien que ce soit l’hiver, ils ne sont pas maigres. Il en resterait environ 300 sur les îles et un peu plus sur le continent.
Ils sont bien entendu désormais protégés. De nuisibles par le passé, ils sont devenus une véritable attraction touristique pour l’île en été, où l’on peut prendre le bateau pour aller les voir pâturer le long des berges.

Sur la route, jusqu’à l’île de Chincoteague (Virginie, USA)
Sur la route, jusqu’à l’île de Chincoteague (Virginie, USA)

Une écrivaine, Marguerite Henry, a écrit un roman pour la jeunesse, Misty of Chincoteague (1947), qui a permis à ces petits chevaux de devenir très célèbres. Depuis, les Américains ont su faire de ces sauvageons un trésor. Plus personne ne songe à les abattre. Ceux qui sont en sureffectif sont ramenés sur le continent pour servir de monture. Difficile de ne pas penser à nos propres populations d’animaux domestiques sauvages français, la vache de l’île d’Amsterdam, abattue jusqu’à la dernière en 2010, et la betizu du Pays Basque, dernière vache férale française, et seul animal domestique autorisé à… la chasse

Sur la route, jusqu’à l’île de Chincoteague (Virginie, USA)

Un matin, trois chevaux effrontés décident de venir brouter au bord de la route, ce qui crée un embouteillage, les pick-up s’arrêtent, les conducteurs descendent et les prennent en photo. Les chevaux regardent les bipèdes avec dédain et s’éloignent dans la forêt, d’une foulée ample et déterminée.

Sur la route, jusqu’à l’île de Chincoteague (Virginie, USA)

Le soleil se couche sur les grandes troupes d’oies des neiges, qui surgissent de nulle part dans le ciel, en cancanant bruyamment. Encore un crottin séché sur la plage. Quand sont-ils venus, les derniers chevaux de Chincoteague, se rouler dans le sable et galoper sur la plage claire ?

Sur la route, jusqu’à l’île de Chincoteague (Virginie, USA)
Sur la route, jusqu’à l’île de Chincoteague (Virginie, USA)

Et quand reviendront-ils humer les embruns, le vent dans les crins emmêlés, libres pour toujours ?

Pour voir notre petite vidéo (avec la longue-vue !) des chevaux de Chincoteague, c'est ici.
Pour en savoir plus sur tous les chevaux du monde, un livre, ici.

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Nos ours des Pyrénées

Publié le par lesbiodiversitaires

Nos ours des Pyrénées

Contactés suite à notre article sur les ours roumains par l’Association Pays de l’Ours-Adet (association pour la protection de l’Ours dans les Pyrénées) qui a apprécié notre post et suite à quelques échanges avec eux, nous rappelons qu’en France aussi, il y a des ours… enfin, quelques-uns…

Alors que les Roumains vivent avec leurs ours sans histoire, et qu’en seulement quelques jours dans une seule forêt nous en avons vu plus de 12 (ce qui laisse imaginer la densité…), dans les Pyrénées (où il n’y en a que 29, Espagne comprise !) la présence de ces gros mammifères est une source sans fin de polémiques…

Quand on voit comment les Roumains tolèrent leurs ours, on se dit qu’il y a quand même beaucoup de fantasmes autour de nos quelques malheureux ours français…

Si la protection des ours vous intéresse, vous pouvez recevoir la lettre d’info de l’association. N’hésitez pas à vous inscrire ! Il suffit de cliquer sur le bouton de la page d’accueil : http://www.paysdelours.com/

Pour voir la tête de nos ours, voici le trombinoscope des ours pyrénéens : http://www.paysdelours.com/fr/ours/ours-pyrenees/trombinoscope-ours-pyrenees.html

Et pour le plaisir, une petite vidéo d’une de nos ourses pyrénéennes et de ses trois oursons :

Publié dans Biodiversité sauvage

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Appel à mécénat. Aidez-nous à étudier et à protéger les oiseaux et les dauphins du Mor Braz !

Publié le par lesbiodiversitaires

Mécènes, contribuez à la mise en place d’un suivi de la faune marine au large des côtes morbihannaises. Et si vous le souhaitez, embarquez avec nous !
Appel à mécénat. Aidez-nous à étudier et à protéger les oiseaux et les dauphins du Mor Braz !
Science et aventure, un projet plein de promesses

Durant l’été 2015, un petit groupe de naturalistes a décidé, par curiosité, de partir dans le Mor Braz, afin de voir ce qui se passait en mer. Mais plutôt que d’apporter des réponses, la rencontre avec de fortes densités d’oiseaux et de dauphins a fait naître de nombreuses questions !
Les dauphins présents sont-ils sédentaires ou migrateurs ? Pouvons-nous observer des impacts du changement climatique sur les espèces marines du Mor Braz ? Certaines espèces ne sont-elles pas plus régulièrement présentes sur le site que ce que l’on pensait ? Etc.
Car si des études ont déjà été réalisées par le passé sur cette zone, les connaissances restent à approfondir.
C’est ainsi qu’est née l’envie d’étudier plus précisément le milieu marin du Morbihan, afin de pouvoir par la suite promouvoir ces richesses naturelles auprès du public et ainsi contribuer à protéger cette faune marine.
Cette étude comprend deux volets qui seront réalisés sur le même temps de prospection : « Connaissance des oiseaux marins » et « Suivi des Grands dauphins par photo-identification ».

Appel à mécénat. Aidez-nous à étudier et à protéger les oiseaux et les dauphins du Mor Braz !
Appel à mécénat. Aidez-nous à étudier et à protéger les oiseaux et les dauphins du Mor Braz !

Les enjeux sont les suivants :
Augmenter les connaissances sur les oiseaux migrateurs présents dans la zone
-Régularité de présence des migrateurs.
-Phénologie de présence des espèces migratrices peu communes.
-Intérêt du site dans la migration des oiseaux (stationnement pour l’alimentation ou la mue, ou simple passage)
-Connaître le statut des groupes de dauphins présents sur le site.
-Population migratrice ou sédentaire.
-Augmenter les connaissances sur les mammifères marins présents sur le site.
-Actualiser la liste des espèces.
-Connaitre la phénologie de présence des espèces.

Appel à mécénat. Aidez-nous à étudier et à protéger les oiseaux et les dauphins du Mor Braz !

Le Mor Braz : une merveille marine à côté de chez nous
Le projet s’étend sur une zone comprise sur deux secteurs marins du Nord Gascogne : le Mor Braz, et le large de l’ile de Groix, au sud de la Bretagne.
Cette zone présente la particularité d’être enrichie toute l’année par les apports nutritifs des eaux de la Loire et de la Vilaine, qui favorisent ainsi une production planctonique lors de la rencontre entre ces eaux douces et les eaux marines. De plus sa position stratégique dans l’atlantique Nord, entre les mers boréales et tropicales en fait un lieu de passage essentiel pour la faune migratrice : oiseaux marins, cétacés et tortues marines.

Appel à mécénat. Aidez-nous à étudier et à protéger les oiseaux et les dauphins du Mor Braz !
Appel à mécénat. Aidez-nous à étudier et à protéger les oiseaux et les dauphins du Mor Braz !Appel à mécénat. Aidez-nous à étudier et à protéger les oiseaux et les dauphins du Mor Braz !Appel à mécénat. Aidez-nous à étudier et à protéger les oiseaux et les dauphins du Mor Braz !

Des espèces mythiques !
- Les oiseaux marins
Le Mor Braz accueille une grande diversité d'oiseaux marins.
Les espèces nicheuses sont composées notamment des goélands (marin, brun et argenté), du Grand cormoran, du Cormoran huppé, du Fulmar boréal et occasionnellement d’Eider à duvet. L'Océanite tempête a aussi niché sur quelques îlots.
Un des enjeux du site est le stationnement des puffins et les océanites qui s’y regroupent par milliers. C’est le cas notamment du Puffin des Baléares, dont la population est estimée en danger critique d’extinction. Or ce sont plusieurs milliers d’oiseaux qui se rassemblent, chaque année, dans le Mor Braz !
En outre, le Mor Braz constitue aussi une halte migratoire pour le Grand labbe, les Labbes pomarin et parasite, les Puffin des anglais, des Baléares, fuligineux, majeur et cendré, les Mouettes de Sabine, trydactyle et pygmée, les Océanites tempête et culblanc...

Appel à mécénat. Aidez-nous à étudier et à protéger les oiseaux et les dauphins du Mor Braz !

- Dauphins et baleines
Il semblerait que le Grand dauphin et le Dauphin commun soient présents toute l’année sur la zone. Cependant, le statut biologique de ces individus y est inconnu. En effet, il pourrait s'agir d'une population côtière sédentaire ou d'une population pélagique migratrice.
Les connaissances actuelles ne permettent pas d’avoir une phénologie précise des espèces présentes sur le site de manière occasionnelle. Toutefois, les observations récentes de Baleine à bosse et de rorquals faites dans la zone montrent qu’il y a beaucoup à espérer des observations qui pourraient être faites prochainement.

Comment allons-nous faire ?
Connaissance des oiseaux marins
-Quelles sont les espèces présentes ?
-Quand et où sont-elles sur le site ?
-Que font-elles sur le site ? simple passage, alimentation, site de mue ?
-Y a-t-il des menaces vis-à-vis de ces espèces sur le site ?

Appel à mécénat. Aidez-nous à étudier et à protéger les oiseaux et les dauphins du Mor Braz !

Afin d’optimiser les sorties effectuées, deux méthodes sont mises en place pour observer les oiseaux.
La première vise à repérer les oiseaux lorsqu’ils se nourrissent derrière les chalutiers en manœuvre. Cette méthode offre l’avantage d’observer une grande diversité d’espèces et de grands effectifs.
La seconde consiste en la préparation d’un « chum », macération d’abats de poissons et d’huile. Cette méthode permet d’attirer les oiseaux marins par l’odeur.

Appel à mécénat. Aidez-nous à étudier et à protéger les oiseaux et les dauphins du Mor Braz !

Suivi des Grands dauphins par photo-identification
La méthode de photo-identification se base sur un catalogue des photographies des nageoires dorsales de dauphins faites sur la zone. Ces photos, enregistrées dans une base de données avec la date, le lieu et le code de chaque individu. La récurrence ou non de l’observation des mêmes dauphins permet à terme d’obtenir les informations suivantes :

-Présence de groupes sédentaires ou non.
-Nombre d’individus sur zone.
-Nombre de groupes de Grand dauphins.
-L’évolution démographique.
-Les parcours de migrations.
-Les traits de vie de chaque individu.

Bien que l’espèce à cibler en priorité soit le Grand dauphin, le Marsouin commun pourra aussi faire partie de cette étude.


Un suivi annuel
Le nombre de sorties effectuées sur l’année doit à la fois permettre de connaitre la présence ou non des Grands dauphins sur le site tout au long de l’année. Toutefois le nombre de sorties est aussi très soumis aux conditions de navigation.

Appel à mécénat. Aidez-nous à étudier et à protéger les oiseaux et les dauphins du Mor Braz !
Appel à mécénat. Aidez-nous à étudier et à protéger les oiseaux et les dauphins du Mor Braz !Appel à mécénat. Aidez-nous à étudier et à protéger les oiseaux et les dauphins du Mor Braz !

Pour en savoir plus, téléchargez le document suivant :

Présentation du projet Mor Braz

Vous vous sentez une âme de mécène ? Vous considérez que la cause de la biodiversité du Mor Braz est juste ? Vous aimez les dauphins, les baleines et les oiseaux marins ? Vous aimeriez aussi, si vous nous aidez, nous accompagner en mer ? Alors contactez-nous vite ! On vous attend.

Appel à mécénat. Aidez-nous à étudier et à protéger les oiseaux et les dauphins du Mor Braz !
La Mor Braz Team : qui sommes-nous ?

Nous sommes un groupe de naturalistes fascinés par le Mor Braz et sa richesse.
Sous l'égide de l'association Bretagne Vivante, nous cherchons des mécènes.
Ce que nous avons en commun ? La passion de la nature, le goût de l'aventure... et le pied marin !
Dans le bateau, nous nous répartissons en 3 : les « capitaines » du navire, qui tracent la route, les observateurs purs, qui cherchent les animaux, les photographes, dont la mission est notamment de photographier les dauphins pour photo-identification.
Voici ci-dessous le noyau dur et les porteurs de projet, mais de nombreux autres naturalistes se joignent à nous régulièrement !

Appel à mécénat. Aidez-nous à étudier et à protéger les oiseaux et les dauphins du Mor Braz !
Appel à mécénat. Aidez-nous à étudier et à protéger les oiseaux et les dauphins du Mor Braz !Appel à mécénat. Aidez-nous à étudier et à protéger les oiseaux et les dauphins du Mor Braz !
Yves Blat
Yves Blat

Yves Blat

Mérite sans conteste la médaille de l'ornithologue le plus actif sur le terrain du Morbihan !

Son métier : professeur d'écologie dans un lycée agricole du Morbihan ; il forme ainsi la relève !

Gaëtan Brindejonc
Gaëtan Brindejonc

Gaëtan Brindejonc

Héros de la Mor Braz Team, c'est notre blessé de guerre ! Il porte encore à la main la cicatrice (peut-être à vie ?) d'une arrête de poisson qui l'a blessé et pas qu'un peu, lors de la conception d'un chum particulièrement redoutable.

Dans le civil, Gaëtan est garde du littoral.

François Bégué
François Bégué

François Begué.

« Cap'tain Begué » est l'un des courageux navigateurs de notre vaillante frégate !

Quand il peut donner la barre à un autre capitaine, c'est aussi l'un des photographes de l'équipage.

Il a travaillé toute sa vie dans le social.

Philippe J. Dubois
Philippe J. Dubois

Philippe J. Dubois

Son rôle à bord ? faire partie des sentinelles qui cherchent les animaux.

Dans le civil : biologiste responsable de programme sur "oiseaux et changement climatique" à la LPO, écrivain naturaliste, éditeur, directeur de la revue Ornithos.

Véronique Landais
Véronique Landais

Véronique Landais

Soutient le moral des troupes et photographe.

Dans la vie, institutrice et potière pour le plaisir, on espère la convaincre de nous faire une collection de pots estampillés Mor Braz !

Elise Rousseau
Elise Rousseau

Elise Rousseau

Une des photographes de l'équipe.

Dans la vie, écrivain naturaliste, et aussi attachée de presse de l'association Bretagne Vivante.

Baptiste Sinot
Baptiste Sinot

Baptiste Sinot

Alias « Cap'tain Sinot ». Capable de se mettre sans hésiter à l'eau (froide) pour sauver son équipage, nous saluons tous son abnégation devenue légendaire.

Fabriquant de chum (le pire qui soit, mais le plus efficace !).

Dans le civil, garde du littoral.

Anthony Stoquert
Anthony Stoquert

Anthony Stoquert

Ambition : étudier toutes les mers de la planète. Mais bon, en attendant, on se contentera du Mor Braz !

Dans la vie, Anthony étudie les abeilles avec le CNRS.

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Ours à Sinaïa, Roumanie

Publié le par lesbiodiversitaires

Partis à la recherche de la chouette de l’Oural, nous avons rencontré à Sinaïa pas moins de 12 ours dans les forêts neigeuses… Voici les notes, retrouvées dans un carnet de terrain. Rencontre avec les ours.

Ours à Sinaïa, Roumanie

Carnet de terrain de Philippe J. Dubois, mars 2008 ; photos Élise Rousseau.

29 mars : Les ours… L’un des buts de notre voyage. En arrivant nous avons eu très peur. Notre hôte, Lucia Popescu nous a expliqué de but en blanc « il n’y plus d’ours à Sinaïa. Depuis l’accident de l’été dernier, les forestiers ont capturé les ours et les ont transportés dans une réserve à 60 km d’ici ». Voilà déjà un mythe qui s’effondre...

Ours à Sinaïa, RoumanieOurs à Sinaïa, Roumanie
Ours à Sinaïa, Roumanie

Peu après, nous avons passé la fin de journée autour de Cota 1400. En redescendant, entre chien et loup, et peu après un virage en épingle à cheveu, sous la station, nous tombons sur un ours qui s’échine sur une bouteille plastique, au pied d’un talus, sur la droite de la route ! Un ours, un vrai, à 5 m de la voiture qui se fiche complètement de nous. L’animal doit avoir 3 ou 4 ans au plus. Il présente quelques marques beige clair sur le pelage et une grosse bosse dorsale. Nous nous garons un peu en retrait pour le laisser tranquille. Quelques instants après une autre voiture se gare… devant nous et le type fait des photos avec son téléphone portable. Une 3ème voiture, montant vers Cota 1400, se gare également à 5 m de l’ours, puis klaxonne pour faire bouger l’animal qui semblait jusqu’alors se contrefiche de nous. Cette fois-ci il bouge et se retire en courant dans le bois à côté, d’autant que des personnes viennent de sortir d’une maison voisine.

Cette première observation d’un ours complètement désinhibé est frustrante mais elle nous redonne espoir. S’il y a un ours ici, il y en peut-être ailleurs…

30 mars : après être montés par un beau soleil jusqu’à Cota 2000, nous reprenons notre voiture à Cota 1400 vers 16h et redescendons. Nous retrouvons l’ours de la veille un peu plus haut, fourrageant de dos sur le bas côté. Cette fois encore nous sommes seuls et nous garons à quelque distance de lui. Seuls mais pas longtemps. Là encore, tandis que nous faisons des photos une puis 2 puis 3 voitures se garent et les conducteurs prennent des photos avec leur portable en s’approchant parfois bien près de l’animal. Celui-ci finit par s’asseoir sur son séant et nous regarde de ses yeux un peu inexpressifs.

On se croirait à Thoiry… Nous ne restons pas davantage, ce n’est pas le type d’ours que nous sommes venus chercher.

Ours à Sinaïa, Roumanie
Ours à Sinaïa, Roumanie
Ours à Sinaïa, Roumanie

Plus bas, nous prenons alors la piste qui monte vers Poiana Strana Regala et le site de Poiana Stânei où se trouvent quelques chalets. La piste, en partie enneigée monte à travers une hêtraie-sapinière séculaire. Vers le haut, elle traverse une superbe hêtraie pure, sur la gauche. Nous nous arrêtons et cherchons le pic à dos blanc. En effet, un couple tambourine de concert, mais disparaît assez vite un peu plus haut. Tandis que nous les recherchons, Élise s’exclame « un ours devant ! ». Un peu plus haut, dans la pente un jeune ours se nourrit au sol. Tout près de lui un deuxième, du même âge. Sans doute des jeunes nés l’année dernière. L’un est brun avec une tache plus claire (beige) sur l’épaule, l’autre nettement brun, mais avec quand même cette même tache, estompée. Ils sont tout occupés à rechercher des faînes (ou du moins les cupules) dont ils semblent se nourrir. Étonnant que deux jeunes de cet âge soit seuls… Nous pensons que la mère ne doit pas être loin.

Ours à Sinaïa, Roumanie

Quelques minutes plus tard nous avons la réponse : une ourse est là, près d’eux. Cachée par les fûts, elle nous avait échappé. Elle mange aussi mais régulièrement lève sa tête vers nous et nous regarde. Nous sommes à moins de 100 m d’eux, silencieux, à côté de la voiture. On observe, en retenant notre souffle ; Élise fait quelques photos et je ne cherche même plus les pics à dos blanc dont on entend encore parfois un tambourinage…

Ours à Sinaïa, Roumanie

Nous laissons enfin cette famille paisible pour monter jusqu’aux chalets. Il n’y a que quelques merles à plastron et pipits spioncelles dans une prairie, aussi reprenons-nous la piste dans le sens opposé. La lumière décline. Soudain, Élise me chuchote « des ours là bas ». En effet, plusieurs formes noires se détachent dans les arbres sans feuillage, un peu en contrebas du chemin qui fait un grand lacet, mais sur le flanc montant du vallon.

Ours à Sinaïa, Roumanie

Nous découvrons alors qu’il y a cette fois 3 oursons et leur mère ! Ils sont à 50 ou 60 m de nous. C’est une autre famille, à environ 200 m de la première ! Les jeunes, tous très bruns, sont du même âge que les autres (2ème année). La femelle également très brun noir, est plus grosse que l’autre et plus foncée de pelage, notamment sur la tête. Soudain, la femelle nous fixe, se redresse un peu, et nous charge sur une quinzaine de mètres ! Élise n’a pas vu le début de la charge mais a photographié un jeune qui fait un bond, et décampe, sans doute ayant entendu sa mère souffler et effrayé par la charge ! Heureusement que nous sommes dans la voiture, car, sans être couard, on reste quand même prudent face à cet animal.

Ours à Sinaïa, Roumanie

Du coup, nous ne demandons pas notre reste et quittons la famille encore tout remués par la scène qui n’a duré que quelques secondes.

Le soir, après le dîner, nous décidons de remonter à Cota 1400m où Matthieu Vaslin nous a indiqué que les ours venaient se nourrir des reliefs de repas de la station qui sont mis en contrebas de cette dernière. Arrivés à la nuit, nous ne distinguons rien et il n’y a pas les poubelles dont parlait Matthieu. Mais tout à coup, nous voyons trois ours ! Des animaux déjà gros, mais sans doute pas totalement adultes. Hélas, une fois encore, une voiture arrive et s'approche. L’un des ours se retire dans la forêt, un second semble gêné par la lumière, tandis que le troisième continue à fouiller consciencieusement dans ce qui semble être des déchets. Nous ne dérangeons pas plus les animaux. Décidément les ours de la piste forestière sont plus tranquilles !

En redescendant vers Sinaïa, un renard.

31 mars : le temps est bouché, il tombe une neige fondue à Sinaïa. Il n’y a pas grand-chose à faire. Nous partons pour le nord. Après avoir rebroussé chemin sur la piste forestière d’Azouga pour cause de travaux - « drum calamiţa » (!) dit le panneau – nous poussons jusqu’à Predeal et prenons la route de Râşnov. Peu avant Pârâul Rece nous trouvons une piste forestière, assez fortement enneigée. Ici l’ours est partout. Les traces dans la neige abondent. Nous trouvons même une voie sur laquelle il y a eu au moins trois ours qui semblent avoir cheminé ensemble. Ce qui est impressionnant c’est que l’on ne voit rien mais que l'on devine sa présence en permanence…

Ours à Sinaïa, Roumanie

1er avril : au sud de la ville se trouve le camping. Juste après celui-ci, une piste forestière s’élève en altitude en traversant une hêtraie-sapinière. Nous nous y promenons le matin. Ici aussi et sans neige, l’ours signe son omniprésence. Des grattis sont notés partout montrant que l’animal retourne les feuilles, creuse un peu dans le sol à la recherche sa pitance qui semble modeste. Une belle crotte assez fraîche témoigne d’un passage récent. Et puis l’odeur de « bête fauve » - qui n’est pas celle d’un renard, mais plus forte… Là encore la sensation de présence de l’animal est exacerbée par son absence.

En fin de matinée, nous retournons sur la piste de Poiana Strana Regala où nous avions vu les ourses suitées. Évidemment pas d’animaux (les ours ne semblent sortir qu’à partir de 16h-17h). En revanche, au site exact des observations, nous remarquons des traces fraîches d’ours de grande taille, manifestement tout seul. Nous suspectons alors qu’un grand mâle traîne dans le coin, ce qui a eu peut-être pour conséquence de faire déguerpir les femelles. L’animal a longuement longé la piste enneigée en descendant.

Nous revenons sur le site vers 17h tandis qu’il neige dans le but de chercher à voir l’énorme animal à qui appartiennent ces traces. Nous montons jusqu’aux prairies de Poiana sans rien voir. Puis nous abordons la descente, prudemment, car la neige tient au sol et notre micro-voiture est tout sauf adaptée au type de pistes que nous empruntons. Tout à coup, devant nous à 60m, nous distinguons une grosse masse brune, sur le bas côté gauche du chemin. Je coupe le moteur et nous regardons à la jumelle : c’est lui ! Un mâle énorme (au moins 350kg) gratte doucement le sol, sans doute à la recherche de cupules de hêtre. Il gratte avec précaution de la patte droite (parfois de la gauche) et relève fréquemment la tête et hume l’air dans toutes les directions. Il regarde parfois dans la nôtre, mais sans s’arrêter, comme s’il ne nous voyait pas. Il a une grosse bosse sur le dos, des griffes immenses. Nous restons là longuement à l’observer. Il « dérive » lentement en remontant le chemin vers nous, tout en s’enfonçant dans la forêt. Le silence est total et la neige tombe doucement, enveloppant le paysage dans une étoffe cotonneuse. Nous avons l’impression de voir un tableau de Robert Hainard prendre vie. Puis le mâle s’éclipse de façon quasi fantomatique, tout en reculant dans la pente. C’est le moment le plus fort du voyage avec sans doute, la découverte de la première femelle suitée.

Ours à Sinaïa, Roumanie

2 avril : n’ayant toujours pas vu la chouette de l’Oural, nous tentons une recherche diurne. Nous empruntons la piste appelée « Calea Codrului » qui passe devant la décharge et rejoint la route de Targoviste (signalée par Matthieu Vaslin). Le temps est aujourd’hui particulièrement brouillardeux…

Nous trouvons au sol bon nombre de grattis qui sont sans nul doute le fait de l’ours. On est toujours frappé par le côté « mesuré » du travail de recherche, sans remue-ménage de la terre comme chez le sanglier. Un travail « d’épluchure » soigné, méthodique. Peut-être également un grattis sur un tronc de conifère, mais sans doute ancien, car la résine a coulé depuis. En bordure du chemin, nous trouvons un long tuyau métallique rouillé sur lequel figurent de belles empreintes boueuses d’ours. Un animal qui a joué (au sens propre) les équilibristes sur quelques mètres ! Sur le même tuyau, des traces boueuses de martre et une crotte du petit carnivore.

Ours à Sinaïa, Roumanie
Ours à Sinaïa, Roumanie

Le bord du chemin est très boueux, si bien que les empreintes sont multiples. Outre l’ours et la marte, nombreuses traces de canidés (chiens), mais encore plusieurs d’un animal qui doit être particulièrement gros. Il n’y a officiellement pas de loup dans le secteur, mais l’empreinte fait nettement plus de 9cm et semble fort allongée…

Nous tombons sur un couple de pics tridactyles qui inspectent consciencieusement des troncs de pins sylvestres et d’épicéas. Puis ils tambourinent de concert et se répondent, tandis qu’un des oiseaux poussent des kut, plus doux que ceux de l’épeiche.

Le soir, nous remontons à Cota 1400 pour voir si des ours fréquentent les abords de la station, mais rien : les animaux doivent venir essentiellement le week-end, lorsqu’il y a du monde. Un grognement entendu en bordure de route nous rappelle que l’Ours n’est pas loin…

Et pour protéger les ours en France, voici le lien de l’Association Pays de l’Ours-Adet :
http://www.paysdelours.com/

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Destination : Mongolie

Publié le par lesbiodiversitaires

Cette fois, c’est décidé, c’est confirmé : nous repartons à la mi-juin en Mongolie, pays des espaces immenses et des nomades !

Destination : Mongolie

Philippe, qui s’est déjà rendu dans le pays deux fois lors d’expéditions mémorables (voir Les Tribulations d’un chercheur d’oiseaux), accompagnera le groupe dans le désert de Gobi, à la recherche des oiseaux et des mammifères.

Destination : MongolieDestination : Mongolie

Nous aurons le plaisir de retrouver là-bas notre ami mongol le Dr Terbish Khayankhyarvaa, professeur d’écologie à l’université nationale de Mongolie et spécialiste des amphibiens, naturaliste passionné et chevronné, et aussi une des personnes les plus sympathiques, cools et débrouillardes de notre connaissance ! Il sera une nouvelle fois notre guide mongol.

Terbish !Terbish !

Terbish !

La biodiversité domestique ne sera pas en reste, la Mongolie abritant le plus fantastique des peuples cavaliers que la Terre ait jamais porté ! Les chevaux et les cavaliers mongols sont présents partout, tout le temps. Sans compter les vaches, yaks, chiens, chèvres...

Destination : Mongolie

Parmi toutes les espèces que nous allons chercher et que nous espérons voir, en voici quelques-unes :

Côté oiseaux :
Syrrhapte paradoxal, traquets Isabelle et du désert, bruant à cou gris, oie à tête barrée, érismature à tête blanche, pélican frisé, mouette relique, goéland de Mongolie, vautour moine, aigle des steppes, podoce de Henderson, moineau des saxauls, niverolle du père David, pie-grièche des steppes, alouette de Swinhoe, buse de Chine, faucon sacre, roselin de Mongolie et de David, tétraogalle de l’Altaï, accenteurs bruns et de l’Altaï, linotte à bec jaune, pygargue de Pallas, gravelot de Leschenault, pipits de Richard et de Godlewski...

Et côté mammifères :
bouquetin de Sibérie, hérisson oreillard, renard corsac, pikas (petits lagomorphes proches des lapins) ou argali (le plus grand des mouflons), gazelle à queue blanche, antilope saïga, cheval de Prjevalski, hémione, gazelle à goitre, sousliks à longue queue... et avec un peu de chance, loup, chameaux de Bactriane et ours de Gobi.

Destination : MongolieDestination : MongolieDestination : Mongolie
Destination : MongolieDestination : MongolieDestination : Mongolie

Escursia, qui organise tous les aspects logistiques du voyage en Mongolie (ici pour plus d'infos) nous demande de faire savoir qu’il reste encore une ou deux places, si certains sont intéressés. Départ le 18 juin !

Voyage pour naturalistes passionnés et prêts pour l’aventure !

Destination : Mongolie

Philippe parlait entre autres de la Mongolie ce matin sur France culture, émission "Un autre jour est possible", Profession ornithologue.

Destination : MongolieDestination : MongolieDestination : Mongolie

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Des korrigans plein la tourbière

Publié le par lesbiodiversitaires

Communiqué de presse
Vendredi 1er avril 2016

Un rassemblement de korrigans signalé en Loire-Atlantique
Bretagne Vivante craint des débordements
à la Réserve Naturelle Régionale de la tourbière de Logné

Le travail de protection de la nature de Bretagne Vivante dans les réserves naturelles a un effet inattendu : si la flore et la faune profitent de ces havres de paix, voici qu’une espèce anciennement bien connue des Bretons, Korrigan brittonensis, prolifère en Loire-Atlantique. Ce qui n’est pas sans poser problème.

La Réserve Naturelle Régionale de la tourbière de Logné étant l’un des lieux les plus préservés de Loire-Atlantique, il n’est pas surprenant qu’un groupe de korrigans y ait trouvé refuge - même si l’aire de répartition est particulièrement méridionale pour l’espèce.
C’est Charles Martin, chargé de mission faune à Bretagne Vivante, qui a découvert avec stupeur leur arrivée.
« J'ai mis du temps à me rendre compte de leur présence, explique le naturaliste encore abasourdi. C'est vrai que la nuit, sur la tourbière, il y a toutes sortes de bruits d’animaux : les sangliers qui grognent, des courtilières qui stridulent, les grillons des marais. Mais là c'était autre chose... »
C’est lors d’une sortie crépusculaire que Charles Martin les a surpris. « Certains soirs, la brume s'installe sur la tourbière. Elle étouffe un peu le bruit mais laisse percevoir des sons : des petits craquements sur les branches, des touffes d'herbes qui crissent. Mais là, je me sentais… observé. Une impression diffuse que quelque chose tournait autour de moi. Alors, je me suis assis sur un touradon et j'ai attendu. Il a fallu se rendre à l’évidence : il y avait une musique, des silhouettes… »
Problème : les korrigans se sont d’emblée révélés très énervés.

Pertes des habitats, dégradation des milieux : des revendications légitimes
A force de négociations, Charles Martin a fini par rencontrer une petite délégation. Il ressort de cette entrevue historique que les korrigans sont très fâchés par ce qui se passe en Bretagne, de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes aux dégradations rapides que subit la biodiversité. Comme de nombreuses espèces bretonnes, ils souffrent de la perte de leurs habitats. « Ils disent que si ça continue, ils pourraient bien faire parler d’eux… et qu’ils savent très bien pourrir la vie des gens au quotidien : un lacet défait, des clés perdues, un voiture enlisée, un réveil qui oublie de sonner...».
Le naturaliste est inquiet : « Je leur ai expliqué qu’à Bretagne Vivante on est de leur côté, du côté de la nature. Mais ils sont tellement irrités qu’ils n’écoutent rien et ne font aucune distinction ! »

Des manifestations à prévoir ?
Charles Martin redoute des débordements le 27 mai prochain, lors d’une importante animation dans la réserve. « La sortie est une immersion dans ce milieu fabuleux qu'est la tourbière, explique-t-il. Elle se terminera au début de la nuit. J’espère que les korrigans ne nous joueront pas de tours ! »
Pour éviter cela, Bretagne Vivante demande solennellement au Syndicat des Korrigans de Loire-Atlantique de prendre toutes les dispositions nécessaires pour que la sortie se déroule sans encombre.
Nous les assurons formellement de notre engagement sans faille pour la protection de la nature bretonne. Vous aussi, aidez-nous à rassurer les korrigans. Aujourd’hui 1er avril, comme tous les autres jours de l’année, nous avons besoin de votre soutien et de vos adhésions.

Jean-Luc Toullec,
Président de Bretagne Vivante

Selon nos sources, des avertissements seraient déjà apparus dans le Finistère (Trégunc),  avec la découverte sur la plage de ce poisson créé avec des déchets.* Photo © Nathalie Delliou

Selon nos sources, des avertissements seraient déjà apparus dans le Finistère (Trégunc), avec la découverte sur la plage de ce poisson créé avec des déchets.* Photo © Nathalie Delliou

Participez à la sortie du 27 mai prochain à la tourbière de Logné !
« Découvrir une tourbière est une expérience à ne pas manquer, assure Charles Martin. Dans un premier temps, on évite les quelques petits pièges : des trous dans la tourbe, une branche qui tient mal. Mais après, on découvre qu'on se trouve sur un véritable matelas flottant. Le moindre pas sur le sol fait trembler tout le reste sur 3 mètres aux alentours. La rencontre avec les droseras, les plantes carnivores, est toujours un moment extraordinaire. L'osmonde royale, une fougère qui peut faire 2 m de haut, offre des frondes magnifiques. La loutre présente sur l'étang nous observe sûrement, les libellules volent encore. »
Inscriptions auprès du Musée de l'Erdre (Carquefou) : 02 28 22 24 45
Nombre de places limité : 20 personnes
Attention : la sortie n'est pas adaptée aux enfants de moins de 12 ans pour des questions de sécurité.
Bottes obligatoires.
Durée de la sortie : 2 h 30 - 3 h
D’autres sorties sont régulièrement prévues sur la réserve.

Photos : vue aérienne de la Réserve Naturelle Régionale de la tourbière de Logné et une plante carnivore, Drosera rotundifolia © Charles MartinPhotos : vue aérienne de la Réserve Naturelle Régionale de la tourbière de Logné et une plante carnivore, Drosera rotundifolia © Charles Martin

Photos : vue aérienne de la Réserve Naturelle Régionale de la tourbière de Logné et une plante carnivore, Drosera rotundifolia © Charles Martin

Pour en savoir plus sur la Réserve naturelle régionale de la tourbière de Logné, cliquez ici.
*Merci aux élèves de maternelle de l’école René Daniel de Trégunc pour la création du poisson avec des déchets récoltés sur la plage. Cette œuvre éphémère réalisée lors d’une animation Bretagne Vivante a bien sûr fini dans un grand sac poubelle !

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Un albatros dans le Mor Braz : quand les mers du Sud viennent jusqu’à nous

Publié le par lesbiodiversitaires

Ce dimanche de Pâques, Yves Blat et Philippe ont observé un albatros à sourcils noirs à la pointe du Vivier, sur la presqu’île de Quiberon, Morbihan.

Ce grand voilier des mers du Sud n’est guère fréquent dans les eaux tempérées européennes. En France, on en connait à peine une douzaine de mentions. Il niche principalement du cap Horn aux îles Malouines et jusqu’aux îles Antipodes.

C’est à l’occasion d’un bon coup de vent de sud/sud-ouest que l’oiseau a été découvert, lors d’un passage très important de plusieurs milliers de fous de Bassan.

Le Mor Braz, notre lieu privilégié pour l’observation des oiseaux et mammifères marins, confirme, s‘il en était besoin, l’intérêt qu’il présente pour la faune pélagique (du grand large).

Le changement climatique à l’œuvre va-t-il modifier la répartition de cette faune dans l’Atlantique avec des remontées d’espèces vers le Nord, comme c’est déjà le cas pour certains poissons ? L’avenir nous le dira.

Dans le flot des fous de Bassan...

Dans le flot des fous de Bassan...

...l'albatros à sourcils noirs (photo: Yves Blat)

...l'albatros à sourcils noirs (photo: Yves Blat)

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Laisser passer la brume

Publié le par lesbiodiversitaires

Laisser passer la brume

Dans la vie ou dans la nature, on aime quand tout est clair, la transparence pure des petits matins. Les brumes extérieures et intérieures donnent souvent envie de se remettre au fond du lit, bien au chaud sous la couette. Mais sortir affronter le brouillard permet de regarder, d'écouter, de sentir différemment.

C'était la semaine dernière, la forêt de Camors (Morbihan) dans la brume. A première vue, cela peut sembler un peu lugubre.

Laisser passer la brumeLaisser passer la brume
Laisser passer la brumeLaisser passer la brume

Ou simplement un peu mystérieux.

Laisser passer la brume

Mais à y regarder de plus près, cette forêt brumeuse est habitée...

Pigeon colombin, pic mar, roitelet huppé, grimpereau des jardins
Pigeon colombin, pic mar, roitelet huppé, grimpereau des jardins
Pigeon colombin, pic mar, roitelet huppé, grimpereau des jardins
Pigeon colombin, pic mar, roitelet huppé, grimpereau des jardins

Pigeon colombin, pic mar, roitelet huppé, grimpereau des jardins

Et à y regarder d'encore plus près, cette brume révèle des secrets merveilleux...

Laisser passer la brume
Laisser passer la brumeLaisser passer la brume
Laisser passer la brume

Gouttelettes de brume sur toiles fragiles...

Laisser passer la brume

Prêtes à s'effondrer au premier souffle d'air...

Laisser passer la brume

Éphémères œuvres de brume, invisibles et secrètes, perdues au fond de la forêt...

Mais bientôt le soleil réchauffe les arbres et les cœurs. La brume s'envole, comme si elle n'avait jamais existé, et les oiseaux fous d'amour à cette saison nous rappellent que cette fois, ça y est. C'est le printemps.

Laisser passer la brume

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Expédition au Pantanal (Brésil)

Publié le par lesbiodiversitaires

Expédition au Pantanal (Brésil)

Le Pantanal est l’une des zones humides intérieures les plus fabuleuses de la planète pour sa biodiversité animale et végétale. Cette région, en grande partie dans l’état du Mato Grosso (mais aussi le Mato Grosso do Sul, et un peu en Bolivie et au Paraguay), couvre une superficie de 200 000 km² dont 170 000 recouverts par les eaux !

Entre septembre et novembre, débute la saison des pluies qui va peu à peu inonder la région, à travers les nombreuses rivières dont la plus importante est la rivière Cuiabá. Ces inondations sont rendues possibles par la faible déclivité de cette plaine immense. Elles durent environ 6 mois. Il est difficile de circuler dans cette région où alternent donc marais, zones prairiales (de type pampa) et forêts.

Expédition au Pantanal (Brésil)
Expédition au Pantanal (Brésil)
Mygale !
Mygale !

A partir de Cuiabá, la capitale du Mato Grosso, une route célèbre descend plein sud : c’est la Transpantaneira, asphaltée seulement à son début et qui se transforme ensuite en piste (dont on imagine la « praticabilité » en saison des pluies !). Longue de 145 km et accompagnée dans son cheminement de 122 ponts en bois, souvent très étroits, elle se termine à Porto Jofre, en bordure de la rivière Cuiabá.

Ensuite, c’est… la jungle !

En route, on croise d’immenses fazendas ‐ ces grandes propriétés terriennes – qui couvrent jusqu’à 20 000 ha. On y trouve souvent de grands troupeaux de bovins (vaches, zébus), et assez fréquemment des chevaux (rarement des moutons).

Expédition au Pantanal (Brésil)
Expédition au Pantanal (Brésil)Expédition au Pantanal (Brésil)
Renard des savanes, agouti d'Azara, nandou d'Amérique et même tatou à neuf bandes trainent régulièrement autour des fazendas.

Renard des savanes, agouti d'Azara, nandou d'Amérique et même tatou à neuf bandes trainent régulièrement autour des fazendas.

La flore est particulièrement riche, avec des figuiers étrangleurs en forêt ou des papyrus en zone marécageuse.

Dès qu'il y a des fleurs, les colibris sont là...

Dès qu'il y a des fleurs, les colibris sont là...

La faune est considérée comme l’une des plus riches au monde. Les oiseaux sont partout et en général vraiment peu farouches (surtout autour des écolodges). Pour des Européens, c’est toujours très étonnant de pouvoir les approcher d’aussi près… Les mammifères sont bien présents, et souvent nocturnes.

Coati à queue annelée, curieux

Coati à queue annelée, curieux

Sajou brun, encore plus curieux...

Sajou brun, encore plus curieux...

Le capybara est en fait une sorte d'énorme... cochon d'Inde. Qui adore barboter et n'est pas très farouche. Quand on l'approche d'assez près, on peut entendre ses petits gloussements graves.

Le capybara est en fait une sorte d'énorme... cochon d'Inde. Qui adore barboter et n'est pas très farouche. Quand on l'approche d'assez près, on peut entendre ses petits gloussements graves.

Évidemment les stars comme le jaguar ou le tapir restent des rencontres extrêmement fortes. On ne peut passer sous silence non plus les concerts nocturnes des grenouilles avec une mention toute spéciale pour la « grenouille formule 1 », dont le cri évoque un démarrage d'automobile de compétition...

Protégé, le jaguar n'a pas peur de l'homme... c'est nous qui avons peur de lui ! Nous l'observons d'une barque, au milieu de la rivière. Il se repose caché la plupart du temps, mais quand on a la chance de le trouver (après des heures ou des jours d'attente, en fonction de la chance), c'est un animal incroyable de beauté.

Protégé, le jaguar n'a pas peur de l'homme... c'est nous qui avons peur de lui ! Nous l'observons d'une barque, au milieu de la rivière. Il se repose caché la plupart du temps, mais quand on a la chance de le trouver (après des heures ou des jours d'attente, en fonction de la chance), c'est un animal incroyable de beauté.

Que serait le Pantanal sans ses caïmans ? Statiques comme des pierres, la gueule ouverte, ils sont omniprésents, jusqu’en milieu sec. Un tout jeune caïman, minuscule mais déjà très belliqueux, est même venu nous rendre visite dans une salle de réunion d’un écolodge (compagnon du log vespéral).

Tout petit mais déjà très teigneux... Pas trop envie de lui faire des guili-guilis, on l'a quand même expulsé de là, ce qui lui a beaucoup déplu.

Tout petit mais déjà très teigneux... Pas trop envie de lui faire des guili-guilis, on l'a quand même expulsé de là, ce qui lui a beaucoup déplu.

Quant aux piranhas, ils sont restés sous l’eau. Même si les plus audacieux d’entre nous les ont mangés… en soupe. En effet, ils sont très communs, et l’un des poissons de table régulier.

Deux compagnons d’aventures, un rapaçologue et un lynxomaniaque égarés dans la jungle, revenant ici d’une rivière pleine de piranhas pour tenter de trouver (en vain) le héron agami.Deux compagnons d’aventures, un rapaçologue et un lynxomaniaque égarés dans la jungle, revenant ici d’une rivière pleine de piranhas pour tenter de trouver (en vain) le héron agami.

Deux compagnons d’aventures, un rapaçologue et un lynxomaniaque égarés dans la jungle, revenant ici d’une rivière pleine de piranhas pour tenter de trouver (en vain) le héron agami.

Dans la rivière, c'est piranhas ou caïmans, au choix...

Dans la rivière, c'est piranhas ou caïmans, au choix...

Sur les rives, l'iguane vert se confond avec la végétation.

Sur les rives, l'iguane vert se confond avec la végétation.

La faune invertébré est aussi incroyable : énormes cigales, fourmis tueuses, petites mais bourrées d’histamine, superbes papillons dont des morphos sans cesse en mouvement, tiques aux aguets, moustiques pas pires qu’ailleurs (mais beaucoup plus nombreux !), etc.

Expédition au Pantanal (Brésil)
Expédition au Pantanal (Brésil)Expédition au Pantanal (Brésil)
Expédition au Pantanal (Brésil)

La nature est partout, elle est une, primaire, incroyablement belle. Pas étonnant avec ça que le Pantanal soit inscrit au patrimoine de l’humanité.

Les toucans sont parmi les oiseaux les plus mythiques du Pantanal. Ici, toucan araçari.

Les toucans sont parmi les oiseaux les plus mythiques du Pantanal. Ici, toucan araçari.

Toucan toco houspillé par des tyrans sulfureux.

Toucan toco houspillé par des tyrans sulfureux.

En revanche, il fait très chaud à cette époque et, hormis à São Paulo et après le passage d’une pluie, la température diurne culminait quotidiennement à 40° (et un peu plus). Le tout dans une atmosphère humide qui fait transpirer comme pas possible. D’ailleurs, selon notre guide, cette fin de saison des pluies a été particulièrement chaude en 2015 (réchauffement climatique oblige). Mais tout ceci semblait oublié lorsqu’il s’agissait d’observer.

Anhinga d'Amérique

Anhinga d'Amérique

La plupart des prospections se sont faites à pied, aux heures les moins chaudes, mais aussi en bateau (Porto Jofre, Santa Tereza), enfin en camion (énorme, poussif et pas 4x4, mais sympathique), notamment le soir pour des sorties au phare. A Araras, quelques-uns d’entre nous sont aussi partis prospecter à cheval, découvrant des paysages et des sensations inaccessibles autrement.

 Caracara huppé très content de son butin...

Caracara huppé très content de son butin...

Ara hyacinthe

Ara hyacinthe

Amazone aurou. Couple bagué et vivant à proximité d'une fazenda.

Amazone aurou. Couple bagué et vivant à proximité d'une fazenda.

Le grand ibijau, qui se confond avec l'écorce...

Le grand ibijau, qui se confond avec l'écorce...

Caurale soleil : cet incroyable oiseau fait de l'ombre avec ses ailes pour chasser.
Caurale soleil : cet incroyable oiseau fait de l'ombre avec ses ailes pour chasser.

Caurale soleil : cet incroyable oiseau fait de l'ombre avec ses ailes pour chasser.

Bonus : le cri d'oiseau le plus énervant du monde, selon nous, c'est celui de la "poule" sauvage locale, l'ortalide du Chaco, qui commence ses terribles vocalises très tôt le matin ! En prime, cette castafiore chante en duo...

Ecoutez ici !

Sous un air assez banal, ce volatile est le plus grand massacreur d'oreilles de toute la jungle !

Sous un air assez banal, ce volatile est le plus grand massacreur d'oreilles de toute la jungle !

Merci à Jao, notre guide naturaliste brésilien, inlassable chercheur de jaguars, et Dorothée, qui a assuré la logistique ! Merci aussi à toute la courageuse et sympathique équipe ainsi qu'à Olivier Pollet ! Merci à Jao, notre guide naturaliste brésilien, inlassable chercheur de jaguars, et Dorothée, qui a assuré la logistique ! Merci aussi à toute la courageuse et sympathique équipe ainsi qu'à Olivier Pollet !

Merci à Jao, notre guide naturaliste brésilien, inlassable chercheur de jaguars, et Dorothée, qui a assuré la logistique ! Merci aussi à toute la courageuse et sympathique équipe ainsi qu'à Olivier Pollet !

Expédition au Pantanal (Brésil)

Reportage réalisé lors d'un voyage LPO/Escursia (voyages scientifiques) au cœur du Pantanal, accompagné par Philippe J. Dubois. Photos Elise Rousseau.

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