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biodiversite sauvage

Réponses du jeu d'identification

Publié le par lesbiodiversitaires

Réponses du jeu d'identification

Et voilà, c'est le jour des réponses !
Merci aux vaillants participants qui ont osé se lancer ;-) Et bravo car l'air de rien, ce petit jeu était quand même très dur ! Et il fallait un peu de chance pour trouver certaines espèces. En effet, personne n'a donné avec exactitude toutes les bonnes réponses.

Question 1
Photo 1 - Grand Ibijau Nyctibius grandis
Photo 2 - rien normalement ! Mais en fait si, présence d'un merle à ventre roux !!!
Photo 3 – Loutre géante Pteronura brasiliensis
Photo 4 – Jaguar – Panthera onca
Photo 5 – Coendou à queue préhensile Coendou prehensilis
Photo 6 – Engoulevent pauraqué Nyctidromus albicollis
Photo 7 – Chevêchette brune Glaucidium brasilianum

Question 2
Photo 8 – nez et empreinte de Tapir terrestre Tapirus terrestris

Question 3
Photo 9 - crâne de caïman yacare Crocodilus yacare

Celui qui a donné le plus grand nombre de bonnes réponses est : Guilhem ! Bravo à lui.

Réponses du jeu d'identification

Bravo aussi à Isabelle, la première qui a trouvé la chevêchette brune !! Il ne s'agissait pas de la chevêche des terriers, espèce à grandes pattes, qui préfère les habitats ouverts.
Bravo pour le tapir que vous avez tous trouvé. Sa trace comporte trois doigts, car c’est un périssodactyle. Les périssodactyles ont un nombre de doits impairs, soit trois, soit un. Et il n’y en a pas tant que cela : rhinocéros, tapirs, ou bien les équidés, avec leur sabot…
Pas mal non plus, vous avez tous vu que ce crâne appartenait à un crocodilien. Deviner son espèce vous a par contre posé un peu problème. Cependant, il était possible d'avancer le nom d'une espèce, le caïman yacare étant très répandu au Pantanal, on le croise tout le temps, partout, au fil de l'eau.
Et vous avez tous bien repéré le jaguar, bien caché dans la forêt.

Merle à ventre roux tellement bien caché que nous ne l'avions pas vu !

Merle à ventre roux tellement bien caché que nous ne l'avions pas vu !

Réponses du jeu d'identification

Bon, il reste une espèce que personne n’a trouvée. C’est vrai que c'était quasi impossible sauf coup de bol, le grand ibijau. Déjà, il fallait parvenir à le voir… Sur le terrain, certains d’entre nous n’arrivaient pas dans un premier temps à le distinguer et pensaient devenir fous ! « il est là, mais si il est lààààà, lààààà ! » « Mais je ne vois riennnnn !!! riennnnn !!! » Pour enfin au bout d’un certain temps « ahhh, là !!! mais je croyais que c’était une branche ! » (ben oui, c’est le but !)
Vous êtes tous partis sur l'ibijau gris, ce qui aurait en effet pu être aussi le cas.

Bravo aussi à Claire, qui a repéré un oiseau dans la photo qui était sensée être la photo-piège sans aucune espèce... Preuve qu'elle était piégée de chez piégée, même pour les auteurs du jeu ! Un merle à ventre roux y était si bien caché que nous ne l'avions pas vu.

Comme personne n'a tout trouvé (eh oui il fallait un peu de chance !), nous offrons un livre à celui qui a donné le plus de bonnes réponses (Guilhem), et à la seconde à en avoir donné le plus (Claire) et qui a en plus découvert un animal caché que personne n'avait vu. Et comme les autres participants se sont quand même drôlement bien défendus, nous avons décidé de leur envoyer un Petit atlas des oiseaux du jardin. Ainsi, tout le monde a gagné !


Voici quelques photos de quelques-uns de ces rois du camouflage !

Le Grand ibijau est, dans le règne animal, un as du camouflage. En prime, il reste totalement immobile. Sur le terrain, il est vraiment très, très, très difficile à trouver !

Le Grand ibijau est, dans le règne animal, un as du camouflage. En prime, il reste totalement immobile. Sur le terrain, il est vraiment très, très, très difficile à trouver !

Quand elle se décide à sortir de l'eau, la loutre géante ne passe pas inaperçue ! Elle est cependant assez farouche et aime se cacher le long des berges.

Quand elle se décide à sortir de l'eau, la loutre géante ne passe pas inaperçue ! Elle est cependant assez farouche et aime se cacher le long des berges.

Le seigneur de la forêt, c'est le jaguar. Il passe des heures et des heures à dormir bien caché dans les lianes, et grâce à son pelage, il est très difficile de le repérer... Cependant, quand il daigne venir boire, plantant son regard droit dans le nôtre, le spectacle est inoubliable.

Le seigneur de la forêt, c'est le jaguar. Il passe des heures et des heures à dormir bien caché dans les lianes, et grâce à son pelage, il est très difficile de le repérer... Cependant, quand il daigne venir boire, plantant son regard droit dans le nôtre, le spectacle est inoubliable.

Bien que le tapir soit plutôt timide et discret, il arrive qu'on le croise en plein jour.

Bien que le tapir soit plutôt timide et discret, il arrive qu'on le croise en plein jour.

Les caïmans, quand ils sont dans l'eau, sont eux aussi des experts du camouflage. Sachant rester incroyablement immobiles, de la même couleur que l'eau, ils ne se repèrent pas toujours si facilement quand on circule en bateau...

Les caïmans, quand ils sont dans l'eau, sont eux aussi des experts du camouflage. Sachant rester incroyablement immobiles, de la même couleur que l'eau, ils ne se repèrent pas toujours si facilement quand on circule en bateau...

A suivre dans les jours qui viennent : un article sur le Pantanal, suite au voyage LPO/Escursia.

Publié dans Biodiversité sauvage

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Petit jeu d'identification pour naturalistes

Publié le par lesbiodiversitaires

En partenariat avec les pages Facebook de la LPO et d’Escursia.

Dans un pays où Philippe J. Dubois a accompagné un voyage pour la LPO et Escursia (voyages scientifiques), certains animaux sont très cryptiques. Nous vous proposons un jeu d’identification en trois questions. Pour savoir de quel pays il s’agit, allez voir l’indice tout en bas de la page…

Question 1. Parmi ces 7 photos, trouvez les noms des 6 espèces animales qui se cachent (sachant qu’il y a une photo piège où aucun animal ne se cache) :

Photo n°1

Photo n°1

Photo n°2

Photo n°2

Photo n°3

Photo n°3

Photo n°4

Photo n°4

Photo n°5

Photo n°5

Photo n°6

Photo n°6

Photo n°7

Photo n°7

A qui est ce nez ?
A qui est ce nez ?

Question 2. Identifiez cet animal grâce à son bout de nez et à sa trace :

Photo n°8

Photo n°8

Question 3. A quel animal appartient ce bout de crâne ?

Photo n°9 (Indice : crâne de taille assez grande, trouvé dans la forêt, sur les rives d'une grande rivière...)

Photo n°9 (Indice : crâne de taille assez grande, trouvé dans la forêt, sur les rives d'une grande rivière...)

Pour le pays en question, voici l’indice !

Petit jeu d'identification pour naturalistes

C'est pas si facile mais allez, pour vous encourager, on offre nos livres Tout pour ma poule et les Tribulations d'un chercheur d'oiseaux au premier à nous donner tous les noms exacts des espèces (avec leur nom latin !).

Merci de répondre en « Commentaires » afin que la date exacte de la réponse soit publiquement affichée…

Nous donnerons les réponses le lundi 22 février prochain. Bonne chance !

PS : Les photos s’agrandissent si on clique dessus.

Photos : Elise Rousseau

Publié dans Biodiversité sauvage

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Les animaux dans l’art

Publié le par lesbiodiversitaires

La peinture, outre qu'elle nous offre à voir parmi les plus belles choses dont l’homme est capable, offre aussi de grands intérêts pour tout passionné de nature et d’animaux.

A qui sont ces cailles ?
A qui sont ces cailles ?

Quand nous allons de par le monde chercher des chevaux sauvages ou des oiseaux migrateurs, nous en profitons pour visiter les musées de peinture.
Les animaux, sauvages ou domestiques, y sont présents tout le temps, partout, à toutes les époques. Ces tableaux permettent de voir les rapports que les hommes entretenaient autrefois avec ces animaux, quelles espèces sauvages étaient connues, quelles races de chien ou de vaches étaient déjà présentes, etc.

Pieter Brueghel, La Moisson, 1565

Pieter Brueghel, La Moisson, 1565

Outre la beauté à couper le souffle des chefs-d’œuvre, et les émotions si intenses et particulières qu’ils procurent, ces peintures renseignent sur l’histoire des hommes et des animaux.

Dans chaque musée, on peut s’amuser à essayer d’identifier les espèces sauvages et les races domestiques. Si certaines sont incertaines, d’autres sont évidentes.

Il est aussi amusant de voir quels sont les animaux qui inspirent le plus les artistes. Le lion, par exemple, revient très souvent, à différentes époques.

Le Douanier Rousseau, La Bohémienne endormie, 1897.

Le Douanier Rousseau, La Bohémienne endormie, 1897.

Et à qui est cette effraie des clochers ?
Et à qui est cette effraie des clochers ?

Les images de cet article ont été prises au Metropolitan Museum of Art et au Museum of Moderne Art, à New York, qui acceptent les prises d’image sans flash. Elles n’offrent bien sûr qu’un pâle reflet de la beauté de ces œuvres, mais permettent de se prêter à ce petit jeu de recherche.

Suiveur de Jérôme Bosch, Descente du Christ en enfer, 1550-60 (détail)

Suiveur de Jérôme Bosch, Descente du Christ en enfer, 1550-60 (détail)

Aelbert Cuyp, Berger avec ses vaches, 1655-60

Aelbert Cuyp, Berger avec ses vaches, 1655-60

Jean-François Millet, L'Appel des vaches, 1872. Peut-être avec une vache de race fémeline ?

Jean-François Millet, L'Appel des vaches, 1872. Peut-être avec une vache de race fémeline ?

Gustave Courbet, Jeunes femmes du village, 1851-52. Avec des vaches qui évoquent la race fémeline pour l'une, la race tourache pour l'autre.

Gustave Courbet, Jeunes femmes du village, 1851-52. Avec des vaches qui évoquent la race fémeline pour l'une, la race tourache pour l'autre.

Le cheval dans l’art

Bien entendu, le cheval tient une place de premier choix dans le bestiaire des peintres. Rares sont les grands génies de la peinture qui ne se sont pas frottés à cet animal qu’ils considéraient comme l’un des plus beaux.

Certains, comme Géricault, en ont fait l’un de leurs sujets de prédilection, leur consacrant une part majeure de leur œuvre.

De l’Antiquité à nos jours, les chevaux sont partout, en statue, en statuette, sur les fresques, les tapisseries, les vitraux, les tableaux…

Sir Joshua Reynolds, Captain George K.H.Coussmaker, 1782 (détail).

Sir Joshua Reynolds, Captain George K.H.Coussmaker, 1782 (détail).

Alexandre-Gabriel Decamps, La Nuit de Patrouille à Smyrne. Le cheval ici représenté est un cheval de type arabe, très caractéristique avec sa tête au front bombé, ses grands yeux, ses petits oreilles, et la couleur grise fréquente des chevaux du proche-orient.

Alexandre-Gabriel Decamps, La Nuit de Patrouille à Smyrne. Le cheval ici représenté est un cheval de type arabe, très caractéristique avec sa tête au front bombé, ses grands yeux, ses petits oreilles, et la couleur grise fréquente des chevaux du proche-orient.

Les animaux dans l’art
Rosa Bonheur, Marché aux chevaux, 1852-55 (ensemble et détails). Cette scène qui se déroule à Paris représente des chevaux de type percherons. Toute la puissance contenue des étalons de traits s'exprime ici.
Rosa Bonheur, Marché aux chevaux, 1852-55 (ensemble et détails). Cette scène qui se déroule à Paris représente des chevaux de type percherons. Toute la puissance contenue des étalons de traits s'exprime ici.
Rosa Bonheur, Marché aux chevaux, 1852-55 (ensemble et détails). Cette scène qui se déroule à Paris représente des chevaux de type percherons. Toute la puissance contenue des étalons de traits s'exprime ici.

Rosa Bonheur, Marché aux chevaux, 1852-55 (ensemble et détails). Cette scène qui se déroule à Paris représente des chevaux de type percherons. Toute la puissance contenue des étalons de traits s'exprime ici.

Jean-Frédéric Bazille, Porte de la Reine à Aigues-Mortes, 1867. Etonnant, en plein New York, de croiser nos petits chevaux camargues ! Ceux-ci sont parfaitement représentés sur ce tableau, un jeune cheval encore grisonnant monté par un gardian, et un autre cheval bien clair, avec la couleur des crins tirant un peu vers le jaune, typique...
Jean-Frédéric Bazille, Porte de la Reine à Aigues-Mortes, 1867. Etonnant, en plein New York, de croiser nos petits chevaux camargues ! Ceux-ci sont parfaitement représentés sur ce tableau, un jeune cheval encore grisonnant monté par un gardian, et un autre cheval bien clair, avec la couleur des crins tirant un peu vers le jaune, typique...Jean-Frédéric Bazille, Porte de la Reine à Aigues-Mortes, 1867. Etonnant, en plein New York, de croiser nos petits chevaux camargues ! Ceux-ci sont parfaitement représentés sur ce tableau, un jeune cheval encore grisonnant monté par un gardian, et un autre cheval bien clair, avec la couleur des crins tirant un peu vers le jaune, typique...

Jean-Frédéric Bazille, Porte de la Reine à Aigues-Mortes, 1867. Etonnant, en plein New York, de croiser nos petits chevaux camargues ! Ceux-ci sont parfaitement représentés sur ce tableau, un jeune cheval encore grisonnant monté par un gardian, et un autre cheval bien clair, avec la couleur des crins tirant un peu vers le jaune, typique...

Les animaux dans l’art
Edgar Degas. Ses études de pur-sang restent inégalées, l'artiste ressent l'être profond de ce cheval, son énergie, sa légèreté, sa souplesse.Edgar Degas. Ses études de pur-sang restent inégalées, l'artiste ressent l'être profond de ce cheval, son énergie, sa légèreté, sa souplesse.
Edgar Degas. Ses études de pur-sang restent inégalées, l'artiste ressent l'être profond de ce cheval, son énergie, sa légèreté, sa souplesse.Edgar Degas. Ses études de pur-sang restent inégalées, l'artiste ressent l'être profond de ce cheval, son énergie, sa légèreté, sa souplesse.

Edgar Degas. Ses études de pur-sang restent inégalées, l'artiste ressent l'être profond de ce cheval, son énergie, sa légèreté, sa souplesse.

Edgar Degas toujours, et ses fameuses courses de chevaux.Edgar Degas toujours, et ses fameuses courses de chevaux.

Edgar Degas toujours, et ses fameuses courses de chevaux.

Henri de Toulouse-Lautrec, Jockey, 1899

Henri de Toulouse-Lautrec, Jockey, 1899

Paul Gauguin, peinture réalisée en 1892 sur les îles Marquises. Il existe sur ces îles une petite population de chevaux, le cheval des Marquises, importée sur ces îles et qui y vit en grande partie à l'état sauvage. On sait qu'elle a été peinte par Gauguin, et ces chevaux (complètement méconnus dans le reste du monde) existent toujours.

Paul Gauguin, peinture réalisée en 1892 sur les îles Marquises. Il existe sur ces îles une petite population de chevaux, le cheval des Marquises, importée sur ces îles et qui y vit en grande partie à l'état sauvage. On sait qu'elle a été peinte par Gauguin, et ces chevaux (complètement méconnus dans le reste du monde) existent toujours.

Pablo Picasso, Garçon conduisant un cheval, 1905-06. Le cheval du peintre espagnol ressemble bien à un cheval ibérique... couleur grise, longs crins légèrement ondulés, port altier et charismatique, morphologie à la fois ronde et déliée...

Pablo Picasso, Garçon conduisant un cheval, 1905-06. Le cheval du peintre espagnol ressemble bien à un cheval ibérique... couleur grise, longs crins légèrement ondulés, port altier et charismatique, morphologie à la fois ronde et déliée...

Umberto Boccioni, The City Rises, 1910. Ici, c'est l'énergie brute des chevaux qui fait tourbillonner tout le tableau.

Umberto Boccioni, The City Rises, 1910. Ici, c'est l'énergie brute des chevaux qui fait tourbillonner tout le tableau.

Oscar Wilde disait : la beauté est dans les yeux de celui qui regarde. Alors, gardez un œil ouvert sur les animaux représentés, la prochaine fois que vous allez visiter un musée...

René Magritte, Le Faux Miroir, 1928
René Magritte, Le Faux Miroir, 1928

En contemplant attentivement tous ces tableaux, vous pourriez y faire d'amusantes découvertes.

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Comtois et hibou dans la neige

Publié le par lesbiodiversitaires

Photo : Dominique Michelat

Photo : Dominique Michelat

Notre ami Dominique Michelat nous envoie de Franche-Comté cette très jolie photo que nous avons envie de vous faire partager, réunissant en un seul cliché biodiversité sauvage et biodiversité domestique. En effet, le cheval de trait comtois (avec sa cloche au cou !) comme le hibou des marais ne sont pas des animaux si communs.

Il nous a expliqué comment il avait réalisé l'image :

"Cette photo a été prise le 25 novembre dans le bassin du Drugeon. Pendant les chutes de neige, quelques hiboux des marais, jusque là (et depuis la disparition de la neige) bien nocturnes, sont sortis de jour et nous nous sommes régalés de les voir chasser en pleine journée. Celui-ci somnolait, plus qu’il ne chassait, comme engoncé sur son piquet de pâture. J’ai juste attendu que le Comtois passe dans le champ de visée de l’appareil photo pour déclencher. Les deux animaux n’ont pas semblé se prêter attention, mais au plus fort de la vague de froid, une dizaine de hiboux des marais a utilisé au moins un jour la « loge » où les chevaux s’abritent en cas de mauvais temps comme site de dortoir."

Un cheval et un rapace, que demander de plus ? ;-)
Merci au photographe !

Publié dans Biodiversité sauvage

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Les grands dauphins du Mor Braz

Publié le par lesbiodiversitaires

Aujourd'hui dans le Mor Braz, une cinquantaine de grands dauphins nous a fait un petit festival, accompagnant pendant de longs moments le bateau.

Notamment une mère et son petit, qui sont venus nous dire bonjour.

Les grands dauphins du Mor BrazLes grands dauphins du Mor Braz
Les grands dauphins du Mor BrazLes grands dauphins du Mor Braz

C'est l'occasion de rappeler que la population de grands dauphins est en décroissance. Ces si sympathiques animaux sont encore chassés au Japon et dans les îles Féroé... et souvent victimes accidentelles des filets de pêche dérivants. Ainsi que de pollutions diverses.

Les grands dauphins du Mor Braz

Partager des moments avec ces animaux sauvages si curieux de l'homme est toujours magique.

Les grands dauphins du Mor Braz

Publié dans Biodiversité sauvage

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Aventures naturalistes dans le Mor Braz

Publié le par lesbiodiversitaires

Avec une bande de copains ornithologues, nous avons décidé d’aller à la rencontre des oiseaux et des mammifères marins qui fréquentent, en fin d’été, les eaux du Mor Braz, entre Belle-Île, Hoedic, l’estuaire de la Vilaine et la pointe du Croisic. Trois sorties en mer que l’on vous fait partager.

Océanites tempêtes.

Océanites tempêtes.

L’idée qui a germé, c’est de voir ce qu’il y a en mer à quelques milles des côtes et des îles du Morbihan. Il y a déjà eu des travaux effectués, mais sous protocole strict, ne permettant pas une grande souplesse quant à l’observation des espèces. Si les observations d’oiseaux marins sont souvent décevantes à partir de la côte morbihannaise, il n’en est pas de même dès que l’on prend la mer.

Pas de gros bateau, pas de yacht, pas de chalutier ni de bateau pour la pêche au gros. Non, un zodiac pour une douzaine de personnes. Pas non plus du grand confort, c’est-à-dire une petite banquette à l’arrière et le reste posé sur les boudins du bateau.

Nous sommes partis à chaque fois au matin de Port Haliguen dans la presqu’île de Quiberon, Morbihan. Après avoir dépassé la Teignouse et ses rochers, on file, soit vers le sud-ouest pour rejoindre le secteur de la pointe des Poulains à Belle-Ile, ou le phare des Birvideaux, soit on se dirige vers le sud-est pour passer Houat, puis Hoedic et faire route vers la plateau du Four, au large des Cardinaux.

Nous avons opté pour deux stratégies afin d’observer les oiseaux et les dauphins dans de bonnes conditions. D’une part rechercher les bateaux en pêche (chalutiers) que nous avons préalablement repérés les jours précédents sur un site internet dédié, soit en pratiquant la très odorante activité du chumming (voir ci-dessous).

Lorsqu’ils sont en pêche, et notamment lorsqu’ils relèvent les filets, les chalutiers attirent de grandes quantités d’oiseaux. Ainsi, le 5 septembre 2015, il y avait près de 4 000 goélands, 2 000 puffins des Baléares et plus de 110 dauphins (surtout communs et quelques grands dauphins) autour d’un chalutier.

Posté à l’arrière du chalutier, pour ne pas le gêner, moteur coupé, nous nous laissons dériver tandis que le flot des goélands et des puffins, auxquels se mêlent des océanites tempêtes, suit le chalutier qui avance.

Ambiance derrière les chalutiers...
Ambiance derrière les chalutiers...

Ambiance derrière les chalutiers...

Spectacle inouï quand c’est au tour des dauphins de frôler notre étrave et rejoindre les oiseaux en nous gratifiant de bonds et de sauts.

Le ballet des dauphins communs.
Le ballet des dauphins communs.Le ballet des dauphins communs.
Le ballet des dauphins communs.

Le ballet des dauphins communs.

C’est l’occasion de voir de tout près le puffin des Baléares. Cette espèce, dont la quasi-totalité de la population mondiale se rassemble dans les eaux bretonnes en été, est en danger critique d’extinction. Difficile de le penser quand on voit tous ces oiseaux. Sauf que l’on a devant nous peut-être 15 ou 20 % de la population mondiale !

Le rare puffin des Baléares.
Le rare puffin des Baléares.Le rare puffin des Baléares.

Le rare puffin des Baléares.

Par dizaines, les puffins des Baléares suivent le chalutier.

Par dizaines, les puffins des Baléares suivent le chalutier.

Survolant la masse, quelques fous de Bassan patrouillent dans le ciel.

Aventures naturalistes dans le Mor Braz
Aventures naturalistes dans le Mor BrazAventures naturalistes dans le Mor Braz

Avec, en prime, le grand labbe (jusqu’à 5 ensemble) qui vient, comme à son habitude, pirater les goélands lorsqu’ils ont attrapé un bout de poisson.

Oiseaux de première année (le premier et le cinquième) et plus âgés.
Oiseaux de première année (le premier et le cinquième) et plus âgés.Oiseaux de première année (le premier et le cinquième) et plus âgés.
Oiseaux de première année (le premier et le cinquième) et plus âgés.Oiseaux de première année (le premier et le cinquième) et plus âgés.

Oiseaux de première année (le premier et le cinquième) et plus âgés.

Aventures naturalistes dans le Mor Braz

L’autre technique pour voir les oiseaux dans de bonnes conditions est la pratique du chumming. Qu’est-ce que le chumming ? Il s’agit d’une mixture faite d’abats et de morceaux de poissons, d’huile de foie de morue (ou de poissons), de morceaux de calmars et, éventuellement d’un peu de graisse animale que l’on fait macérer dans un récipient pendant plusieurs jours (voire, pour les « puristes », plusieurs semaines), puis que l’on congèle. Ainsi obtient-on un bloc de glace dans lequel se trouve enfermée cette mixture qui sera ensuite mise à la mer et qui diffusera lentement. La forte odeur de poissons (odeur, il faut le dire, re-dou-ta-ble) attirera les oiseaux, qui viendront se régaler de cette gourmandise - certains pouvant sentir l’odeur à une ou deux dizaines de kilomètres.

Hum, le bon chum !Hum, le bon chum !

Hum, le bon chum !

Le but premier est d’attirer les océanites, ces minuscules oiseaux marins noirs, que les pêcheurs bretons appellent parfois satanigs car ils ont le plumage noir et seraient annonciateurs de tempêtes (ce qui est loin d’être systématiquement le cas). Il faut vraiment être en mer pour les voir correctement car leur taille est à peu près celle d’une hirondelle.

Le Mor Braz est connu pour en accueillir beaucoup en été, et nous avons pu voir jusqu’à 300 oiseaux posés ensemble, en radeau sur l’eau, au milieu de nulle part.

Aventures naturalistes dans le Mor Braz
Aventures naturalistes dans le Mor Braz

Mais, attirés par le chum, les oiseaux peuvent venir à quelques mètres du bateau tandis qu’ils picorent, de leur vol papillonnant, les petits morceaux qui se détachent du gros bloc.

Aventures naturalistes dans le Mor Braz
Aventures naturalistes dans le Mor BrazAventures naturalistes dans le Mor Braz

L’un des buts de nos prospections était de mettre en évidence la présence du très rare océanite de Wilson. Cette espèce niche dans les contrées de l’hémisphère Sud, notamment dans les îles subantarctiques. Après la reproduction (australe), les oiseaux remontent vers les côtes d’Amérique du Nord, mais la présence de l’espèce de ce côté-ci de l’Atlantique a été mis en évidence depuis une vingtaine d’années, singulièrement au large des îles Britanniques. En France, l’espèce reste cependant occasionnelle.

A la faveur de notre chum et sans doute attirés par quelques océanites tempêtes qui s’y nourrissaient, nous avons pu observer deux oiseaux de plus d’un an, fortement en mue, le 19 septembre. Et ce, à quelques mètres du bateau. Ce fut LE grand moment de nos sorties que de voir ces oiseaux aux pattes démesurées marcher littéralement sur l’eau tout en pratiquant un sorte de vol bondissant. De vrais « diables », décidément !

Les deux oiseaux observés le 19 septembre 2015.
Les deux oiseaux observés le 19 septembre 2015.
Les deux oiseaux observés le 19 septembre 2015.
Les deux oiseaux observés le 19 septembre 2015.

Les deux oiseaux observés le 19 septembre 2015.

Océanite de Wilson (à gauche) et océanite tempête (à droite), pour comparaison.

Océanite de Wilson (à gauche) et océanite tempête (à droite), pour comparaison.

On peut également ajouter les observations d’espèces peu fréquentes comme le labbe pomarin...

Oiseau de 2 ans.

Oiseau de 2 ans.

...ou de la mouette de Sabine, venue de l’Arctique canadien ou russe.

Oiseau de 2 ans.

Oiseau de 2 ans.

Sans oublier le poisson lune (môle) que l’on croit toujours à moitié mort, jusqu’à ce qu’il nous gratifie d’un bond soudain en dehors de l’eau !

Au cours des sorties, nous avons croisé trois môles. Quand ils flottent à la surface, c'est en réalité pour se réchauffer au soleil après des plongées en eaux profondes.

Au cours des sorties, nous avons croisé trois môles. Quand ils flottent à la surface, c'est en réalité pour se réchauffer au soleil après des plongées en eaux profondes.

Merci à nos compagnons de virée et singulièrement à notre « capitaine-ornithologue » Baptiste Sinot. L’aventure continue !

Aventures naturalistes dans le Mor Braz

Publié dans Biodiversité sauvage

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Enquête : chat domestique et biodiversité

Publié le par lesbiodiversitaires

Nous avons déjà évoqué le problème que posent les chats domestiques à la faune sauvage, dans notre article Trop de chats : un problème pour la biodiversité.

Enquête : chat domestique et biodiversité

Une enquête du Muséum national d'Histoire naturelle et de la Société Française pour l’Étude et la Protection des Mammifères vient de paraître justement à ce propos, qu'il nous semble intéressant de relayer.

Voici le communiqué :
" Malgré quelques études, le chat domestique reste un prédateur de la petite faune sauvage dont nous ne connaissons que peu les habitudes.
Nous savons que la nourriture donnée par l’Homme ne l’empêche pas de chasser, car cette activité constitue pour lui un exercice, voire un jeu.
Dans le cadre de leur programme « Chat domestique et biodiversité », le Muséum national d'Histoire naturelle et la Société Française pour l’Étude et la Protection des Mammifères lancent, en lien avec la LPO et d’autres associations, une enquête participative à destination des propriétaires (ou non) de chats.
Ce projet d’observatoire n’est pas mené pour mettre en cause la place de l'animal de compagnie dans nos vies quotidiennes.
Il vise à étudier la prédation opérée par le chat domestique et à comprendre les relations de cet animal avec la petite faune sauvage.
Une nécessaire compréhension pour adapter les mesures de prévention et de conser
vation de cette petite faune sauvage.
Participez à la collecte d’informations sur le site http://www.chat-biodiversite.fr/ "

Cette initiative devrait vraiment être utile.
Il serait peut-être temps, en effet, de réfléchir plus sérieusement à limiter l'impact des matous sur la faune sauvage.

Jouez beaucoup avec vos chats ! Un bouchon attaché à une ficelle remplace avantageusement la petite mésange... Et ne les laissez pas trainer au printemps, en pleine période de reproduction des oiseaux.

Enquête : chat domestique et biodiversité

Les protecteurs des chats rejoignent d'ailleurs les naturalistes puisqu'eux aussi demandent aux propriétaires d'être plus responsables avec leurs animaux (ne pas les laisser divaguer, les stériliser, bien réfléchir avant d'acquérir un chat pour limiter les risques d'abandon, etc.).

Miaou !

Enquête : chat domestique et biodiversité

(Les dessins sont extraits du livre Tout pour mon chat - où ce problème de la prédation et de la biodiversité est abordé).

Publié dans Biodiversité sauvage

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Madère : au cœur de la biodiversité marine

Publié le par lesbiodiversitaires

Il y a deux types de foule à Madère : celle, souvent grasse et blanche, qui se presse autour des piscines (faute de plages), et celle qui hante les falaises escarpées, les îles rocheuses et désertes, les plus hauts sommets comme l’étendue immense de l’Atlantique. C’est à la rencontre de cette dernière que nous sommes partis.

Madère : au cœur de la biodiversité marine

Madère et ses dépendances – Porto Santo, les Desertas et plus loin encore, les Salvages – sont parties intégrantes de ce que l’on appelle les îles de Macaronésie, qui comportent également les archipels des Açores et des Canaries et aussi les îles du Cap Vert. D’un point de vue biologique, ce sont de hauts-lieux de l’endémisme, tant pour la faune que pour la flore.
L’idée était ici d’aller à la rencontre des oiseaux et des mammifères marins de Madère, mais aussi des espèces terrestres endémique. Ne dit-on pas que Darwin s’est inspiré en partie de Madère pour forger sa théorie de l’évolution ?
C’est pourquoi nous avons privilégié les sorties en mer, soit à bord d’un Zodiac, soit sur un bateau à voile de 15m, pour rejoindre les îles Desertas – qui portent si bien leur nom.

Madère : au cœur de la biodiversité marine

A la poursuite des voiliers et des voyageurs

Pétrel de Bulwer
Pétrel de Bulwer

D’abord, fuir les grands catamarans bourrés de monde qui croisent devant Funchal, la capitale de Madère, pour montrer quelques dauphins et une baleine quand il y en a. Ensuite, aller le plus au large possible, pour rejoindre la faune pélagique à 15 milles nautiques. En route, on croise bientôt les grands puffins cendrés ou les impétueux pétrels de Bulwer qui se jouent du vent de façon incroyable. Ils viennent parfois vers nous, rasant l’eau devant l’étrave et, d’un simple coup d’aile, effectuent un ressaut qui les projette à 15m de hauteur et 30 de longueur en une fraction de seconde. Ces deux oiseaux constituent l’essentiel de l’avifaune dans les parages de Madère et ils nichent ici surtout aux Desertas.

Puffin cendré.

Puffin cendré.

Devant nous, une bande de puffins va et vient avec de lents battements d’ailes. Nous nous approchons prudemment car c’est bien souvent le signe de la présence d’un banc de poissons. Et qui dit puffins et poissons dit aussi dauphins. Bientôt, une troupe de dauphins tachetés, fréquents dans ces eaux, entourent le bateau, alternant sauts au-dessus des flots et course folle sous l’étrave. A qui sera le premier à devancer l’embarcation !

Dauphins tachetés.
Dauphins tachetés.Dauphins tachetés.

Dauphins tachetés.

Dauphins tachetés. Au fil des jours, nous avons croisé une bonne centaine de dauphins, animaux aussi joueurs que le veut leur légende et qui aiment venir jeter un coup d’œil aux humains.Dauphins tachetés. Au fil des jours, nous avons croisé une bonne centaine de dauphins, animaux aussi joueurs que le veut leur légende et qui aiment venir jeter un coup d’œil aux humains.Dauphins tachetés. Au fil des jours, nous avons croisé une bonne centaine de dauphins, animaux aussi joueurs que le veut leur légende et qui aiment venir jeter un coup d’œil aux humains.

Dauphins tachetés. Au fil des jours, nous avons croisé une bonne centaine de dauphins, animaux aussi joueurs que le veut leur légende et qui aiment venir jeter un coup d’œil aux humains.

Autres reines des lieux : les baleines. Ici, c’est le rorqual de Bryde ou rorqual tropical qui est présent à cette époque. L’espèce se rencontre le long des côtes ou en haute mer dans les eaux tropicales et subtropicales de tous les océans qui sont à une température d’au moins 20°C. D’abord un souffle (que l’on peut entendre si on est suffisamment proche de l’animal), puis un dos qui glisse au-dessus de la surface, une nageoire dorsale, et l’arrière de l’animal qui s’enfonce enfin, tel un sous-marin. Ainsi 3 ou 4 fois de suite, puis l’animal sonde pendant de longues minutes. Par quatre fois, en toute fin de journée, nous avons pu assister au saut complet de deux baleines au-dessus des flots. Elles retombent alors dans une énorme gerbe d’écume !

Rorqual de Bryde. Les baleines nagent paisiblement, mais quand elles sautent, leurs bonds sont impressionnants.Rorqual de Bryde. Les baleines nagent paisiblement, mais quand elles sautent, leurs bonds sont impressionnants.

Rorqual de Bryde. Les baleines nagent paisiblement, mais quand elles sautent, leurs bonds sont impressionnants.

On croise aussi en mer des tortues. C'est principalement la tortue caouanne Caretta caretta qui est vue le plus régulièrement dans les eaux de Madère, davantage que la grosse tortue luth, même si elle est en diminution importante.

Une tortue emmêlée dans un bout de filet de pêche à la dérive est repérée. Marco, notre skipper, aura toutes les peines du monde à la sortir de l'eau : une tortue, c'est dense ! Il coupe le filet et relâche l'animal. Ouf ! Une tortue emmêlée dans un bout de filet de pêche à la dérive est repérée. Marco, notre skipper, aura toutes les peines du monde à la sortir de l'eau : une tortue, c'est dense ! Il coupe le filet et relâche l'animal. Ouf !
Une tortue emmêlée dans un bout de filet de pêche à la dérive est repérée. Marco, notre skipper, aura toutes les peines du monde à la sortir de l'eau : une tortue, c'est dense ! Il coupe le filet et relâche l'animal. Ouf !

Une tortue emmêlée dans un bout de filet de pêche à la dérive est repérée. Marco, notre skipper, aura toutes les peines du monde à la sortir de l'eau : une tortue, c'est dense ! Il coupe le filet et relâche l'animal. Ouf !

Mais il y a encore du boulot avant que la mer soit propre... en terme d'environnement, on aurait bien besoin d'un super héros, mais pas d'un qui prend l'eau...

Mais il y a encore du boulot avant que la mer soit propre... en terme d'environnement, on aurait bien besoin d'un super héros, mais pas d'un qui prend l'eau...

Tortue caouanne. Nous avons croisé quatre tortues au fil des jours.

Tortue caouanne. Nous avons croisé quatre tortues au fil des jours.

A côté des bandes innombrables des puffins cendrés, nous avons recherché le pétrel de Bulwer. Entièrement brun-noir, les ailes tendues comme un arc, l’espèce se joue du vent et des vagues, rasant la surface et virant de bord tout aussi soudainement, puis il reprend de la hauteur en deux ou trois battements d’ailes. Déjà, il est loin.

Pétrels de Bulwer.Pétrels de Bulwer.

Pétrels de Bulwer.

Rien à voir avec le vol chaloupé du puffin cendré, le plus grand de la troupe, surtout quand la mer est calme et que l’oiseau, ramant dans les airs, vient nous voir à quelques mètres, nous fixant de son petit œil noir.

Puffin cendré.

Puffin cendré.

Mais si le vent monte, alors lui aussi arque ses ailes et devient un véritable avion de chasse, en faisant de grandes orbes, ailes rigides au-dessus de l’écume blanche.

Puffin cendré.

Puffin cendré.

Quand la mer est plate, on peut voir des radeaux d’oiseaux posés à la surface, tranquilles comme des mouettes sur un plan d’eau.

Puffins cendrés.

Puffins cendrés.

Parmi eux, on trouve parfois un puffin majeur, qui a peut-être niché à Tristan da Cunha pendant l’été austral et qui remonte à cette époque dans l’Atlantique Nord.

Puffin majeur.

Puffin majeur.

Nous avons aussi recherché le rare puffin de Barolo, bien différent des autres puffins de la région. C’est le plus petit, il vole au ras des flots, tel un chevalier guignette, ailes raides et battements rapides et saccadés. Il a un peu de gris sur les rémiges secondaires et son œil se détache bien sur le haut de la joue blanche, ce qui le distingue du puffin des Anglais, espèce répandue sur les côtes européennes. Nous n’en avons observé qu’un seul, en toute fin de journée

Puffin de Barolo.Puffin de Barolo.

Puffin de Barolo.

Plus petits encore sont les océanites – que les pêcheurs bretons appellent satanigs car ils sont annonciateurs, selon eux, de tempêtes. Il faut de bons yeux pour les repérer à moins de leur proposer du chum.
Le chum est un mélange infâme d’intestins de poissons, de morceaux de calamars, d’huile de foie de morue, bien mixés, auxquels on ajoute de l’eau et que l’on congèle (bonjour les odeurs) pour ensuite le balancer par-dessus bord. Il flotte ainsi et permet une dispersion lente.
Sur une mer totalement vide d’oiseaux, nous avons fait l’expérience. En quelques minutes, venus de nulle part, un puis deux, puis quatre océanites de Castro, bientôt accompagnés de deux océanites de Wilson, originaires, eux aussi, de l’Hémisphère Sud. C’est leur odorat, infiniment plus puissant que le nôtre, qui leur permet, à des kilomètres, de sentir la mixture. Superbe spectacle que ces petits oiseaux, à peine plus gros qu’une hirondelle, virevoltant autour du bateau, chevauchant les vagues, se posant quelques secondes à la surface et même, pour l’océanite de Wilson, « pédalant » sur l’eau !

Océanite de Wilson (les trois premiers), océanite de Castro (le quatrième) et les deux ensemble...
Océanite de Wilson (les trois premiers), océanite de Castro (le quatrième) et les deux ensemble...
Océanite de Wilson (les trois premiers), océanite de Castro (le quatrième) et les deux ensemble...
Océanite de Wilson (les trois premiers), océanite de Castro (le quatrième) et les deux ensemble...
Océanite de Wilson (les trois premiers), océanite de Castro (le quatrième) et les deux ensemble...

Océanite de Wilson (les trois premiers), océanite de Castro (le quatrième) et les deux ensemble...

Dans la série « pétrels », deux espèces étaient l’objet de toute notre attention. Elles sont en effet pour l’une en danger d’extinction – le pétrel de Madère – et pour l’autre « vulnérable » - le pétrel des Desertas – selon la classification de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature).
La première niche que sur Madère (voir ci-dessous) et ne compte guère plus de 80 à 85 couples, ce qui fait d’elle l’oiseau de mer européen le plus rare.
La seconde niche essentiellement sur Bugio, l’une des trois îles des Desertas, et ne compte pas plus de 120 à 150 couples.
Elles sont extrêmement difficiles à distinguer l’une de l’autre et quand on le peut, ce sont de bonnes photos qui permettront, mais pas toujours, de dire s’il s’agit de l’une ou l’autre espèce…

Pétrel de Madère et pétrel des Desertas.Pétrel de Madère et pétrel des Desertas.

Pétrel de Madère et pétrel des Desertas.

Les îles Desertas… pas si désertes
Trois (très) gros rochers volcaniques qui émergent de l’océan, au sud/sud-est de Madère. Voilà les Desertas. Des falaises avec des à-pics considérables, une végétation quasi inexistante, un soleil de plomb et pas l’ombre d’un humain, hormis les deux gardes de cette réserve nationale et, la journée seulement, un ou deux très rares voiliers en escale.

Iles Desertas. Des araignées tarentules de bonne taille vivent à leur sommet, mais nous n'avons pas pu les voir.
Iles Desertas. Des araignées tarentules de bonne taille vivent à leur sommet, mais nous n'avons pas pu les voir.Iles Desertas. Des araignées tarentules de bonne taille vivent à leur sommet, mais nous n'avons pas pu les voir.

Iles Desertas. Des araignées tarentules de bonne taille vivent à leur sommet, mais nous n'avons pas pu les voir.

C’est là, avec l’accord de la réserve, que nous avons décidé de débarquer pour aller au plus près des… milliers d’oiseaux marins qui nichent ici. Car si, dans la journée, les îles semblent en effet désertes, l’arrivée du crépuscule voit aussi celle des puffins cendrés, pétrels de Bulwer et océanites de Castro qui reviennent nourrir leurs jeunes à la nuit. Et là, tout change. Des ombres de plus en plus nombreuses tournoient dans le ciel qui s’enténèbre, fantômes d’abord silencieux puis, avec la nuit qui vient, entamant alors un concert incroyable de cris étranges. Ecoutez plutôt :

Chant puffin cendré.

A la lueur de lampes frontales, nous parcourons doucement, en suivant le sentier de la réserve, le chaos rocheux où les oiseaux se reproduisent.
Ici deux puffins cendrés posés à même le minuscule chemin qui circule entre les blocs de basalte.
Là un pétrel de Bulwer, l’avant du corps à moitié enfoncé dans une fissure et qui pousse son aboiement sourd, comme un chien lointain.
Une ombre noire dans le ciel noir et juste l’éclat d’un croupion blanc : c’est un océanite de Castro qui rejoint son nid. Une petite boule de duvet noir attend quelque part son parent qui vient, toute les nuits le nourrir jusqu’à son envol.
Les oiseaux ne craignent pas les ombres humaines et volent à nous frôler : ni en mer, ni sur terre, nous ne faisons partie de leurs prédateurs.
C’est le grand chambardement nocturne loin, très loin, de la cohue estivale qui se presse dans les grands hôtels de Funchal. On se couche vers 1h du matin, à la belle étoile, la lune se levant au-dessus de la falaise et finalement bercé par les oiseaux qui volent tout près et les clameurs nocturnes de ce monde inconnu.

Serin des Canaries.
Serin des Canaries.

Aux premières heures du jour, c’est le silence. Les visiteurs du soir sont déjà repartis en haute mer. Restent les rares espèces d’oiseaux terrestres de l’île, au nombre de… deux : le serin des Canaries et le pipit de Berthelot. Le premier n’est rien moins que l’ancêtre de nos canaris domestiques!

Le second n’est connu que des ornithologues. Mais ici, c’est une vedette. Moins farouche que lui, ce n’est pas possible. Comme en témoigne les photos ci-dessous, où un jeune oiseau s’est épris d’Elise !

Les pipits de Berthelot des îles Desertas n'ont aucune peur de l'homme, surtout quand il s'agit de glaner quelques miettes !Les pipits de Berthelot des îles Desertas n'ont aucune peur de l'homme, surtout quand il s'agit de glaner quelques miettes !
Les pipits de Berthelot des îles Desertas n'ont aucune peur de l'homme, surtout quand il s'agit de glaner quelques miettes !Les pipits de Berthelot des îles Desertas n'ont aucune peur de l'homme, surtout quand il s'agit de glaner quelques miettes !

Les pipits de Berthelot des îles Desertas n'ont aucune peur de l'homme, surtout quand il s'agit de glaner quelques miettes !

Exemple vivant de ce que devrait être les rapports entre l’homme et le monde animal. Si le premier ne s’était acharné, depuis qu’il est bipède, à vouloir détruire le second.

Phoque moine. Photo : Marine Bio
Phoque moine. Photo : Marine Bio

En parlant de destruction, s’il est un mammifère marin qui pourrait en témoigner, c’est bien le phoque moine. Bien présent autrefois en Méditerranée, il en a été extirpé par la chasse (il vivait autrefois en Corse, jusqu’en 1970) et ne se trouve plus qu’en Grèce et en Turquie. Sur la façade atlantique, il ne subsiste que quelques individus au Maroc et en Mauritanie, 150 sur la côte du Sahara occidental et 30 à 35 à Madère, sur les Desertas. Soit un total d’environ 500 individus ! C’est dire si nous avons été heureux d’en observer 3 aux Desertas – un adulte et deux immatures qui jouaient ensemble.

Tout autre mammifère, mais aussi intéressant du point de vue de la biodiversité, domestique cette fois, la chèvre qui vit sur Deserta Grande et Bugio.
Ces animaux ont été introduits voici plusieurs siècles sur ces îles où ils ont fait souche sans aucun échange génétique avec les chèvres domestiques actuelles. Elles ressemblent fort à la fameuse chèvre aegagre de Crète, domestiquée il y a très longtemps et retournée à l’état sauvage.
Ces animaux, comme ceux des Desertas sont proches de ce qui était l’ancêtre des chèvres domestiques, vivant quelque part au Moyen-Orient.
Il s’agit donc d’animaux remarquables, ayant gardé des caractéristiques phénotypiques ancestrales, un patrimoine génétique unique et une incroyable adaptation aux conditions environnementales drastiques puisqu’il n’y a tout simplement pas d’eau douce sur les Desertas ! Les animaux lèchent la rosée déposée sur les plantes dont elles se nourrissent également.

Madère : au cœur de la biodiversité marineMadère : au cœur de la biodiversité marine

On a bien tenté de les éliminer, à l’instar des chats et des rats, grands prédateurs d’oiseaux, mais visiblement sans succès. Il n’est pas certain qu’elles aient un impact sur la faune sauvage. Certes, elles mangent des plantes… Il ne faudrait pas qu’elles soient totalement éliminées, sans, au préalable, en capturer pour les conserver ailleurs, ou bien, au minimum, en prélever des ovocytes et de la semence pour la garder et l’utiliser ultérieurement pour améliorer les races de chèvres domestiques. L’exemple de la vache d’Amsterdam, totalement décimée sans aucun discernement, ne doit pas être renouvelé.

Madère endémique

Sur l’île de Madère, l’endémisme est également présent chez les plantes (nombreuses), les insectes, les papillons, les lézards (lézard de Madère, omniprésent et par endroit tout aussi effronté que le pipit de Berthelot), les chauves-souris (une espèce endémique) et les oiseaux avec, notamment, le pigeon trocaz et le minuscule roitelet de Madère, sans compter les sous-espèces.

Certains lézards de Madère sont familiers.
Certains lézards de Madère sont familiers.Certains lézards de Madère sont familiers.

Certains lézards de Madère sont familiers.

Et puis au-dessus du lot, l’incontournable pétrel de Madère (ou pétrel de Zino) redécouvert en 1969, alors qu’on le croyait disparu. Cet oiseau de haute mer a une particularité incroyable : il niche sur l’une des plus hautes montagnes de Madère – le Pico do Arieiro à 1818m -, sur ces parois escarpées et accessibles uniquement en rappel. Comme les autres oiseaux marins, il vient à la nuit pour nourrir son unique jeune. C’est un moment incroyable quand vers 22h, nous nous sommes retrouvés près du sommet, sur un petit chemin étroit bordé par des à-pics vertigineux (mais heureusement sécurisés), sous un ciel étoilé et que nous avons entendu le premier chant d’un oiseau revenant de l’océan. Lugubre, étrange, rappelant un peu une chouette hulotte. On dit ici que c’est la voix des bergers morts qui se fait entendre la nuit venue.

Pour terminer ce tour de Madère biodiversitaire, on ne peut passer sous silence le monarque. Ce magnifique papillon orange et noir est bien connu des Américains. Chaque année il entreprend une migration d’automne qui le mène du nord-est de l’Amérique du Nord au Mexique. Ayant fortement diminué du fait de la déforestation, l’emploi des insecticides et du changement climatique, il est devenu le symbole d’une biodiversité fragile et menacée.
Ce grand migrateur est parfois déporté par des tempêtes et se retrouve alors de ce côté de l’Atlantique. Nous en avons déjà vus sur les îles d’Ouessant et de Sein. Or, des individus sont arrivés aussi à Madère, où l’espèce est signalée dès 1860. Et visiblement elle a fait souche (dans les années 1980 ?), si bien que l’on peut voir, en étant attentif, un monarque voleter sur des fleurs plus ou moins tropicales.

Parmi les papillons de Madère, le monarque (celui de couleur orange) est le plus spectaculaire.
Parmi les papillons de Madère, le monarque (celui de couleur orange) est le plus spectaculaire.Parmi les papillons de Madère, le monarque (celui de couleur orange) est le plus spectaculaire.

Parmi les papillons de Madère, le monarque (celui de couleur orange) est le plus spectaculaire.

On comprend, en quittant Madère, que Darwin ait pu être inspiré par cette île où la biodiversité, sans être exubérante, est toujours riche d’enseignements et de réflexion sur nos écosystèmes et les espèces qui les composent. Encore faut-il avoir envie de quitter le bord de la piscine des grands hôtels…

Madère : au cœur de la biodiversité marine
Photo : Gilles Hervé
Photo : Gilles Hervé

Une partie de l'équipe, à la sortie du bateau, encore plein d'eau de mer et de sel !
Au cours du périple, nous rencontrons Hugh Harrop, le fameux photographe d'oiseaux écossais des îles Shetland, avec qui nous sortons en mer (Hugh est le second en partant de la gauche). Ses conseils techniques pour photographier les oiseaux marins ont été les bienvenus !
L'occasion de vous faire découvrir son blo
g photo.

Merci également au reste de l'équipe (Jean-Yves, Valérie, Théo et Gilles !) et aux naturalistes portugais Filipe, Louis, et Marco.

Publié dans Biodiversité sauvage

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Primates

Publié le par lesbiodiversitaires

Jean-Jacques Petter (Auteur) - François Desbordes (Illustration) - Yves Coppens (Préface) - Paru en novembre 2010 – éditions Nathan.

Couverture de Primates.
Couverture de Primates.

Couverture de Primates.

Avec François Desbordes, nous avions convenu d’un troc : Tous les chevaux du monde contre son livre sur les singes, Primates.
Nous nous sommes échangés nos pavés au Jardin des Plantes, à l’occasion de l’expo sur les grands singes et d’une interview sur le dessin (à paraître dans un futur numéro de L’Oiseau magazine).
Faire un tour dans la Grande galerie de l’évolution et la salle des espèces disparues avec l’un des dessinateurs qui a réalisé un vélin du Muséum, l’un des maîtres actuels du dessin animalier, travailleur acharné, la passion du dessin tellement chevillée au corps qu’il ne peut vivre sans ses 10 heures de travail par jour (dont plusieurs heures de pur dessin) chaque jour de l’année, c’est un beau moment !
Et voilà enfin ce fameux livre, dont nous avions tellement entendu parler. Nous savions par ouïe dire que les primatologues américains avaient été estomaqués par son travail.
9 années de labeur acharné, concentrant toute une vie de passion pour les singes, et nous voici en face d’un des plus beaux livres naturalistes réalisés ces dernières décennies.

Planche des ouistitis, reproduite avec l'aimable autorisation de François Desbordes. Il faut voir ces incroyables dessins sur papier !

Planche des ouistitis, reproduite avec l'aimable autorisation de François Desbordes. Il faut voir ces incroyables dessins sur papier !

Bravo à François, au primatologue Jean-Jacques Petter (†), mais aussi à Michèle Reby, l’éditrice de Nathan aujourd’hui à la retraite qui a défendu ce livre des années durant.
« Ce livre sur les singes, admet François Desbordes, était une idée déraisonnable. Mais c’est pour ça qu’elle était bonne ! »

Primates

Le texte, écrit par un grand primatologue, vous apportera une foule de connaissances. Quant aux prodigieux dessins, tous ceux qui aiment la nature et les animaux devraient les avoir vus au moins une fois dans leur vie. Une œuvre de référence, à avoir dans toutes les bibliothèques naturalistes !

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Les jardins du château de la Javelière, un paradis pour les insectes

Publié le par lesbiodiversitaires

Comme l’année dernière, nous avons eu la chance d’être invités cette année au château de la Javelière (Loiret), au cœur d’un des Jardins Remarquables de France. Ce jardin est une œuvre d’art vivante, toujours en mouvement, avec sa part d’éphémère. C’est ce qui en fait la beauté.

Les jardins du château de la Javelière, un paradis pour les insectes
Photos du chateau et de la haie : site de la Javelière. Notez la zone de friche derrière la haie.

Photos du chateau et de la haie : site de la Javelière. Notez la zone de friche derrière la haie.

Les maîtres des lieux, Patrick Masure, partisan convaincu de la protection de la nature, grand spécialiste des roses, et son épouse Anne-Marie, l’entretiennent de façon naturelle, secondés par deux jardiniers, dont un qui est un véritable militant écologiste.
Et cela se voit.
Car ce qui nous frappe à chacun de nos séjours dans cet endroit magique, c’est l’extraordinaire densité d’insectes ! Par exemple, nous y avons vu plus de moro-sphynxs en quelques heures qu’au cours de toute une vie.

Les jardins du château de la Javelière, un paradis pour les insectes
Les jardins du château de la Javelière, un paradis pour les insectes
Les jardins du château de la Javelière, un paradis pour les insectes
Les jardins du château de la Javelière, un paradis pour les insectes
Les jardins du château de la Javelière, un paradis pour les insectes

Sans parler des tritons, de la hulotte qui chante le soir dans le parc quand la lune scintille entre les feuilles des grands arbres, du pic mar, du faucon hobereau qui fait crier les hirondelles…
La biodiversité domestique est présente aussi : poules, canards, et moutons d’Ouessant.
Dans ce Jardin Remarquable, on trouve non seulement des variétés rarissimes de roses, des fleurs étranges aux parfums envoûtants, des haies surprenantes qui pourraient être sorties de l’imagination d’un Magritte, mais également de longs et vastes espaces en friche… des centaines de mètres carrés d’herbes folles dédiées aux papillons, aux araignées, au lièvre qui s’y cache… Ces zones de friches, totalement réfléchies et intégrées dans l’architecture du jardin, en renforcent la beauté.

Les jardins du château de la Javelière, un paradis pour les insectes
Les jardins du château de la Javelière, un paradis pour les insectesLes jardins du château de la Javelière, un paradis pour les insectes
Les jardins du château de la Javelière, un paradis pour les insectes

Une œuvre d’art, mais qui non seulement respecte le sauvage, mais lui permet de s’y déployer. Car parmi toutes ces fleurs, ces arbres, ces eaux et ces ombres, les insectes ont bien l’air de penser qu’ils sont au paradis !

Les jardins du château de la Javelière, un paradis pour les insectes
Les jardins du château de la Javelière, un paradis pour les insectes
Les jardins du château de la Javelière, un paradis pour les insectes
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Les jardins du château de la Javelière, un paradis pour les insectes
Les jardins du château de la Javelière, un paradis pour les insectes

Pour ceux qui ont l’occasion de passer par le Loiret, nous recommandons la visite des jardins. Pour plus de renseignements, rendez-vous sur la page du site.

Les jardins du château de la Javelière, un paradis pour les insectes
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