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environnement et societe

Le prix national Lire l'économie revient à Mais pourquoi j'ai acheté tout ça ?! Stop à la surconsommation

Publié le par lesbiodiversitaires

Le prix national Lire l'économie revient à Mais pourquoi j'ai acheté tout ça ?! Stop à la surconsommation

Voilà une bonne nouvelle !!

Hier j'ai dû me rendre à Paris au Ministère de l'économie et des finances car ma première bande dessinée Mais pourquoi j'ai acheté tout ça ?! a gagné le premier prix catégorie bande dessinée du Prix Lycéen « Lire l’Économie » 2018.

 

Un prix organisé par le Ministère de l'Éducation nationale et le Ministère de l'Economie et des Finances, en partenariat avec l'association Lire La Société, et décerné par un jury lycéen.

 

Ce prix, décerné à l'issue du vote des lycéens, récompense l'auteur d'un ouvrage qui "présente de réelles qualités pédagogiques et dont l'objet a suscité la réflexion et l'analyse économiques". Et c'est Mais pourquoi j'ai acheté tout ça ?! Stop à la surconsommation qui l'a remporté !!

 

Remise du prix, avec quelques lycéens du jury et le youtubeur Cyprien.Remise du prix, avec quelques lycéens du jury et le youtubeur Cyprien.
Remise du prix, avec quelques lycéens du jury et le youtubeur Cyprien.

Remise du prix, avec quelques lycéens du jury et le youtubeur Cyprien.

Voici le petit discours que j'ai fait pour cette occasion car quelques personnes me demandent de le publier et il nous concerne finalement tous. Contente que grâce à tous les jeunes qui ont travaillé à ce prix, il ait été possible de parler de la surconsommation et faire passer quelques messages dans un lieu et à des personnes et des hommes politiques d'ordinaire inaccessibles.

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Bonjour et merci à tous et merci aux lycéens qui m’ont décerné ce prix.

 

C’est une joie d’autant plus inattendue qu’il s’agit pour moi de ma toute première bande dessinée, et je suis particulièrement heureuse qu’elle ait été repérée puis sélectionnée parmi les finalistes.

Obtenir le premier prix me comble bien sûr, car réaliser une bande dessinée, c’est très long, ça représente des années de réflexion et une bonne année de travail, entre le scénario, les dessins et la mise en couleur.

 

Et j’en profite pour adresser un très très grand merci à ma chère éditrice ici présente, Stéphanie Zweifel qui m’a accompagnée pas à pas dans la réalisation de cette bande dessinée, avec toute sa patience et son humour, ainsi qu’aux éditions Delachaux et Niestlé qui ont cru en cette collection.

 

Je remercie aussi les personnes réelles qui ont bien voulu devenir des personnages de cette bande dessinée : Laetitia Vasseur de l’association Hop, Halte à l’obsolescence programmée, François Oger, du magasin bio la Belz’saison, Hélène Danel, qui porte un projet d’école construite en économie circulaire, et Charles Braine, ancien marin en pêche durable.

 

Mais avoir obtenu ce prix me rend doublement heureuse du fait du thème de cette bande dessinée, la surconsommation, un sujet qui me tient particulièrement à cœur. La surconsommation, et son corollaire l’obsolescence programmée, est aujourd’hui l’un des plus gros problèmes écologique et social.

Au-delà des ravages qu’elle cause sur la planète, la surconsommation cause aussi des ravages au niveau social et c’est bien dommage par les temps qui courent que personne n’analyse davantage toutes les conséquences à tous les niveaux de ce mode de vie absurde.

 

On parle toujours de pouvoir d’achat, mais on ne parle jamais du pouvoir d’acheter des choses de qualité. Or c’est pour cela aussi qu’on devrait tous manifester, pour demander à pouvoir avoir accès à nouveau à des produits durables comme il en existait du temps de nos grands-parents où un frigo durait facilement 20 ans.

Si aujourd’hui on n’était pas obligé de changer tous les 5 ans de machine à laver parce qu’elle tombe en panne trop vite, ou bien d’ordinateur parce que les nouveaux logiciels ne sont plus compatibles, et toutes ces montagnes d’objets ou de vêtement de très mauvaise qualité, si on avait vraiment le choix d’acheter du durable, de la qualité, notre pouvoir d’achat et celui des plus pauvres se porterait déjà un peu mieux.

On a toutes les connaissances techniques pour fabriquer des objets durables, faisons-le. Pas seulement pour le consommateur, mais pour la sauvegarde de la planète et pour un monde plus juste.

 

Il faut savoir, que la France est au niveau mondial l’un des premiers pays à avoir voté une loi contre l’obsolescence programmée, c’est une excellente chose et c’est dommage qu’on n’en ait pas parlé davantage, mais il faut continuer d’aller beaucoup plus loin dans ce sens. C’est aux politiques d’encadrer les pratiques marchandes et industrielles pour ne plus permettre les dérives actuelles. Et c’est à nous tous de modérer notre surconsommation et de chercher et d’initier de véritables alternatives. Noël approche, ne sacrifions pas notre planète pour des gadgets en plastique !

 

Rappelons-nous au contraire de ce qui compte vraiment, rappelons-nous que le bonheur n’est pas un concept publicitaire et qu’aucun objet, qu’aucun bien de consommation, ne nous comblera jamais. Rappelons-nous de ce qui seul peut nous sauver, à savoir, les liens humains, ces petits liens fragiles que l’on tisse jour après jour et qui nous relient tous.

 

A nous de choisir ce qui est le plus important pour nous : l'être ou l'avoir.

 

Je suis donc d’autant plus heureuse que grâce aux lycéens, grâce aux jeunes qui se sentent concernés par ce scandale de la surconsommation, auquel chacun d’entre nous est confronté intimement dans son quotidien, cette bande dessinée ait été récompensée, et que ce livre puisse circuler aussi parmi les cercles politiques.

 

C’est une bande dessinée, les choses y sont expliquées simplement, dans l’idée d’informer, d’amuser, et de faire réfléchir, et j’espère que grâce à vous tous, et grâce à ce prix, elle trouvera encore de nombreux lecteurs et continuera de faire réfléchir d’autres personnes.

 

Merci mille fois pour ce prix et merci mille fois d’avoir mis la question de la surconsommation à l’honneur.

Le monstre de la surconsommation, un des personnages de la BD !

Le monstre de la surconsommation, un des personnages de la BD !

Et pour info, une dédicace est prévue ce samedi à partir de 15h à la librairie l'Archipel des mots à Vannes (21 place du général de Gaulle), avec la BD bien sûr mais aussi la Petite philosophie des oiseaux.

Elise

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Un petit-déjeuner bio

Publié le par lesbiodiversitaires

Pour Anne et Potam !

Par Elise Rousseau

Un petit-déjeuner bio
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Destruction de la nature : un crime contre l’humanité

Publié le par lesbiodiversitaires

Destruction de la nature : un crime contre l’humanité

Ci-dessous le lien pour une tribune que nous avons signée aujourd'hui pour Libération, ainsi que le texte, ci-dessous. Sur ce blog ou dans nos livres, nous essayons de faire partager la beauté de la nature et de parler de choses positives, mais il n'est pas tous les jours facile, quand on sait tout ce qui se passe d'un point de vue environnemental, de garder espoir. Nous voulons continuer cependant d'espérer qu'un sursaut et une réelle prise de conscience sont possibles, et c'est pourquoi nous continuons, à la mesure de nos moyens, de tirer la sonnette d'alarme.

C’est la première fois. La première fois depuis 15 ans pour l’un, 40 ans pour l’autre, que nous travaillons dans la protection de l’environnement, que nous entendons cela. Dans notre réseau professionnel et amical, des directeurs de grandes associations naturalistes, des responsables de réserves naturelles nationales, des naturalistes de terrain sont de plus en plus nombreux à le dire, en « off » : c’est fichu. Ils n’y croient plus. Pour eux, les politiciens, les industriels mais aussi le grand public, personne ne comprend la catastrophe environnementale qui s’est enclenchée.

 

Ils continuent la lutte car il faut bien le faire, mais au fond, ils pensent que l’Homme ne pourra pas faire machine arrière, c’est terminé. Nous courons à notre perte.

 

Quand on a, comme nous, consacré sa vie à la protection de l’environnement, de tels discours font froid dans le dos. Jusqu’ici, nous autres naturalistes, pensions que nous arriverions un jour à faire bouger les choses, à faire prendre conscience à l’humanité de son autodestruction.
Mais si même nous n’y croyons plus, qui y croira ?

 

Ce printemps est un printemps vide. Les hirondelles, il y a encore quelques années très communes dans les villages, sont en train de disparaître à grande vitesse. On savait qu’on risquait de perdre un jour les éléphants. Que les guépards suivaient la même piste. Mais personne n’aurait imaginé que nous perdrions aussi les hirondelles, en même temps que les abeilles. Est-ce vraiment cela dont nous voulons ? Un monde sans éléphant, sans hirondelles ? Sans abeilles ? Aujourd’hui, plus de 12 000 espèces sont menacées d’extinction (et sans doute bien plus, certaines étant encore inconnues de la science). Depuis combien de temps n’avez-vous pas vu un hérisson autrement que sous forme de cadavre en bordure de route ? Depuis combien de temps n’avez-vous pas vu un hanneton butiner la haie fleurie au fond du jardin ? Ces animaux étaient communs, il y a encore peu de temps. Et plus besoin de nettoyer la calandre de la voiture après un long voyage. Il n’y a quasiment plus d’insectes écrasés dessus…

 

Les apiculteurs constatent un effondrement sans précédent au niveau des abeilles et des insectes pollinisateurs en général, avec toutes les questions agricoles et environnementales que cela pose. Comment allons-nous continuer à produire des fruits et des légumes sans insectes pollinisateurs ?

 

Dans le milieu des agriculteurs sensibles à l’environnement, une autre inquiétude est bien présence, depuis quelques années à présent : les risques de grandes famines à venir, dues à l’agriculture industrielle, à la surexploitation des sols, à l’érosion et à la diminution des terres agricoles.

 

Contrairement à certains de nos amis naturalistes et scientifiques, nous espérons qu’il est encore possible pour l’homme de réagir, de se sauver, et donc de sauver ses enfants. Mais seulement si nous réagissons maintenant. Chaque jour, chaque heure compte désormais dans le compte à rebours.

 

Certains journalistes ont une grande part de responsabilité dans ce qui est en train de se passer, eux qui sont censés donner l’alerte, eux qui sont au courant des chiffres terrifiants de la situation écologique. Eux qui, lors des interviews des hommes politiques, ne posent presque jamais de questions sur l’environnement. Eux qui préfèrent consacrer des journaux entiers à des faits divers et autres informations malheureusement tellement dérisoires au regard de ce qui est en train de se jouer pour l’Humanité.

Nous continuons de nous regarder le nombril, pendant que tout s’effondre autour de nous.

 

A chaque fois qu’un naturaliste essaie d’alerter l’opinion publique, on lui retourne qu’il est « moralisateur » ou « culpabilisant ». Dirait-on à un assistant social qui explique à des parents mettant en danger leurs enfants l’urgence de changer de comportement qu’il est moralisateur ? Qu’il est culpabilisant ? Alors pourquoi, sur l’environnement, avons-nous le droit de mettre en danger l’avenir des enfants ? Pourquoi avons-nous le droit de leur donner à manger des aliments gorgés de pesticides ? De respirer un air pollué ?

 

Il est possible de retourner la situation, si ceux qui nous gouvernent et si les journalistes qui doivent alerter l’opinion prennent leurs responsabilités. Aujourd’hui, les politiques accouchent de « COP21 » médiatiquement parfaites mais dont les objectifs (inatteignables) font grimacer la communauté scientifique tant ils sont désormais irréalistes et non soutenus par des actions concrètes. C’est à nous citoyens qu’il appartient de montrer le chemin, en faisant pression pour que l’environnement devienne une priorité absolue.

On rétorque depuis des années aux scientifiques et aux naturalistes qu’ils sont anxiogènes. Mais ce n’est pas d’alerter, ce n’est pas de parler du problème qui est anxiogène. C’est de laisser faire les choses sans réagir, alors qu’on a encore quelques moyens d’agir. Ce qui est anxiogène ce sont les résultats d’études scientifiques qui s’accumulent depuis des décennies et qui vont aujourd’hui tous dans le même sens de l’accélération et de l’irréversibilité.

 

Nous devons urgemment apprendre à vivre avec mesure.

Avant de se demander quelle énergie utiliser, il faut faire des économies d’énergie. Nous sommes dans une surconsommation énergétique, à l’échelle de la société comme à l’échelle individuelle. Cela pourrait être changé.

Nous devons aussi nous remettre à réfléchir à un thème banal dans les années 1980 et devenu au fil du temps complètement tabou : la surpopulation. La société française reste profondément nataliste, tout comme le reste de la planète. Nous serons bientôt 8 milliards d’êtres humains sur Terre, engloutissant toutes les ressources.

Pourquoi faire autant d’enfants si c’est pour leur laisser une planète ravagée et l’impossibilité d’avoir une vie correcte ? A l’heure des enfants-roi, nous leur faisons le pire des cadeaux : un environnement dévasté, une planète à bout de souffle.

Ne pourrions-nous pas faire preuve d’intelligence, nous qui nous nous sommes hissés de facto au sommet de la pyramide du Vivant ? Faire de deux domaines porteurs et concrets, l’alimentation bio et l’écoconstruction, des urgences prioritaires. Arrêter la course à la surconsommation. Réfléchir à notre façon de nous déplacer. Adhérer aux associations de protection de la nature. Ces dernières sont toutes extrêmement fragiles. Elles œuvrent à protéger l’humanité, mais leurs (maigres) subventions sont en permanence réduites, quand elles ne sont pas coupées. Cela demande un courage réel que de non plus changer de logiciel de vie, mais plutôt le disque dur de nos existences.

 

Nous appelons le gouvernement à écouter désormais M. Hulot et à lui laisser la place et la marge de manœuvre promise. Nous sommes au-delà de l’urgence. Ceux qui auront contribué à la destruction de la nature et donc des hommes seront accusés, et peut-être même qui sait un jour jugés, pour Crime contre l’Humanité. Car plus que la planète encore, c’est l’Homme qui est aujourd’hui en danger.

 

 

Philippe J. Dubois, écologue, auteur du Syndrome de la grenouille et de La grande amnésie écologique, Elise Rousseau, écrivain naturaliste, auteur de Mais pourquoi j'ai acheté tout ça ?! stop à la surconsommation.

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Une émission sur la surconsommation, l'énergie autrement, et le cheval du Vercors !

Publié le par lesbiodiversitaires

Elise était l'invitée ce mercredi de l'émission du matin de France 3 Auvergne-Rhône-Alpes. 

L'occasion de parler bien sûr de la surconsommation et de la BD "Mais pourquoi j'ai acheté tout ça ?!", mais aussi de rencontrer le youtubeur de "L'énergie autrement" Barnabé Chaillot qui nous explique comment planter le quinoa et faire des pommes séchées, d'Etienne un ostéo qui explique pourquoi surconsommer ça fait aussi mal partout, d'Alain Perrillat, un grand chef cuisinier qui prône les aliments de saison et locaux, d'Esra, qui tient un blog zéro déchet, qui fabrique des déo "maison" et parle du problème de la surconsommation de coton... et en bonus "biodiversitaire", un très beau reportage sur le cheval du Vercors de Barraquand, une des races de chevaux les plus rares de France (et du monde). C'est pas souvent qu'on voit des images de ce cheval, alors cela fait très plaisir ! Et en plus, la race a été enfin reconnue en 2017 par le ministère de l'Agriculture, une bonne nouvelle.

Attention le lien n'est pas direct, il faut cliquer sur l'émission du 16/05/2018 pour le replay.

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Les professionnels de la réparation : espèce en voie de disparition ?

Publié le par lesbiodiversitaires

Une bonne nouvelle : des gens qui réparent les objets près de chez vous, ça existe encore ! Oui mais ils ne sont plus si nombreux. Informatique, couture, électroménager, meubles, vélos, il faut faire vivre ces métiers qui œuvrent pour la protection de la planète et de sa biodiversité, et qui, en nous permettant de réparer, nous rendent plus libres !

Ne laissez pas disparaître ces petits métiers, souvent méconnus et broyés par la grande distribution qui nous incite à changer, jeter, acheter du neuf et produire des déchets. Pour les trouver, vous pouvez notamment consulter des annuaires sur internet, comme celui-ci pour la Bretagne : http://www.crma.bzh/annuaire-fiches-reparacteurs

Les Répar’Acteurs de Bretagne s’engagent à privilégier la réparation à la vente. A tester notamment pour les Morbihannais, à Auray, un gars qui recharge les cartouches d’encre des imprimantes (oui oui, quand votre cartouche d’encre est vide il n’est pas nécessaire d’en racheter une neuve, il suffit de la recharger en encre –ça semble logique sauf qu’il faut trouver la personne pour le faire ! Et que les grandes enseignes nous incitent à les changer entièrement alors que c’est inutile). Il répare également les imprimantes. Son adresse : Auray cartouches, 13 avenue du général de Gaulle à Auray.

Tous ces gens qui réparent œuvrent pour la préservation de l’environnement, de la biodiversité, pour le bon sens, pour une consommation moins aberrante : il faut les soutenir ! Ils sont souvent oubliés dans leurs petits magasins et certains pensent mettre la clé sous la porte. C’est au consommateur, c'est-à-dire nous tous, de changer ça !

Et si la question de la surconsommation vous parle, n'oubliez pas de soutenir la jeune association HOP - Halte à l'obsolescence programmée, qui fait justement une de ses dernières campagnes sur la question des imprimantes. Il suffit de faire part de votre soutien ici (c'est gratuit et ça n'engage en rien) pour que leur force de lobbying soit plus forte :

http://www.halteobsolescence.org/rejoignez-nous/

Cette asso, c'est une bande de gens courageux de s'attaquer juridiquement à tout ça. C'est important de leur donner du poids. Leur dernière action :

Les professionnels de la réparation : espèce en voie de disparition ?
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« Quoi, vous n’avez pas de Smartphone ? Non mais vous le faites exprès ! » Quelques réflexions sur la surconsommation

Publié le par lesbiodiversitaires

Oyez oyez braves gens ! Voici le Black Friday, le week-end de super shopping et promotions qui commence demain, le dernier truc inventé pour nous faire acheter des merdouilles dont nous n’avons pas besoin (parce que les enfants se sont déjà déguisés en citrouille pour Halloween, alors faut bien trouver autre chose entre ça et Noël pour faire acheter). Une idée importée des Etats-Unis… Et si on boycottait, d’emblée ?

Parler de surconsommation n'est pas facile. Peu de gens parviennent à faire le lien entre notre surconsommation et la destruction de la planète. Parce que nous sommes tous concernés, même ceux qui essaient de faire attention. Et c'est l'un des plus gros scandales écologiques, sur lequel nous avons pourtant beaucoup de pouvoir (et donc de solutions).

Une des dernières émissions ici, pour parler un peu plus du sujet :

Et puisqu'en ce moment je raconte souvent l'histoire de la SNCF et des Smartphones, allez, je vous cite en entier la tirade que m'a tenu l'autre jour un contrôleur de la SNCF.

Ce dernier me demandait d'échanger un billet sur mon Smartphone. Et là, je lui ai révélé quelque chose qui l’a profondément choqué : je n’ai pas de Smartphone. Son visage s’est alors figé dans une grimace atroce.

- Quoi ! Non mais vous le faites exprès ? Vous n’avez pas de Smartphone ?, m’a-t-il répondu, exaspéré, en levant les yeux au ciel. Mais qu’est-ce que vous voulez que je fasse pour vous si vous n’avez même pas de Smartphone ? Vous ne mettez vraiment pas les chances de votre côté ! Vous n’avez qu’à utiliser les moyens que la SNCF met à votre disposition ! Et puis de toute façon, bientôt il y aura des tourniquets et vous ne pourrez même plus accéder au quai ! Toutes les applis sont sur les Smartphones, tant pis pour vous si vous n’en avez pas ! Si vous choisissez de ne pas avoir de Smartphone, c’est votre problème ! 

Ce qui me sidère le plus dans ce genre d'histoires, c'est la pression sociale consumériste.

Bon, je vous abrège la fin : je lui ai fait un discours sur ce que je pensais des tourniquets et des contrôleurs odieux qui l’a mis dans un tel état que j’ai cru que j’allais devoir appeler les urgences : il me parlait la tête de travers sans plus pouvoir me regarder, comme pris d’un violent torticolis.

Ce qu'il oublie, c'est qu'à force de tourniquets et de Smartphones, très bientôt, il n'y aura plus besoin de contrôleurs. Cette histoire de surconsommation, ça vaut à l'échelle de la SNCF comme à l'échelle de l'humanité : on passe notre temps à se tirer une balle dans le pied...

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"Mais pourquoi j'ai acheté tout ça ?! Stop à la surconsommation" : sortie de la bande dessinée en librairie !

Publié le par lesbiodiversitaires

L’obsolescence programmée, et son corollaire : la surconsommation, vous connaissez ? En énergie, en eau et, surtout, en biens matériels, elle a un impact désastreux sur la planète. Mais des solutions existent, qu’il ne tient qu’à nous de mettre en place !

Mais, mais… c’est quoi ce gros monstre vert ? Et ce lièvre suicidaire ?... Réponse dans toutes les librairies !

Mais, mais… c’est quoi ce gros monstre vert ? Et ce lièvre suicidaire ?... Réponse dans toutes les librairies !

Eh oui, depuis le temps que je vous parle de la surconsommation et de l’obsolescence programmée, il fallait bien que ça sorte en livre en jour. C’est une bande dessinée qui s'appelle : Mais pourquoi j'ai acheté tout ça ?! Stop à la surconsommation, sortie hier dans les librairies. Parce que finalement, c’est plus facile de parler d’un sujet aussi sérieux avec le dessin et l'humour.

Couverture.

Couverture.

Car oui, la surconsommation est certainement le plus gros scandale écologique de tous les temps. Et on n’en parle finalement pas tant que ça. Pourtant, à l’échelle d’un pays, elle fait infiniment plus de dégâts environnementaux qu’une marée noire, or ce n’est absolument pas médiatisé.

 

L’idée de ce livre, c’est d'informer sur ce sujet qui nous concerne tous au quotidien (même les plus écolos !), mais aussi de montrer qu’il y a de l’espoir et plein de solutions !

Croquis.

Croquis.

Un aperçu du scénario !

Tout commence avec une radio qui tombe en panne quelques jours après l'expiration de sa garantie. La narratrice, toujours accompagnée de sa fidèle poule, prend alors conscience de ce qu'est l'obsolescence programmée et la surconsommation. Elle va passer du profond découragement à l'espoir, grâce à la rencontre de nombreuses personnes qui se battent au quotidien pour inverser cette tendance. Car cette nouvelle attitude face à la consommation se diffuse de plus en plus dans une société qui peine à trouver des valeurs profondes dans la consommation à outrance. Plus qu'une simple façon de consommer, c'est finalement une façon d'exister qui découle de cette prise de conscience.

L'intérieur de la BD !

L'intérieur de la BD !

Bien sûr, vous y retrouverez Cocotte, ma petite poule fétiche, car c’est quand même grâce aux gallinacés et au livre Tout pour ma poule que je dessine aujourd’hui de plus en plus souvent !

 

Ci-dessous, une petite vidéo pour présenter l'ouvrage et la collection (avec aussi Fred Denhez qui a traité pour sa part des questions alimentaires et agricoles avec les dessins de Gilles Macagno, et Stéphanie Zweifel, l’éditrice qui m’a entraînée dans cette aventure !) :

Vidéo de présentation de la BD

 

Mais pourquoi j'ai acheté tout ça ?!

Stop à la surconsommation,

docu-fiction, scénario et dessins d'Elise Rousseau.

 

Sortie le 5 octobre en librairie !

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Irma… José… Et après ?

Publié le par lesbiodiversitaires

Source : NOAA

Source : NOAA

Depuis quelques jours les journalistes ne parlent que des ouragans présents et à venir. C’est en effet une catastrophe, et il y a beaucoup de détresse derrière tout ça. Mais à les lire, les voir ou les entendre, on en reste au factuel : la narration des faits, le témoignage des gens. A quelques exceptions près, on ne s’arrête pas sur le « pourquoi » de tout ça et le « comment » l’on pourrait faire pour que la machine climatique ne s’emballe pas davantage.

 

Parce que les choses sont simples : il n’y a peut-être pas plus d’ouragans qu’avant, mais ils sont en moyenne plus violents. Pourquoi ? Parce la température à la surface de l’eau augmente et que la chaleur c’est de l’énergie et que la turbine à ouragans est plus violente. Et pourquoi la température à la surface des océans augmente ? Cela est dû au réchauffement du climat, réchauffement qui est dû (en grande partie ou en totalité) aux activités humaines. Et pourquoi ces activités humaines sont-elles devenues si problématiques ? Parce que notre mode de vie est surconsommateur, dans tous les domaines.

 

Alors ça serait bien si les journalistes en disaient deux mots. Et si chacun de nous, citoyens, on s’interrogeait un instant sur ce que nous pouvons faire pour diminuer les choses (car on le peut !). Il faut pour ça sortir de notre torpeur. Et ce n’est pas le plus facile. En attendant, adieu Irma, voilà José.

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Les chiens et les chats ont aussi un fort impact environnemental

Publié le par lesbiodiversitaires

Groumf !

Groumf !

Beaucoup de gens font à présent des efforts pour manger moins de viande. Pour des raisons de santé, bien entendu, mais aussi pour des raisons environnementales. En effet on sait de façon précise l’impact très négatif qu’a l’élevage du bétail sur l’environnement et le réchauffement climatique. Une étude américaine s’est penchée sur les chats et les chiens. Frissons…

 

L’équipe du professeur Gregory Okin, de l’University of California-Los Angeles (UCLA) a travaillé sur l’impact de la consommation de viande par les chats et les chiens des Etats-Unis. La consommation annuelle de ces animaux créée l’équivalent de 64 millions de tonnes de dioxyde de carbone, soit l’équivalent de 13,6 millions de voitures ! Pas mal…

Ce n’est pas tout. A eux seuls chats et chiens représentent 25 à 30% de l’impact environnemental  global de consommation de viande aux Etats-Unis. Et mieux : si les 163 millions de chiens et de chats américains constituaient un pays à eux seuls, celui-ci arriverait au 5e rang de la consommation mondiale de viande, derrière la Russie, le Brésil, la Chine et… les Etats-Unis (mais devant tous les pays européens).

Et pour finir en beauté, toutous et mimis produisent chaque année 5,1 millions de tonnes de cacas, soit l’équivalent de 90 millions d’Américains. De même, ce qui est mis à la poubelle (non consommé par les animaux) représente la même quantité que la nourriture mise à la poubelle par les humains pour l’ensemble de l’Etat du Massachusetts.

 

 Les chiens et les chats ont aussi un fort impact environnemental

 

L’étude se termine par un point d’humour. Les auteurs ne recommandent pas de passer chiens et chats au régime végétarien, mais de s’interroger réellement sur l’impact environnemental qu’ont ces animaux sur notre environnement. Et sur le climat. Et d'ailleurs, comment font les végétariens, végétaliens et vegans, qui possèdent quand même un chien ou un chat ? Dans le même temps en France, cet été, les abandons d'animaux ont été en très forte augmentation. Ce serait peut-être pas mal d'en avoir moins mais de s'en occuper mieux.

A méditer.

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Montée en puissance des tiques du fait du réchauffement climatique : Lyme, un vrai problème pour les naturalistes et les agriculteurs

Publié le par lesbiodiversitaires

Les dérèglements environnementaux actuels génèrent une recrudescence de tiques, et des maladies qui les accompagnent. Paysans, naturalistes, forestiers, randonneurs : toujours en contact avec les hautes herbes et les forêts, nous sommes des populations à risque pour l'une des maladies transmises par les tiques, la maladie de Lyme. Soyons vigilants !

La maladie de Lyme ne se transmet pas d’homme à homme (excepté par transfusion sanguine), mais uniquement suite à la morsure d’une tique infestée (qui ne mord généralement qu'une seule personne à la fois). A première vue, on pourrait donc penser qu'il est difficile de l'attraper.

Or rien que dans nos connaissances, à travers la France, 7 personnes ont déjà été infectées suite à une morsure de tique, dont 2 enfants. A l’échelle individuelle, statistiquement, c’est énorme ! Et dès qu’on en parle aux gens, il y a toujours quelqu’un qui a une belle-sœur, un cousin, un ami qui l’a eue. Il ne s’agit donc pas que d’un emballement médiatique. Dans le milieu des amoureux de la nature, en tout cas, et des personnes qui travaillent dans les campagnes, le problème est réel.

Car parmi les rares animaux profitant des dérèglements environnementaux actuels, les tiques se portent de mieux en mieux…

Tiques du désert de Gobi, Mongolie. Les nôtres sont beaucoup plus petites, ce qui les rend aussi beaucoup plus difficiles à détecter !

Tiques du désert de Gobi, Mongolie. Les nôtres sont beaucoup plus petites, ce qui les rend aussi beaucoup plus difficiles à détecter !

D’abord, pourquoi y a-t-il de plus en plus de tiques ?

Car c’est là le cœur du problème. Les tiques ont toujours porté des maladies, c’est sans doute ainsi depuis la nuit des temps. Or, tout le monde peut aisément en faire le constat, il y a de plus en plus de tiques. Et l’on se fait de plus en plus régulièrement mordre.

Cette augmentation des tiques est liée aux déséquilibres environnementaux générés par l’homme. Une fois encore, nous sommes la cause du problème.

La raison première, c’est le réchauffement climatique. D’une manière générale, l’accroissement des températures est favorable à beaucoup de bestioles qui raccourcissent leur cycle de reproduction et qui, dans certains cas, peuvent se reproduire deux fois par an au lieu d’une.

Ensuite, la déprise agricole favorise l’embuissonnement des milieux, leur fermeture, pour le plus grand plaisir des tiques. Enfin, l’augmentation importante de la grande faune (cerfs, chevreuils, sangliers – vecteurs bien connus des tiques) contribue elle aussi à leur propagation

La maladie de Lyme, qu’est-ce que c’est ?

C’est une maladie qui se soigne très bien… si elle est diagnostiquée. Sinon, elle peut être très grave. Une fois piqué par une tique porteuse de la maladie, soit on a « de la chance » et l’on développe rapidement un érythème migrant rouge, en même temps que des symptômes grippaux. Dans ce cas, rapidement soigné avec des antibiotiques, on est guéri. Soit, ces symptômes ne sont pas présents et dans ce cas, le risque de « chronicisation » de la maladie est important, avec une batterie de symptômes musculaires, articulaires, cardiaques, neurologiques, tout à fait divers et qui égarent le diagnostic…

Le test classique (de type Elisa) ne semble donner de résultat fiable que dans 50% du cas. Le test Western Blot, plus efficace (plus de 80%) n’est pas délivré aisément car il faut que le test Elisa soit positif ! Ce qu’il n’est pas forcément, même en cas d’infection !

Le souci, c’est que beaucoup de médecins refusent de prescrire un Western Blot, même en cas d’Elisa négatif ! Or refuser ces tests à des populations à risque, comme les naturalistes ou les agriculteurs, c’est à peu près comme si on refusait des tests du sida à des gens avec pratiques à risque. Qu’on le refuse à un urbain, peut-être. Mais à un agriculteur ou naturaliste en permanence dans la nature, c’est incompréhensible !

Les poules sont réputées chasser les tiques, encore une bonne raison d'avoir des cocottes !

Les poules sont réputées chasser les tiques, encore une bonne raison d'avoir des cocottes !

Que faire pour s’en préserver ?

A l’échelle individuelle, on ne peut pas inverser les dérèglements environnementaux mondiaux (même si on peut tout faire pour ne pas y contribuer !). 

Si on a un jardin, la présence de poules, ces redoutables prédatrices, diminuera celle des tiques (mais aussi à peu près tout ce qui bouge : insectes, serpents, etc. !).

Quand on part en balade dans la nature, il faut être particulièrement vigilant aux zones forestières et aux hautes herbes.

Ne vous habillez pas avec des couleurs sombres ! Vous ne pourriez pas voir les tiques. Tandis que des vêtements de couleur claire vous permettront de les apercevoir cavaler sur vous. Couvrez-vous (pas de short, des chemises à manches longues, des grosses chaussures et surtout pas des sandales, remontez vos chaussettes sur votre pantalon ou portez des guêtres… certes ce n’est pas la classe mais bon, on s’en fout !).

Montée en puissance des tiques du fait du réchauffement climatique :  Lyme, un vrai problème pour les naturalistes et les agriculteurs

Ayez toujours un tire-tique sur vous (ça coûte 5 euros à la pharmacie ou chez le véto), dans votre sac, dans votre voiture.

Une fois rentré, allez hop, à poil et une bonne inspection pour voir si vous ne transportez pas un passager clandestin. Si c’est le cas, enlevez la tique avec le tire-tique, en prenant soin de ne pas arracher la tête. Tuez-la une fois enlevée (c’est coriace ces bestioles).

Et les semaines suivantes, surveillez bien si aucune tache rouge ou symptôme suspect n’apparait. Si c’est le cas, filez chez le médecin et insistez bien sur le fait que vous êtes en contact constant avec la nature…

Il ne s’agit pas d’être phobique des tiques, mais en prenant des mesures de précaution, on peut quand même considérablement limiter le risque de morsure. Autant le faire !

Et continuez à militer pour la préservation de l'environnement : les tiques ont leur place dans l'écosystème et, en soit, ne sont pas un problème. Rappelez-vous, quand vous étiez plus jeunes, combien elles étaient plus rares... Elles ne deviennent un souci qu'à cause des déséquilibres que nous, humains, générons. Il serait temps de comprendre que nous sommes les premiers à souffrir des destructions que nous infligeons à notre planète ! Dans un monde détruit, il ne restera plus de dauphins, d'hirondelles ou de pandas... mais il restera des tiques, ça c'est certain ! Alors quel monde voulons-nous ? La prochaine fois que quelqu'un vous dit que le réchauffement climatique c'est cool parce qu'on peut faire bronzette plus tôt au printemps, parlez-lui des tiques...

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