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environnement et societe

Porno, smartphones et écologie

Publié le par lesbiodiversitaires

Porno, smartphones et écologie

Jamais notre monde n’aura été, paradoxalement, à la fois aussi matérialiste et aussi immatériel.

Une des dernières rigolades entendues à la radio : des parents se plaignent, avec une candeur désopilante, que leurs enfants d’école primaire regardent des vidéos pornos sur leurs smartphones.

Que les enfants se créent dès le plus jeune âge une image science-fictionnesque de la sexualité, sans personne pour leur expliquer le côté kitch du truc, c’est certes un peu ennuyeux.

Par contre, qu’ils soient de braves petits soldats de la consommation, au garde-à-vous du matérialisme le plus débridé, ça, ça ne choque personne. Personne n’y voit un problème moral. Personne ne trouve ça malsain.

Qu’un gamin de 8 ans puisse avoir un smartphone hors de prix, et être formaté pour la course en avant consumériste, non, ça ne pose aucun problème.

« On veut protéger nos enfants », disent les parents, la bouche en cœur, en payant au minot le dernier gadget à la mode. Les mêmes qui exhibent sur les réseaux sociaux ces mêmes bambins (au ski, à la plage, qui a fait popo, qui s’est tartiné le visage de chocolat…) sous toutes les coutures dès leur plus jeune âge, en dépit de toute intimité. Cherchez la logique…

Une amie intellectuelle (sans portable, sans télé, sans facebook, mais avec des livres… merveilleuse femme !), une belle humaniste qui résiste contre vents et marées, me disait l’autre jour : tout cela est une grande hystérie collective.

Et ces désirs de consommation compulsifs, ne sont-ils pas pathologiques ? Consommer pour combler un manque affectif ? Pour se sentir exister ? Pour se re-narcissiser ? Mais comme consommer ne comble rien, mais génère plus de vide encore, alors il faut inventer de l’affect de consommation : les réseaux sociaux. Affect comblé un temps… Mais pour avoir accès tout le temps à ces réseaux addictifs, il faut avoir le dernier smartphone : pour poster en direct, avoir les dernières applications, et consommer sans fin, tourbillon de matérialisme immatériel.

Et si notre planète se ruinait finalement pour une seule raison : parce qu’au fond, nous ne savons plus être en lien dans la vraie vie ? Dans la vraie vie qui ne coûte rien, dont la seule batterie est la vie, le seul disque dur nos cerveaux, et la seule chose tactile, nos peaux ? Quand on discute entre amis, on ne pollue pas…

Plutôt que d’engueuler les mômes de mater du porno avec les outils qu’on leur donne pour le faire, ce serait bien d’expliquer aux enfants (et à de plus en plus d’adultes), que boire un coup avec des vrais copains, qu’aller se promener avec des gens qui nous « like » pour de vrai, que faire l’amour avec quelqu’un qu’on aime, c’est quand même vachement bien, et en plus, c’est gratuit. C’est juste du lien, ça ne coûte rien, y a besoin de rien, juste d’être là, avec l’autre. Mais par contre, pour prendre son pied… faut déconnecter !

Texte écrit pour les JNE (Journalistes-Ecrivains pour la nature et l’écologie) et initialement publié sur leur site en mai.
Et repris en tribune par le site Reporterre.

PS : 7 318 945 088 humains sur terre - déjà plus depuis que cette ligne est écrite… combien de smartphones ? le site suivant donne quelques chiffres, de ça et du reste... attendre quelques secondes que ça calcule...

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Obsolescence programmée

Publié le par lesbiodiversitaires

On se sentait un peu gelé de la plume, mais Charlie hebdo paru, mais Fabrice Nicolino recommençant à écrire, ça réchauffe.
 
L’obsolescence programmée, vous en avez tous entendu parler.  
Obsolescence : fait de devenir périmé ou de tomber en désuétude  
Programmée : prévue, configurée, organisée  
 
L’obsolescence programmée, à la base, c’est le fait d’inciter les gens à remplacer un appareil qui fonctionne par un autre plus moderne, avec encore plus de possibilités, ou plus à la mode. Mais on est allé plus loin, avec la non-durabilité planifié : c’est-à-dire qu’au moment même de créer le produit, on le conçoit de telle sorte qu’il ne puisse durer trop longtemps, et ce afin de nous en faire racheter un autre. Bien que quelques lois molles tentent d’empêcher ces pratiques, elles continuent d’avoir la vie belle…  
   
Deux exemples vécus en moins d’un an.  
La précédente ayant trépassé avec moult glouglous, achat d’une machine à laver le linge dans une grande enseigne d’électroménager. Discussion avec le vendeur :
« Bonjour, je suis écolo, laquelle serait la moins polluante ? Laquelle serait assez solide pour durer un peu ? »
Coup de bol, le vendeur aussi est un vieil écolo. Il fait une grimace puis finit par murmurer sur un ton de confidence.
« Prenez la moins chère.
- Pardon ?
 - Prenez la moins chère. Dans 5 ans, elles seront toutes grillées, quel que soit le prix. C’est l’obsolescence programmée. Vous n’en trouverez pas une seule qui tienne la route. »
Bien…
 
Autre discussion, quelques mois plus tard. Une radio achetée il y a un an vient de rendre l’âme. Une dizaine de jours, très exactement, après la date de garantie. Un peu fort de café. La défunte crachouilleuse est rapportée chez la grande enseigne d’électroménager d’où elle vient :
« Bonjour. Ce que j’ai à dire, ce n’est pas du tout contre vous en tant que personne, je sais bien que vous n’y êtes pour rien, mais juste si vous avez moyen de faire remonter l’info. Ma radio vient de tomber en panne, 10 jours après la fin de la garantie. Alors voilà, je voulais féliciter votre enseigne pour l’obsolescence programmée. Bravo vraiment parce que là c’est un beau cas d’école. »
A nouveau grimace gênée du vendeur qui semble réfléchir. Puis lui aussi, le voilà qui se penche et dit à voix basse :
« Écoutez… je vous le dis entre nous, parce que vous ne m’agressez pas. Que ce soit ici ou dans n’importe quelle autre enseigne, y’a plus aucun appareil qui dure, c’est fini, ça n’existe plus. C’est conçu pour ne pas durer. Pour faire marcher les ventes. »
Voilà… les vendeurs (rarement au rayon machines à laver d’un grand groupe par passion personnelle) savent qu’ils vendent de la merde et, désormais, ils l’admettent aisément, encore à voix basse et encore avec de petites grimaces, mais au fond totalement outrés eux-mêmes par le système.
     
A notre niveau de technologie, on est plus que jamais capable de construire des frigos, des téléphones, des ordinateurs, etc., d’excellente qualité, et qui durent très longtemps (on se souvient tous des frigos des grands-parents qui duraient trente ans parfois…). Et aujourd’hui, plus que jamais, en cas de panne, on serait capable de réparer tout cela. Pourtant, dans la réalité, toutes nos machines tombent désormais irrémédiablement en panne au bout de quelques années. Et quand on veut les faire réparer, cela n’est pas possible : le coût de la réparation est toujours supérieur à la valeur d’un appareil neuf. Donc on jette, et on change.
Tout cela est voulu, pensé. Des ingénieurs y travaillent : on ne souhaite pas que les appareils durent trop longtemps, cela ne serait pas bon pour les ventes.
C’est l’un des pires scandales écologiques, la moelle d’un système vicié, mais qui est le monstre ? Ces salauds de constructeurs ? Ces fumiers de politiques ? Les vendeurs complices ? Non. Le monstre, c’est le consommateur.
Celui qui veut avoir le dernier Smartphone à la mode, la dernière chaîne hifi, le dernier écran plat, celui qui ne cesse d’enclencher cette fuite en avant, encore, encore, et encore. Qui accepte tout cela sans rien dire ou en y contribuant.
Pour quelques-uns qui subissent, qui ne voudraient que changer leur vieille télé ou leur ordinateur qui a planté, il y a une majorité qui adhère totalement à cette folie, et qui la génère activement.
Pourtant, oui, on peut en partie résister à cela. On peut se contenter d’un certain minimum technologique sans être dans cette course consumériste. On peut être au moins dans un début de sobriété heureuse, même si c’est marginalisant.
L’obsolescence programmée, c’est l’illustration la plus parfaite de notre société de consommation, et de l’argent érigé en valeur ultime.
Ne pas acheter le dernier gadget à la mode, ne pas céder à la pression, ce n’est pas anodin : c’est un pas pour changer le monde. Et si chacun le faisait, notre société serait différente.  
 
Parce que l’obsolescence programmée, c’est aussi sociétal.  
Du haut en bas de la chaîne.
L’obsolescence programmée, et bien programmée, mais cette fois sans le faire exprès, c’est notre société actuelle : course à l’argent, course aux réélections, course au narcissisme, règne du périssable sur tous les plans. Gadgets en bas, gadgets en haut. Une société qui manque de valeurs, de profondeur, de culture, qui passe son temps à se tirer vers le bas. En manque de tout, retour à l’obscurantisme, au fanatisme, qui au moins donnent des réponses. Et l’homme préfèrera toujours des réponses, même stupides, à une absence de réponses. C’est l’absurdité de notre système sociétal qui nous tue. Ce délire consumériste infini dans un monde fini. Un égarement qui nous conduit, Occidentaux, à oppresser le reste du monde et la planète depuis trop longtemps. C’est ce Smartphone, c’est cette machine à café dernière génération, c’est cette télé aux trois cent chaînes, ces vêtements à la mode, c’est tout ce creux et ce vide de sens, l’un des terreaux de la folie. Et l’une des mamelles de tous les fanatismes.
    
Mais sur un plan plus particulier, l’obsolescence programmée, c’est l’individualisme érigé en valeur, l’indifférence ou l’oubli de la politesse comme posture calculée pour se sentir cool, la vie préférée virtuelle et mise en scène que vécue.
C’est ne plus savoir dire bonjour, merci, ne plus prendre la peine de dire pardon quand on sait qu’on a fait de la peine à quelqu’un, c’est mettre trois jours à répondre à un sms sans s’excuser parce qu’on pense que ça donne l’image de quelqu’un de très occupé, c’est ne plus souhaiter la bonne année parce que c’est devenu la norme pour beaucoup de ne plus le faire (alors que c’est bien l’une des rares et dernières traditions pas commerciales : gratuite, solidaire). Tout ça, c’est de l’obsolescence programmée aussi, c’est tout ce foutu monde dans lequel on vit, et qui n’est pas durable, parce que la seule chose de durable, pour nous humains, c’est la façon dont on se traite entre nous, c’est la façon dont on traite les animaux domestiques et sauvages, c’est la façon dont on prend soin de la nature.
Alors certains ont de vraies excuses dans leurs difficultés à exprimer leur humanité, mais la plupart d’entre nous ne le font pas juste par posture, juste par mode, juste pour ne pas vouloir être comme tout le monde (sauf que tout le monde maintenant est comme ça !), et c’est une gangrène. L’individualisme, le virtuel, le superficiel, c’est l’obsolescence programmée. Et vite, que tout cela tombe en panne une bonne fois, pour qu’on réapprenne à construire autre chose !
Pour qu’on réapprenne le durable, le solide, le réparable, sur tous les plans.
  
Nous n’avons pas besoin de Smartphone, d’amis virtuels, de baignoires à bulles, nous avons besoin de sens : d’humanité, de philosophie, de raison, d’amour, d’humour, d’art, de résistance, pour pouvoir contourner la douleur, ne pas la laisser nous étouffer, mais la sublimer vers nos forces créatrices.
 
On peut changer le monde : commençons par changer nous-mêmes… durablement.
 
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Petit papa Noël, quand tu descendras du ciel si tu pouvais arrêter de polluer un max

Publié le par lesbiodiversitaires

Ça y est ! Les rennes frétillent, les lutins chassent les araignées de leur barbe, et dans moins d'un mois, la plus commerciale des fêtes battra son plein.

 Passons sur lPoule de Noël - Elise Rousseaue rondouillard Père Noël (dont on se demande encore comment il ne se coince pas dans les cheminées), sur le petit Jésus, qui se pèle la coquillette dans sa crèche en plein hiver, et, avant de râler par anticipation, rappelons-nous que Noël a aussi des avantages.

D’abord, c’est quasi une fête de solstice – le solstice d’hiver aura lieu le 21 décembre, et après ça, les jours rallongeront ! Ce n’est pas une bonne nouvelle, ça ?

Par ailleurs, on n’est pas obligé de céder passivement aux obligations de Noël en maugréant, rien n’empêche de réinventer un peu ce passage hivernal. Quelques idées parmi d’autres :

 

Sapin, non merci !

 C'est joli un sapin, ça sent bon. Mais cultiver et couper un arbre juste pour ça... alors que nos plantes d'intérieur ne demandent que d'être décorées ! Pensez à la joie du caoutchouc ou du gros castus d'être enfin en robe de bal ! Exit le perfide sapin qui va émietter toutes ses aiguilles partout dans la maison tellement dans tous les recoins qu'en mars on en retrouve encore !
 
Un repas de Noël « biodiv domestique »
Quitte à se bâfrer et à finir avachi sur le canapé l’œil éteint et le cheveu dépeigné (si tant est qu’il l’est jamais été), pourquoi ne pas décider de concocter un menu « local » participant à la sauvegarde de la biodiversité domestique ? Au choix selon sa région : vache ferrandaise, géline de Touraine, coucou de Rennes, fromage de bretonne pie-noire, beurre de froment du Léon… Oubliée pour cette année la dinde gavée au maïs OGM !

 

Des cadeaux… mais pas à gogo
Là, ça se complique… On ne va pas vous dire de vous offrir des mandarines (comme pépé avec son orange quand il était petit)… Mais avant de céder aux nouvelles technologies dernier cri, rappelez-vous : 2 % des émissions de gaz à effet de serre (autant que l’aviation mondiale) est produite par les TIC – technologies de l’information et de la communication, avec des consommations d’énergie absolument monstrueuses, sans compter les matériaux nécessaires à leur construction et les déchets produits (source : article du Canard enchainé du mercredi 12 novembre 2014, citant Fabrice Flipo dans la revue « Mouvement » n°79, automne 2014). L’article, toujours citant Fabrice Flipo, indique que l’expansion des TIC a annulé les « gains énergétiques obtenus sur tous les autres équipements » lors de la dernière quinzaine d’années. Et ça va encore augmenter… Dur !
Alors, se payer le dernier smartphone pour impressionner sa voisine (qui s’en fout) alors qu’on n’a plus un kopeck et qu’avec l’obsolescence programmée dans 2 ans il est mort, franchement, est-ce que ça vaut bien le coup ?
 
(Tandis qu’un livre - au hasard - d’accord ça pollue aussi, mais dans 100 ans et plus il sera encore vaillant !) 

 

cactus Elise Rousseau 

 

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Divination : le grand Bestioloscope de l’été

Publié le par lesbiodiversitaires

Les philosophes le savent depuis la nuit des temps. Rien ne rassure plus les hommes que d’être définis. Qu’on leur dise qui ils sont pour ne pas avoir à se demander qui ils pourraient être.
 
Vous êtes bélier ascendant cancer… vous êtes un rêveur tête brûlée ; votre couleur est le Jaune, vous êtes lumineux et serein… Et cela sans parler de l’astrologie chinoise dont le bestiaire est réjouissant : coq, cochon, serpent, etc.
Alors puisque c’est l’été, place aux sujets légers et décalés. 
Nous avons, nous aussi, inventé une nouvelle discipline pour se définir. Il s’agit de la Bestiologie.
Dis-moi quel est ton animal de compagnie, je te dirai qui tu es.
 
Le principe est simple. Un subtil mélange d’observations de nos congénères, ajouté aux croyances communément admises, permet d’associer certains animaux à des traits de caractère.
Alors, quel est votre animal de compagnie préféré ?
 
 
chat ER
 
Chat : Vous avez besoin d’indépendance, qu’on vous lâche les baskets. Vous aimez qu’il y ait un peu d’ambiguïté dans les relations. Peut-être avez-vous un petit côté sado-maso.
Chien : Vous avez un fond affectueux et spontané, vous croyez fort en l’amitié. Vous êtes même un peu idéaliste. Attention à la dépendance affective.
Cheval : Vous êtes épris de liberté, réelle ou rêvée. Vous détestez l’injustice et vous pouvez ruer dans les brancards. cheval ER Mongolie
Poisson rouge en bocal : Vous êtes porté sur la réflexion et avez une grosse tendance à la déprime.
Aquarium tropical : Vous rêvez toujours d’ailleurs, d’une vie plus foisonnante. Votre lutte sans fin contre les algues symbolise votre quête intérieure de clarté.
Vache : Vous avez besoin d’être rassuré voire materné. En même temps, vous êtes sûr de vous et faut pas qu’on vous embête.
Âne : Vous êtes très tendre et réfléchi, vous aimez les relations profondes. Vous vous fichez de l’apparence et du qu’en-dira-t-on. Vous faites ce que vous avez envie de faire.
Chèvre : Vous êtes à la fois rêveur et pragmatique, farouchement autonome, avec une personnalité très affirmée.
Mouton : Vous avez besoin d’être sécurisé, de délicatesse. Vous êtes sociable mais vous paniquez facilement.   mouton ER landes de Bretagne
Cochon : Vous aimez l’originalité et la provocation, et par-dessus tout, l’intelligence. Vous avez un côté rebelle.
Cochon d’Inde : Vous êtes très émotif, sociable et aimant. Vous aimez dialoguer. Vous êtes une personne douce et tranquille.
Lapin : Vous êtes joyeux et insouciant, mais vous prenez parfois des décisions trop rapides.
Hamster : en fait… ça existe les passionnés de hamster ??
Poule : Vous aimez rire et les petits plaisirs du quotidien.
Oie : Vous êtes un gros affectif, vous rêvez de fidélité à la vie à la mort et de famille unie.
Perroquet ou mainate : Vous aimez l’intelligence et vous faire valoir. Vous avez un côté fanfaron, un peu prisonnier du regard des autres.
cochon EROiseau en cage : Vous adorez la Beauté mais vous êtes possessif, vous tenez peu compte des besoins de l’autre, vous êtes un esthète égoïste.
Furet : Vous êtes un anticonformiste à l’odorat peu sensible, possiblement contestataire.
Serpent : Vous avez besoin de vous différencier de vos semblables et vous aimez inspirer un sentiment de crainte à votre entourage.
Tortue : En fait vous vous demandez pourquoi vous avez une tortue, vu qu’elle a au moins 50 ans et que vous en avez hérité de votre grand-mère. Donc vous ne vous sentez pas du tout concerné par le sujet.
Araignée : Vous avez un conflit non résolu avec votre mère, que vous voulez contrarier un maximum.
  
Vous détestez les animaux : soit vous êtes un gros phobique, soit quelqu’un de super froid, soit vous répétez à tout le monde que vous préférez les humains (mais est-ce que les humains vous préfèrent ?).
 
Bien sûr, si vous avez plusieurs animaux favoris, il faut ensuite configurer : vache ascendant chien, chat ascendant chèvre, cheval ascendant poule, etc.
 
Alors ? Vous êtes-vous senti bien défini ? (Dans le cas contraire, pas la peine de nous jeter des cailloux ou des pelures de pommes de terre. La vérité est juste que chacun peut se reconnaître dans à peu près... n’importe quoi.). Bon été !
 
oie domestique ER 
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La grande amnésie écologique

Publié le par lesbiodiversitaires

Nous sommes en train d’assister à la perte d’une grande partie de la biodiversité de la planète et nous ne réagissons pas. Face à l’immédiateté de notre vie « internet », la parole des anciens s’est tue.
Mon essai La Grande amnésie écologique essaie d’analyser ce phénomène et propose des solutions.

Cette incroyable faculté à oublier

La grande amnésie écologique, Philippe J. DuboisUne histoire : malgré de nombreuses recherches sur le fleuve Yangtsé, en Chine, le dauphin de cette rivière, appelé Baiji, a définitivement disparu, sans doute au début des années 2000. De même, à peu près à la même époque, a disparu de ce fleuve un énorme poisson, le poisson-spatule de Chine, qui pouvait atteindre sept mètres de long et peser plusieurs tonnes. L’un comme l’autre ne passaient donc pas inaperçus ! De plus, le dauphin était connu de tous et une mythologie importante entourait son existence (pensez ! un dauphin dans une rivière…).

Pourtant, des chercheurs britanniques ont effectué une étude en 2008 auprès des pêcheurs qui vivaient sur les lieux où avaient existé ce dauphin et ce poisson. À leur grande surprise, ils constatèrent que plus de 70 % des pêcheurs de moins de quarante ans, ou qui avaient commencé à pêcher après 1995, n’avaient jamais entendu parler du poisson-spatule (et à peine moins du dauphin). En quelques années à peine, ces deux espèces, pourtant culturellement et commercialement connues et importantes, avaient déjà presque disparu de la mémoire collective locale.

Plus près de nous avec la biodiversité domestique : travaillant sur les races bovines de France menacées ou disparues, j’interrogeais un jour un ingénieur agronome d’origine franc-comtoise. Comme il était natif de la Haute-Saône où son père et son grand-père avaient été agriculteurs, je lui demandais s’il avait entendu parler de la race fémeline, disparue peu avant la Seconde Guerre mondiale, et dont le dernier bastion avait été justement ce département. J’espérais bien avoir des informations précieuses sur cette belle vache à présent perdue à jamais. À ma surprise, l’ingénieur me répondit qu’il ne connaissait pas cette race. Son père ni même son grand-père ne lui en avaient jamais parlé. Si son père élevait à présent des vaches de race montbéliarde, il est peu douteux que son grand-père avait dû côtoyer la Fémeline ou, tout du moins, en avoir entendu parler. Pourtant ni l’un ni l’autre n’avait jamais parlé de cette race à leur fils et petit-fils, pourtant chercheur agronome sur les… bovins.

Que retient-on de ces exemples ? L’extraordinaire faculté à oublier ce qui nous entoure, ce avec quoi nous avons vécu. La sélectivité de la mémoire fait que, si nous n’y prenons garde, on s’accommode des pertes du vivant en toute bonne foi, sans même en prendre conscience.
Il est nécessaire d’éviter ses oublis qui sont délétères pour l’ensemble de la communauté des êtres vivants. Comme pour les grands moments de l’Histoire humaine, il est extrêmement nécessaire de faire accomplir un devoir de mémoire à l’égard de la biodiversité.

Le syndrome de la référence changeante
Dans mon ouvrage, je fais référence à un concept développé par un ichtyologue d’origine française, appelée en anglais le Shifting Baseline Syndrome (locution plutôt barbare). En étudiant les phénomènes de surpêche et les stocks de poissons disponibles, ce chercheur a montré que chaque scientifique qui travaille sur l’évaluation des stocks de poissons prend comme point de départ les stocks qu’il observe au début de son travail (ou de sa carrière) qui est donc la basepour évaluer d’éventuels changements quantitatifs et qualitatifs (temps T). À la génération suivante de chercheurs, les stocks se sont évidemment modifiés, mais c’est ce nouvel état (T + 1) qui sert de référence pour l’évaluation et la gestion des stocks de poissons. Il en résulte que les modes d’exploitation passés et les tendances sont souvent ignorés lors de la formulation des conseils en matière de gestion, qui ne considèrent donc pas la richesse initiale du système antérieur, comme le phénomène de surpêche pour ce qui est des poissons, par exemple. Le résultat de cette « dérive » est une accommodation graduelle à la lente diminution (disparition) des stocks de poissons et l’émergence de références inappropriées pour évaluer les pertes dues à la surpêche ou pour fixer des objectifs permettant des mesures de rétablissement des stocks initiaux.
Et bien il est en exactement de même dans notre appréhension de la biodiversité, de la nature et de ses ressources qui nous entourent.
Cette amnésie, qu’elle soit générationnelle et/ou individuelle, nous conduit à considérer tous les changements de la nature comme des événements normaux, suivants des principes d’adaptation et d’évolution « naturels », et donc à les assimiler à notre environnement quotidien.
C’est là un grand danger que d’amalgamer ce qui est lié à un processus naturel (évolutionniste, adaptatif) à ce qui est la conséquence directe ou indirecte d’une action humaine.
Cette banalisation et cette uniformisation des événements conduisentévidemment à leur rapide familiarisation, et donc à l’oubli des causes qui les a générés. Quelques années à quelques décennies plus tard, nous recevons de plein fouet leurs conséquences néfastes.


Education à l’environnement
Comme les Scandinaves apprennent l’anglais dès l’âge de 6 ans (11 chez nous) et le parlent infiniment mieux devenus adultes, il faut désormais apprendre la « science de l’environnement » aux enfants dès leur plus jeune âge. A l’école, avec les enseignants dédiés, mais aussi en mettant les élèves en contact avec des utilisateurs de l’environnement, du monde agricole, de celui de la protection de la nature, en les faisant rencontrer les anciens (qui n’attendent que ça) qui leur parleront de la nature qu’ils ont connu eux-mêmes à leur âge, et en les faisant concrètement côtoyer la nature (« sauvage » ou citadine, qu’importe).
Arrêtons de remplir la tête de nos enfants de connaissances dont ils ne se serviront jamais et laissons un peu de temps à une éducation à l’environnement cohérente. Si l’instruction civique a disparu, remplaçons-là par l’instruction environnementale !


Révolution ou évolution ?
Nous avons le choix d’une évolution de notre société dans une voie écologique, au-delà des clivages politiques. Une troisième voie, ni de gauche, ni de droite. Ecologique. Une voie où la sobriété n’empêchera pas ni le confort, ni la consommation, mais qui nous fera toucher du doigt à chaque instant que nous vivons dans un monde fini avec des ressources finies. Accompagner cette démarche respectueuse, c’est entrer dans un processus évolutif qui nous permettrait de sortir sans trop de dommages de cette hypercroissance actuelle.
Sinon, l’alternative sera une révolution, dont le point de départ sera la lutte pour la possession des biens naturels (eau, matières premières, énergies fossiles) indispensables pour la croissance. Or, il est peu probable que, verte ou pas, une révolution se fasse sans violence et les tensions géopolitiques à venir seront de toute façon sous-tendues par des enjeux environnementaux. Jared Diamond, dans son livre remarquable - Effondrement. Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie, Paris, Gallimard, 2006 - a bien montré qu’il y a quatre facteurs principaux ont conduit à la disparition de ces sociétés : le changement climatique, la dégradation de l’environnement, l’hostilité envers leurs voisins et, enfin, les rapports de dépendance avec des partenaires commerciaux.
On a un peu l’impression de vivre une telle situation, non ?
 

voir l'interview Good Planet
Egalement le clip de Bridget Kyoto qu'a inspiré, parait-il, notre livre ! :-)

Regarder la video de présentation du livre.

 


Quelques chiffres

Une espèce disparait toutes les 20 minutes dans le monde. On estime à 20 000 le nombre d’espèces animales et végétales qui disparaissent chaque année définitivement de la surface de la Terre. Ce chiffre est une estimation basse puisque l’on ne connaît pas le nombre exact d’espèces sur terre (entre cinq et quatorze millions).

Chaque minute c’est l’équivalent de 36 terrains de football qui est déforesté en région tropicale, soit environ 140 000 km² annuellement. Actuellement, la disparition de la superficie de cette forêt tropicale est estimée à 0,5 à 1 % par an. À ce rythme, celle-ci aura disparu dans deux siècles environ.

Dans le même ordre d’idées, les pertes de surface arable (c’est-à-dire qui peut être cultivée) sont estimées entre 70 000 et 150 000 km² par an (soit entre 12 et 25 % du territoire français)…

Et on nous dit qu’il faudrait deux planètes comme la Terre pour nourrir toute la population en 2050. Il y a là comme une équation insoluble.
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La Syrie, fabuleux pays en pleine tourmente

Publié le par lesbiodiversitaires

Alors que la Syrie vit actuellement les terribles épreuves que l’on connait, difficile de ne pas penser avec beaucoup d'émotion à ce fabuleux pays et aux gens à la gentillesse extraordinaire que nous avions rencontrés…
 
Nous avons envie de faire partager un peu de ce pays, désormais replié sur lui. En espérant que les choses aillent rapidement mieux, que le sang cesse de couler, et que ce peuple si accueillant, si merveilleusement hospitalier, souffre le moins possible de tout ce qui lui arrive.
 
Les photos parlent d’elles-mêmes de ce pays sublime.
 
désert Syrie ER   
Le désert occupe une grande partie du pays.
 
Palmyre Syrie ER
Palmyre, célèbre site archéologique situé dans une oasis à 210 km de Damas.
 
    dans le krach des chevaliers, Syrie ER 
Un détail du Krak des chevaliers, extraordinaire château fort du temps des croisades.
 
   Paysage Syrie ER 
L'Euphrate
 
  terre Syrie ER
 
  
Biodiversité sauvage
 Les reptiles et les batraciens y sont fascinants, certains étant exactement de la même couleur que le sable.
 
  Syrie crapaud ER
  Crapaud vert Bufo viridis
 
agame Syrie ER 
Agame pâle du Moyen-Orient Trapelus pallidus agnetae
 
  grenouille Syrie ER
  Rainette de Savigny Hyla savignyi
 
grenouilles Syrie ER   
Rainette de Savigny Hyla savignyi
 
 
Les oiseaux...
    cratéropes d'Irak, Syrie ER
  Cratérope d'Irak Turdoides altirostris, espèce endémique à la région de l'Euphrate.
   
Bruant-mélanocéphale-dans-l
    Bruant mélanocéphale Emberiza melanocephala mâle en halte migratoire.
 
Epervier-à-pieds-courts
Epervier à pieds courts Accipiter brevipes mâle
 
GOB-à-demi-collierTalila-SY
  Gobemouche à demi-collier Ficedula semitorquata mâle
 Serin-syriaque
Serin syriaque Serinus syriacus, espèce menacée à l'échelle mondiale.
 
 
Biodiversité domestique
  âne Syrie ER
    Les ânes sont très communs en Syrie, encore utilisés pour de nombreux travaux.
 
 cheval syrien ER
  Les magnifiques chevaux syriens sont plus rares. 
Ce bel alezan appartenait à un bédouin qui semblait beaucoup l'aimer. 
 
mouton syrie 3 ER    
mouton Syrie ER 
Moutons syriens.
   
vaches Syrie ER
 
vaches dans l'eau Syrie ER 
Vaches syriennes (croisées holstein) à Mheimideh. Elles n'hésitent pas à pâturer... dans l'eau.
 
 
Tempête de sable à Deir ez Zor
Les tempêtes de sable, cela existe en vrai. Et voici à quoi cela ressemble (photos non retouchées, prises en début d'après-midi !)…
L'atmosphère devient rouge, les gens balayent le sable devant leur maison, et le sable s'infiltre partout, dans les cheveux, les oreilles, le nez...
   
tempête de sable 2, Syrie ER
 
tempête de sable, Syrie, ER
 
Les oiseaux volent encore tempête sable ER 
Un courageux milan noir brave la tempête !
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L’art le plus naturel

Publié le par lesbiodiversitaires

Faire de l’art avec la nature, sans abîmer la nature, en la sublimant pour accrocher le regard du passant surpris ?

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C’est possible, grâce au land’art, cet art fugitif, art d’un instant, rapidement dispersé par les vents. Notre ami Sébastien Provost, ornithologue, naturaliste, conteur à ses heures, fait régulièrement ses « petites installations », comme il dit, en baie du Mont Saint-Michel. On ne peut résister à l’envie de faire partager ces quelques photos de pure poésie.
Nous lui avons demandé si le land-art peut permettre aux passants de prendre conscience de l’importance de protéger la nature. Voici sa réponse :
« Lorsque les touristes viennent en baie du Mont, leur regard est immédiatement absorbé par le Mont-Saint-Michel... Pourtant, le Mont et sa baie forment un tout indissociable. Mes petites installations s'orientent irrémédiablement vers le Mont car c'est une source d'inspiration permanente. Les photos veulent immortaliser ces instants éphémères et montrer la grandeur et la beauté du site, comme un hommage. En prenant un peu de retrait, j'observe ensuite les réactions du public. Beaucoup prennent des photos et semblent intrigués et même touchés par ces installations, comme si leur regard croisait le mien, celui de la baie et du Mont-Saint-Michel...

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janv 2010 (28)[1]
Interpeler, toucher et sensibiliser avec les vertus de la nature, réhabituer le public à observer et contempler son environnement (trop souvent considéré comme un espace récréatif). Un peu de land'art pour poser le regard et de se laisser imprégner par la poésie de la nature... »
Rochetorin 
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(photos © Sébastien Provost)
 
 
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Des révolutions pour UNE révolution

Publié le par lesbiodiversitaires

Les événements actuels dans les pays du Maghreb comme dans ceux du Moyen-Orient doivent nous porter à l’optimisme. S’il est clair, aujourd’hui, que personne n’a idée de ce que sera la future gouvernance dans ces pays en ébullition, chacun peut se réjouir en constatant que les régimes les plus autoritaires, les plus installés dans une autocratie ou une dictature, finissent tous, un jour, par tomber. Et tomber sous l’assaut de la rue aux mains nues, portée par un ras-le-bol tellement fort, qu’il est incontrôlé (et incontrôlable).

 

Mais il n’y a pas de révolution linéaire. Il n’y a pas de révolution sans versement de sang. Il n’y a pas de révolution sans douleur. Toute révolution est un accouchement. Et comme l’accouchement, la révolution donne la vie. Une autre vie où l’on change complètement de logiciel. Et pour rester dans le vocabulaire informatique, la révolution va plus loin : elle reformate le disque dur.

 

C’est bien ce qui nous manque à nous, dans le monde occidental, c’est la capacité de se révolter. S’indigner, oui, on sait faire. Mais se révolter, on ne sait plus guère. Pourtant le monde consumériste dans lequel nous vivons, dirigé par cette oligarchie à bout de souffle - si bien décrite et démontée par Hervé Kempf dans son dernier livre (L’oligarchie ça suffit, vive la démocratie, Le Seuil, 2011) -, aurait bien besoin lui aussi de reformater son disque dur. Nous ne pouvons plus continuer à vivre sur la terre en faisant fi des manifestations de son épuisement et de son capacité à produire des ressources à l’infini qu’elle nous donne chaque jour. Nous ne pouvons pas plus laisser un petit nombre piller notre héritage commun. Pas plus que nous ne pouvons laisser à ce même clan d’oligarques le soin de nous diriger, par-dessus la tête des dirigeants politiques devenus muets et manchots. Et continuer à croire que le jetable est bien mieux pour notre confort que le durable. Et afficher sur les murs que les grandes entreprises se battent pour une terre meilleure, une vie plus verte, une économie plus durable… Les balivernes du green washing ne dupent que ceux qui ne veulent rien voir d’autre que leur confort immédiat, matériel et intellectuel (enfin, intellectuel, c’est assez vite dit ; c’est plutôt du washing de cerveau télévisuel…).

 

Mais l’alternative à tout ça, c’est quoi ? L’altermondialisme ? Les écologistes ? Les tiers-mondistes ? Les mouvements de consommateurs ? C’est peut-être tout ça, en effet, et rien de ça non plus… Comment se fait-il, par exemple, que les discours des uns et des autres précités n’aient qu’aussi peu d’échos auprès des populations occidentales ? Sans doute la voix libérale du monde marchand est-elle plus forte que la petite musique de ceux qui voudraient vivre autrement. Autrement que de façon marginale. Il serait illusoire de penser aujourd’hui que ceux qui veulent changer de mode de vie et de consommation va grossir de façon exponentielle et que bientôt ils pourront faire entendre leurs arguments pour que l’on cesse de vivre les yeux fermés sur notre avenir. Non, ce n’est pas la bonne hypothèse, car cela fait désormais trop de temps (trois décennies) que ces voix se perdent dans le désert.

 

Il serait sans doute nécessaire qu’une révolution verte éclate dans le monde occidental.

 

Pas la révolution « verte » de Kadhafi, évidemment ! Celle-là, on l’oublie ! Une révolution menée par les classes moyennes qui, confrontées au chômage, à l’impossibilité de consommer davantage (trop endettées), à de pathologies liées à cette consommation (qu’avons-nous dans notre assiette ? Et que respirons-nous ?), descendront dans la rue pour crier leur colère contre ceux qui, dans leurs bureaux panoramiques auront passé leur temps à nous faire croire aux chimères de la consommation intensive, à l’infini des ressources naturelles et l’inintérêt de la biodiversité pour notre propre bien-être. Il y aura un temps où le monde occidental se révoltera. Et voudra revenir à une consommation plus simple, à une sobriété nécessaire pour vivre bien. Mais l’effondrement de notre société telle qu’elle est aujourd’hui est inéluctable. C’est peut-être de la jeunesse que viendra le « reformatage du disque ». Il n’y aura pas de dictature, pas plus que d’ordre écologico-autoritaire ou de communautés babacoolo-verdâtres. De cette révolution doit naître une société qui consomme toujours, mais mieux, qui ne tourne pas le dos au progrès mais qui en fait bon usage, qui échange sur un mode marchand, mais ni à sens unique, ni dans un but uniquement tourné vers le profit immédiat, qui remet enfin chaque acteur de la terre à sa juste place en tenant compte des réalités économiques et environnementales locales. Bref une société qui aura décidé de prendre en main son destin et celui de sa planète de manière sobre, cohérente et durable.

 

Alors il faut sans doute encore des révolutions comme celles d’aujourd’hui pour que vienne LA révolution.

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