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Les Biodiversitaires : fin de partie !

Publié le par lesbiodiversitaires

Les Biodiversitaires : fin de partie !

Bonjour à tous, chers lecteurs,

 

2018 s’achève et avec elle notre aventure du blog les Biodiversitaires. Après presque 8 années à nous en occuper entièrement bénévolement et quelques 300 posts, nous souhaitons nous consacrer davantage à l’écriture et la création et nous occuper de la nature sur le terrain.

 

Pour nous les moments forts liés au blog resteront la redécouverte du chien berger d’Auvergne ainsi que le récit de voyage dans le désert de Gobi, à la recherche de l’ours le plus rare du monde, et quelques découvertes autour des races à petits effectifs, notamment les chevaux et les vaches.

 

Nous sommes également heureux d'avoir permis de faire le lien entre différentes personnes et d'avoir été à la source de quelques projets biodiversitaires.

 

Nous espérons avoir pu vous faire partager, toutes ces années, notre profonde conviction de protéger la nature et les espèces sauvages, ainsi que la nécessité de ne pas oublier la sauvegarde de nos espèces domestiques, irremplaçables et pourtant elles aussi menacées.

 

Vous pourrez continuer de retrouver les textes, dessins et photos d’Elise dans ses ouvrages, articles, et elle tâchera de mettre ses actus sur son site web : https://eliserousseau1.wixsite.com/elise-rousseau

 

Philippe continuera d'alimenter autant que possible sa page Linkedln (et peut-être Facebook) et lui aussi continuera d'écrire des livres et des articles !

 

Bonnes fêtes de fin d’année à tous, sans surconsommation… sauf de chocolat bio !

 

Elise et Philippe

Les Biodiversitaires : fin de partie !
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Quelques très rares chevaux de Skyros en France

Publié le par lesbiodiversitaires

Connaissez-vous le cheval de Skyros ? Cette race grecque en provenance de l'île de Skyros est en voie d'extinction, totalement méconnue.

Mais une association française a réussi à faire venir six de ces magnifiques petits chevaux de Grèce mais aussi d'Ecosse où existe un petit troupeau, et trois naissances ont eu lieu ces dernières années.

Ce tout petit équidé rustique ne mesure pas plus d'1m10 au garrot, mais il est beaucoup plus fin que les poneys de cette taille. Merci à Clio Marshall de nous faire partager quelques photos de poneys Skyros français !

 

Chevaux Skyros, photos : Association Bouillon de poney
Chevaux Skyros, photos : Association Bouillon de poney
Chevaux Skyros, photos : Association Bouillon de poney
Chevaux Skyros, photos : Association Bouillon de poney

Chevaux Skyros, photos : Association Bouillon de poney

Les Skyros sont en plus dotés d'un super caractère, curieux et patients. Si vous voulez en savoir plus et soutenir l'association qui a bien besoin d'aide, c'est ici : www.bouillondeponey.com 

et d'autres photos ici : https://www.facebook.com/friendsoftheskyrianhorse/ 

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La Petite philosophie des oiseaux fait étape à Ouessant, avec l'émission Littoral de France 3 Bretagne

Publié le par lesbiodiversitaires

La Petite philosophie des oiseaux fait étape à Ouessant, avec l'émission Littoral de France 3 Bretagne

En octobre dernier, Marine Barnérias, la présentatrice de l'émission Littoral, et son équipe, ont demandé à Elise de leur parler un peu de la partie plus philosophique de la Petite philosophie des Oiseaux, et des petites leçons de sagesse que les oiseaux peuvent nous inspirer au quotidien.

L'occasion de se balader sur l'une de nos merveilleuses îles bretonnes.

Marine découvre également l'univers des cocheurs avec l'ornithologue Jean-François Le Bihan, et c'est un très joli moment !

Les oiseaux peuvent se regarder de mille façons différentes.

Voici le replay de l'émission.

La Petite philosophie des oiseaux fait étape à Ouessant, avec l'émission Littoral de France 3 Bretagne
La Petite philosophie des oiseaux fait étape à Ouessant, avec l'émission Littoral de France 3 Bretagne

Et pour tous ceux qui aiment les livres de voyage ou les récits initiatiques, il faut savoir qu'avant d'être animatrice, Marine Barnerias qui est une toute jeune femme a écrit un récit de voyage magnifique, très émouvant et plein de vie : Seper héro, le voyage interdit qui a donné du sens à ma vie, qui nous fait voyager avec elle et ses questionnements en Nouvelle-Zélande, en Birmanie, et à cheval en Mongolie ! Avec un mot d'ordre qui rejoint complètement celui de la Petite philosophie des oiseaux : vivez, osez, croyez en vos rêves, et ne laissez pas la peur vous rogner les ailes !

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Le prix national Lire l'économie revient à Mais pourquoi j'ai acheté tout ça ?! Stop à la surconsommation

Publié le par lesbiodiversitaires

Le prix national Lire l'économie revient à Mais pourquoi j'ai acheté tout ça ?! Stop à la surconsommation

Voilà une bonne nouvelle !!

Hier j'ai dû me rendre à Paris au Ministère de l'économie et des finances car ma première bande dessinée Mais pourquoi j'ai acheté tout ça ?! a gagné le premier prix catégorie bande dessinée du Prix Lycéen « Lire l’Économie » 2018.

 

Un prix organisé par le Ministère de l'Éducation nationale et le Ministère de l'Economie et des Finances, en partenariat avec l'association Lire La Société, et décerné par un jury lycéen.

 

Ce prix, décerné à l'issue du vote des lycéens, récompense l'auteur d'un ouvrage qui "présente de réelles qualités pédagogiques et dont l'objet a suscité la réflexion et l'analyse économiques". Et c'est Mais pourquoi j'ai acheté tout ça ?! Stop à la surconsommation qui l'a remporté !!

 

Remise du prix, avec quelques lycéens du jury et le youtubeur Cyprien.Remise du prix, avec quelques lycéens du jury et le youtubeur Cyprien.
Remise du prix, avec quelques lycéens du jury et le youtubeur Cyprien.

Remise du prix, avec quelques lycéens du jury et le youtubeur Cyprien.

Voici le petit discours que j'ai fait pour cette occasion car quelques personnes me demandent de le publier et il nous concerne finalement tous. Contente que grâce à tous les jeunes qui ont travaillé à ce prix, il ait été possible de parler de la surconsommation et faire passer quelques messages dans un lieu et à des personnes et des hommes politiques d'ordinaire inaccessibles.

----

 

Bonjour et merci à tous et merci aux lycéens qui m’ont décerné ce prix.

 

C’est une joie d’autant plus inattendue qu’il s’agit pour moi de ma toute première bande dessinée, et je suis particulièrement heureuse qu’elle ait été repérée puis sélectionnée parmi les finalistes.

Obtenir le premier prix me comble bien sûr, car réaliser une bande dessinée, c’est très long, ça représente des années de réflexion et une bonne année de travail, entre le scénario, les dessins et la mise en couleur.

 

Et j’en profite pour adresser un très très grand merci à ma chère éditrice ici présente, Stéphanie Zweifel qui m’a accompagnée pas à pas dans la réalisation de cette bande dessinée, avec toute sa patience et son humour, ainsi qu’aux éditions Delachaux et Niestlé qui ont cru en cette collection.

 

Je remercie aussi les personnes réelles qui ont bien voulu devenir des personnages de cette bande dessinée : Laetitia Vasseur de l’association Hop, Halte à l’obsolescence programmée, François Oger, du magasin bio la Belz’saison, Hélène Danel, qui porte un projet d’école construite en économie circulaire, et Charles Braine, ancien marin en pêche durable.

 

Mais avoir obtenu ce prix me rend doublement heureuse du fait du thème de cette bande dessinée, la surconsommation, un sujet qui me tient particulièrement à cœur. La surconsommation, et son corollaire l’obsolescence programmée, est aujourd’hui l’un des plus gros problèmes écologique et social.

Au-delà des ravages qu’elle cause sur la planète, la surconsommation cause aussi des ravages au niveau social et c’est bien dommage par les temps qui courent que personne n’analyse davantage toutes les conséquences à tous les niveaux de ce mode de vie absurde.

 

On parle toujours de pouvoir d’achat, mais on ne parle jamais du pouvoir d’acheter des choses de qualité. Or c’est pour cela aussi qu’on devrait tous manifester, pour demander à pouvoir avoir accès à nouveau à des produits durables comme il en existait du temps de nos grands-parents où un frigo durait facilement 20 ans.

Si aujourd’hui on n’était pas obligé de changer tous les 5 ans de machine à laver parce qu’elle tombe en panne trop vite, ou bien d’ordinateur parce que les nouveaux logiciels ne sont plus compatibles, et toutes ces montagnes d’objets ou de vêtement de très mauvaise qualité, si on avait vraiment le choix d’acheter du durable, de la qualité, notre pouvoir d’achat et celui des plus pauvres se porterait déjà un peu mieux.

On a toutes les connaissances techniques pour fabriquer des objets durables, faisons-le. Pas seulement pour le consommateur, mais pour la sauvegarde de la planète et pour un monde plus juste.

 

Il faut savoir, que la France est au niveau mondial l’un des premiers pays à avoir voté une loi contre l’obsolescence programmée, c’est une excellente chose et c’est dommage qu’on n’en ait pas parlé davantage, mais il faut continuer d’aller beaucoup plus loin dans ce sens. C’est aux politiques d’encadrer les pratiques marchandes et industrielles pour ne plus permettre les dérives actuelles. Et c’est à nous tous de modérer notre surconsommation et de chercher et d’initier de véritables alternatives. Noël approche, ne sacrifions pas notre planète pour des gadgets en plastique !

 

Rappelons-nous au contraire de ce qui compte vraiment, rappelons-nous que le bonheur n’est pas un concept publicitaire et qu’aucun objet, qu’aucun bien de consommation, ne nous comblera jamais. Rappelons-nous de ce qui seul peut nous sauver, à savoir, les liens humains, ces petits liens fragiles que l’on tisse jour après jour et qui nous relient tous.

 

A nous de choisir ce qui est le plus important pour nous : l'être ou l'avoir.

 

Je suis donc d’autant plus heureuse que grâce aux lycéens, grâce aux jeunes qui se sentent concernés par ce scandale de la surconsommation, auquel chacun d’entre nous est confronté intimement dans son quotidien, cette bande dessinée ait été récompensée, et que ce livre puisse circuler aussi parmi les cercles politiques.

 

C’est une bande dessinée, les choses y sont expliquées simplement, dans l’idée d’informer, d’amuser, et de faire réfléchir, et j’espère que grâce à vous tous, et grâce à ce prix, elle trouvera encore de nombreux lecteurs et continuera de faire réfléchir d’autres personnes.

 

Merci mille fois pour ce prix et merci mille fois d’avoir mis la question de la surconsommation à l’honneur.

Le monstre de la surconsommation, un des personnages de la BD !

Le monstre de la surconsommation, un des personnages de la BD !

Et pour info, une dédicace est prévue ce samedi à partir de 15h à la librairie l'Archipel des mots à Vannes (21 place du général de Gaulle), avec la BD bien sûr mais aussi la Petite philosophie des oiseaux.

Elise

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Réalisation d'un poulailler en écoconstruction (bois de palettes et toit végétalisé)

Publié le par lesbiodiversitaires

Dans le cadre d'un livre à sortir ce printemps aux éditions Solar, j'avais à me poser la question suivante : comment fabriquer un poulailler écolo et à moindre coût ? 

J'ai donc décidé de me lancer dans la réalisation d'un poulailler écoconstruit, sur pilotis, en palettes et toit végétalisé.

Voici le processus pas à pas.

Va falloir sortir les outils !

Va falloir sortir les outils !

D'abord, le plan. Merci à ma filleule Léa pour avoir dessiné les premiers plans et à Pascal (son papa) pour m'avoir aidée depuis sa Touraine à réfléchir à la conception. J'adore les toitures végétalisées et le bois, alors décision fut prise d'en faire bénéficier les poules !

J'ai commencé par faire des calculs avec du vrai bois non traité de classe IV mais le coût final était trop cher pour mon budget.

Je me suis donc rabattue sur du bois de palettes non traitées, en prenant soin d'en choisir avec de belles planches, bien épaisses.

Réalisation d'un poulailler en écoconstruction (bois de palettes et toit végétalisé)

Pour la réalisation, je ne suis pas assez bricoleuse ! C'est Marc, un copain bricoleur, qui s'y est donc collé, avec moi pour l'assister.

Le plus long, avec les palettes, c'est de les défaire. Si vous pouvez, choisissez-les avec des planches d'un seul côté, ça vous gagnera du temps. Il faut un ciseau à bois et un marteau pour couper les clous. En faisant attention aux doigts !

Il ne s'agit pas de défaire toutes les palettes, mais juste d'enlever les planches superflues pour pouvoir les assembler.

Réalisation d'un poulailler en écoconstruction (bois de palettes et toit végétalisé)

Ensuite, il faut visser ensemble ces palettes, puis combler les espaces manquant avec des planches.

On regarde déjà à peu près à quoi ressemblera l'assemblage avant de le faire en vrai.

On regarde déjà à peu près à quoi ressemblera l'assemblage avant de le faire en vrai.

Pour les pilotis, Marc m'a dit d'aller acheter des supports de poteau à enfoncer, afin de maintenir l'ouvrage en cas de grand vent et d'éviter aux poteaux de prendre l'humidité du sol.

Il faut bien calculer la distance des supports entre chaque piquet pour les placer et les enfoncer, afin ensuite que le poulailler s'y insère sans encombre.

Supports de poteau à enfoncer pour les piliers.

Supports de poteau à enfoncer pour les piliers.

Pour le toit végétalisé, il faut se procurer de la bâche à bassin EPDM 0,8 mm ou 1 mm (on en trouve dans les magasins de jardinage).

Ensuite on y met une épaisseur de feutre pour enraciner les plantes, des billes d'argile pour drainer, du terreau et les plantes (10 à 20 cm d'épaisseur).

En le posant, il faut faire bien attention à ce que ce soit parfaitement étanche et qu'aucune humidité ne touche le bois ! 

Toute cette histoire intéresse beaucoup Bilbo, le poney shetland, qui n'aime rien tant que regarder les gens travailler pendant que lui ne fait rien.
Toute cette histoire intéresse beaucoup Bilbo, le poney shetland, qui n'aime rien tant que regarder les gens travailler pendant que lui ne fait rien.

Toute cette histoire intéresse beaucoup Bilbo, le poney shetland, qui n'aime rien tant que regarder les gens travailler pendant que lui ne fait rien.

Pour le toit, la difficulté principale a été l'évacuation des eaux, réglée avec du matériel de plomberie. Il doit être légèrement incliné pour permettre à l'eau de s'écouler. Le feutre sert de filtre pour retenir la terre et les billes d'argile. Il a fallu percer la bâche avec un tasseau pour ne pas qu'elle se déchire. On a eu quelques difficultés avec les plis de la bâche, mais on a préféré privilégier l'étanchéité à l'esthétique !

 

A l'extérieur du toit, une petite gouttière permet la récupération des eaux de pluie (pour arroser les plantes).

Mise en place du toit végétalisé.
Mise en place du toit végétalisé.
Mise en place du toit végétalisé.
Mise en place du toit végétalisé.
Mise en place du toit végétalisé.

Mise en place du toit végétalisé.

Ensuite, passons au lieu stratégique du poulailler : le pondoir. Les poules l'aiment bien abrité, un peu sombre et bien douillet ! Dans leur tête, ça doit être une petite cachette. On l'a placé parfaitement à ma hauteur, avec un toit ouvrant sur l'extérieur : même plus besoin de se baisser pour ramasser les oeufs !

Le pondoir en cours de réalisation, puis avec le toit en légère pente (un bout de bâche restante recouvre le toit pour l'étanchéité). Enfin, le nid vu d'en haut, installé avec deux faux œufs pour inciter les poules à venir y pondre.Le pondoir en cours de réalisation, puis avec le toit en légère pente (un bout de bâche restante recouvre le toit pour l'étanchéité). Enfin, le nid vu d'en haut, installé avec deux faux œufs pour inciter les poules à venir y pondre.Le pondoir en cours de réalisation, puis avec le toit en légère pente (un bout de bâche restante recouvre le toit pour l'étanchéité). Enfin, le nid vu d'en haut, installé avec deux faux œufs pour inciter les poules à venir y pondre.

Le pondoir en cours de réalisation, puis avec le toit en légère pente (un bout de bâche restante recouvre le toit pour l'étanchéité). Enfin, le nid vu d'en haut, installé avec deux faux œufs pour inciter les poules à venir y pondre.

Il est également important que le poulailler soit lumineux. Les poules ont donc droit à leur petites baies vitrées en plexiglass (la bâche d'étanchéité et les plexiglass sont les seuls matériaux pas écolos ni de récup de l'ensemble, c'est possible de faire des fenêtres en verre mais c'est plus compliqué et un autre budget).

Vue sur les poneys et le verger, à hauteur de perchoir !

Vue sur les poneys et le verger, à hauteur de perchoir !

Une fois le toit réalisé, il y a le sol du poulailler ! Je voulais une litière en sable (les parasites détestent !) et du foin dans les pondoirs.

Il a donc fallu créer un fond avec des rebords afin que le sable ne s'écoule pas. Ce fond peut complètement se défaire afin de nettoyer le poulailler.

Et enfin, voici le poulailler quasi fini !

Réalisation d'un poulailler en écoconstruction (bois de palettes et toit végétalisé)
Réalisation d'un poulailler en écoconstruction (bois de palettes et toit végétalisé)
Réalisation d'un poulailler en écoconstruction (bois de palettes et toit végétalisé)
Réalisation d'un poulailler en écoconstruction (bois de palettes et toit végétalisé)

Qu'en pense la poule à pompon ? C'est la chouchoute du poulailler, découverte dans le jardin il y a 8 mois, et dont je ne connais toujours pas la provenance ! 

Un poulailler sur pilotis, c'est un peu compliqué pour elle (un pompon sur la tête, c'est pas pratique pour y voir clair !). Donc en attendant qu'elle comprenne comment monter là-haut, l'ancien poulailler restera en service !

Cot ?

Cot ?

Merci à Léa et Pascal pour leur aide ainsi qu'à Véronique et François pour quelques-unes des plantes du toit ! Et un très grand merci à Marc pour la construction de ce poulailler écolo !

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Un petit-déjeuner bio

Publié le par lesbiodiversitaires

Pour Anne et Potam !

Par Elise Rousseau

Un petit-déjeuner bio
Un petit-déjeuner bio
Un petit-déjeuner bio
Un petit-déjeuner bio
Un petit-déjeuner bio
Un petit-déjeuner bio
Un petit-déjeuner bio
Un petit-déjeuner bio
Un petit-déjeuner bio
Un petit-déjeuner bio
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Petite Philosophie des Oiseaux

Publié le par lesbiodiversitaires

Petite Philosophie des Oiseaux

Sortie en France il y a quelques jours, dans toutes les bonnes librairies, voici 22 leçons de vie que peuvent nous inspirer les oiseaux, dans leur observation quotidienne. 

Philippe est ornithologue, Elise philosophe de formation, nous travaillons tous les deux dans la protection de la nature et des oiseaux. Ces animaux à plumes font partie de nos vies depuis toujours.

Retrouvez ce qu'ont à nous dire les hirondelles, les goélands, les rougegorges, les tourterelles, les sternes, mais aussi bien sûr... les poules ! Et tous les autres.

Sur le voyage, le bonheur, l'amour, les habitudes, le bien et le mal, la peur, la beauté, l'observation de la nature peut nous apprendre plus que nous n'imaginons, si nous prenons la peine d'intimement la regarder.

Et vous, que les oiseaux vous apprennent-ils ?

 

Petite Philosophie des oiseaux, Philippe J. Dubois et Elise Rousseau, La Martinière textes, 14,90 

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Le chat forestier. Le loup. Le pygargue de Steller. Rencard dans la brousse.

Publié le par lesbiodiversitaires

Pygargue de Steller, Corée du Sud.

Pygargue de Steller, Corée du Sud.

Et voici les trois dernières rencontres de la série estivale. Le discret chat forestier dans les Pyrénées, quelques loups en Espagne et le gigantesque pygargue de Steller en Corée du Sud. 

Toute la série sera rediffusée cet automne sur Radio Balise.

Publié dans Biodiversité sauvage

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Races bovines du nord-ouest de l’Espagne : un trésor de biodiversité domestique (Razas bovinas del noroeste de España : un tesoro de biodiversidad doméstica)

Publié le par lesbiodiversitaires

En 2017, suite à un long périple dans le nord-ouest de l’Espagne (Pays Basque, Cantabrie, Asturies et Galice, de même qu’un peu de Castille et León), à la recherche de la biodiversité domestique, voici un focus sur les races bovines rencontrées dans cette partie de l’Europe qui concentre l'une des plus grandes diversités.

 

Dès que l’on passe la frontière espagnole en venant de France, on rencontre, dans le Pays Basque, bon nombre de vaches de races Pirenaica et… blonde d’Aquitaine, de même que des Limousines (et tous les croisements possibles). Mais aussi des races locales !

Troupeau de vaches Monchina

Troupeau de vaches Monchina

Betizu la sauvage…

Cette race est présente dans le piémont basque mais également en Navarre toute proche. Alors que sur le versant français du Pays Basque il y en subsiste environ une centaine, quasiment sauvage, la race est ici plus « domestique », c’est-à-dire élevée dans les fermes et bouclée. Même plus ou moins confinée, la race garde son aspect farouche, sur le qui-vive et il n’est pas vraiment conseillé d’approcher une mère et son veau. Comme la plupart des races du nord-ouest espagnole (cf. ci-dessous), la Betizu est élevée pour sa viande. Cette race a toujours vécu dans des zones défavorisées, d’accès difficile. Elle y a développé une grande rusticité. Concurrencée par des races plus connues et plus productives, l’avenir de cette vache reste problématique. On compte environ un millier d’animaux en Espagne.

Vache Betizu

Vache Betizu

Taureau betizu

Taureau betizu

Eugenio Arriga éleveur de Betizu à Autzagana, Pays Basque

Eugenio Arriga éleveur de Betizu à Autzagana, Pays Basque

Terreña la sombre

Un peu plus à l’intérieur du pays Basque, se trouve cette race rustique. Longtemps utilisée pour le travail, elle n’est plus élevée aujourd’hui que pour sa viande (notamment de veau), de grande qualité. La robe est de couleur châtaigne, souvent très enfumée, donnant une impression de robe brun-noir à distance.  Les cornes se relevées vers le haut. On compte un peu plus de 3 000 animaux dont plus de 2 800 femelles.

Vache Terreña

Vache Terreña

Taureau Terreña

Taureau Terreña

Vache Terreña  et son veau, de robe plus sombre que la précédente

Vache Terreña et son veau, de robe plus sombre que la précédente

Kolda Casares, éleveur de Terreña près du Monastère de San Segismundo, Pays Basque

Kolda Casares, éleveur de Terreña près du Monastère de San Segismundo, Pays Basque

Tudanca, la « Salers » espagnole

En allant vers l’ouest, en Cantabrie, on rencontre une superbe race de montagne : la Tudanca. Par son port et son grand cornage, elle n’est pas sans rappeler la Salers française. Cependant sa robe est grise avec des nuances plus ou moins sombres, plus ou moins noisette ou bleue. Le taureau est de couleur noire. En été, on la trouve librement en montagne. C’est une race plutôt farouche. Elle est utilisée aujourd’hui pour la viande, mais les bœufs étaient autrefois très prisés pour le travail. Il y a actuellement 13 600 animaux, l’immense majorité étant en Cantabrie, le reste dans le nord-ouest de l’Espagne. Cette race connait un certain engouement, notamment chez les éleveurs néo-ruraux.

Vaches Tudanca sur le bord de la route, parc naturel de de Saja-Besaya, Cantabrie

Vaches Tudanca sur le bord de la route, parc naturel de de Saja-Besaya, Cantabrie

Vache Tudanca et son veau

Vache Tudanca et son veau

Superbe taureau Tudanca, Ruente, Cantabrie

Superbe taureau Tudanca, Ruente, Cantabrie

Les veaux de la race Tudanca naissent blanc crème

Les veaux de la race Tudanca naissent blanc crème

Monchina, une vache tigrée

Originaire de l’est de la Cantabrie, la Monchina est une race particulièrement bien adaptée aux terrains montagneux et difficiles de cette région. De taille moyenne, elle est élancée avec des cornes plutôt fines, longues et relevées. Sa robe est variable : surtout de couleur châtain, elle peut être parfois très enfumée et, tout au contraire, froment pâle. Mis la plus remarquable reste la robe tigrée, tout à fait originale. Comme beaucoup de ce bétail espagnol de montagne, c’est une race au caractère farouche. Elle utilisée pour la production de viande, typée et de qualité. Il y a actuellement 1 500 animaux dont 1 400 femelles. La race est stable et même plutôt en augmentation.

 

Vache Monchina à la robe enfumée (classique)

Vache Monchina à la robe enfumée (classique)

Vache Monchina à la robe froment pâle (peu fréquent)

Vache Monchina à la robe froment pâle (peu fréquent)

Vaches Monchina dont deux "tigrées"

Vaches Monchina dont deux "tigrées"

Bel exemple de taureau Monchina tigré

Bel exemple de taureau Monchina tigré

Pasiega la laitière

C’est sans doute la seule race vraiment laitière d’Espagne ! Cette jolie vache à la robe froment rouge avec des cornes courtes, en croissant, a cependant subi la concurrence sévère de la Frisonne puis de la Holstein, qui a entraîné une chute de ses effectifs. Ses origines sont liées au croisement de populations locales, et à une sélection à des fins laitières. On la rencontre en moyenne montagne de Cantabrie. Ses effectifs sont aujourd’hui très modestes, ne dépassant pas un peu plus de 500 femelles, dont 390 vaches adultes. Son lait est utilisé pour la fabrication de fromages artisanaux et aussi pour le beurre. Cette activité devrait connaître un accroissement, et peut-être avec elle, un renouveau d’intérêt pour cette race très particulière.

Aurea et ses vaches Pasiega

Aurea et ses vaches Pasiega

Vaches Pasiega, les laitières espagnoles

Vaches Pasiega, les laitières espagnoles

Aurea Quintial, la passionaria des Pasiega !

Aurea Quintial, la passionaria des Pasiega !

Asturiana de la montaña une cousine de l’Aubrac ?

Avançons davantage vers l’ouest et nous voici dans les Asturies. Ici, deux vaches à la robe froment sont présentes. La plus rare des deux est celle de la « montagne ». C’est une vache solide, assez trapue, à la robe froment claire et qui rappelle une par sa conformation et son cornage, la race d’Aubrac. Cependant elle appartient au tronc Cantabrique. Rustique, elle a été moins sélectionnée que sa cousine des « vallées ». Elle est aujourd’hui présente en zone de montagne et peut se trouver haut en altitude. On l’élève pour a viande, de grande qualité, tandis que c’était autrefois une race de travail. Elle est cependant moins productive que l’Asturiana de los valles, même si sa viande possède un label. On compte actuellement près de 20 000 animaux, surtout en Asturies, mais aussi un peu en Cantabrie et en Castille y León.

Un post (ici) a déjà été consacré à cette race.

Vaches Asturiana de la montaña

Vaches Asturiana de la montaña

Superbe vache Asturiana de la montaña

Superbe vache Asturiana de la montaña

En compagnie d'Oviedo Beneitez, éleveur à Huergas de Babia, Asturies

En compagnie d'Oviedo Beneitez, éleveur à Huergas de Babia, Asturies

Asturiana de los valle  la référence pour la viande.

Originaire également des Asturies, cette race allaitante est devenue industrielle. Bien que de structure plus fine (notamment la tête) que sa cousine des montagnes, elle est plus viandeuse grâce à une conformation sélectionnée depuis longtemps. Sa robe est de couleur froment clair, avec parfois les membres et le mufle enfumés. Les cornes sont plus courtes en général. Ceci est très fréquent chez le taureau (comme pour l’Asturiana de la montaña). Elle reste une race de montagne et beaucoup d’animaux effectuent des transhumances estivales vers les alpages de la cordillère cantabrique. La population totale s’élève a plus de 103 000 animaux, majoritairement dans les Asturies, mais on rencontre cette race dans toute la moitié ouest de l’Espagne, notamment en Cantabrie et en Castille et León.

Troupeau d'Asturiana de los valles, lagos de Salienca, Asturies

Troupeau d'Asturiana de los valles, lagos de Salienca, Asturies

Vache Asturiana de los valles, de type bien allaitant

Vache Asturiana de los valles, de type bien allaitant

Taureau avec ses vaches

Taureau avec ses vaches

Plus loin encore vers l’ouest, nous voici en Galice. C’est ici où la diversité bovine est à son paroxysme, comme nous allons le voir.

 

Rubia Gallega la Limousine espagnole

Passons rapidement sur cette race à viande, qui ressemble très fort à la Limousine. A vrai dire, nous n’avons pas vraiment pu faire la différence sauf lorsque l’on nous disait de quelle race il s’agissait ! Les animaux ont parfois la robe un peu plus clair (mais attention aux croisements avec la Pirenaica ou la Blonde d’Aquitaine) et la tête un peu plus longue… On compte un peu plus de 36 000 têtes en Espagne, surtout en Galice, mais aussi ailleurs (dans le centre du pays notamment). C’est une race allaitante importante dans le pays.

Vaches Rubia Gallega, Granxa Caxigueira, Ortigueira, Galice.

Vaches Rubia Gallega, Granxa Caxigueira, Ortigueira, Galice.

Limiá la grande galicienne

Trois races galiciennes se ressemblent beaucoup : la Limiá, la Vianesa et la Frieiresa. Les deux premières singulièrement ! La Limiá est la plus grande de toutes. Elle est originaire du sud de la province d’Orense. D’un port altier, avec de longues cornes relevées, le possède une robe froment souvent enfumée à la tête et aux membres. Autrefois race à triple aptitude (travail, lait, viande), elle a fortement régressé avec la perte de la traction animale. Aujourd’hui sa vocation est uniquement allaitante et elle produit des veaux très recherchés. On compte un peu plus de 1 100 animaux alors qu’il n’y avait plus que 36 femelles en 1991. Son avenir reste cependant incertain…

Belle vache Limiá (noter la haute taille)

Belle vache Limiá (noter la haute taille)

Autre vache Limiá à la robe plus froment

Autre vache Limiá à la robe plus froment

Comme chez d'autres races de Galice, l'oreille est très poilue !

Comme chez d'autres races de Galice, l'oreille est très poilue !

Ivan Gil Rodriguez, éleveur de Limiá à Covelas, Galice

Ivan Gil Rodriguez, éleveur de Limiá à Covelas, Galice

Vianesa la sœur (presque) jumelle

Cette race, très proche de la précédente, lui ressemble beaucoup. Elle est à peine plus petite. De même est-elle très poilu sur le toupet et à l’intérieur des oreilles. La robe est identique (y compris dans ses variations) à celle de la Limiá. C’est également une race très rustique, utilisée autrefois pour le travail, mais à présent à vocation uniquement allaitante.

La Vianesa est originaire du canton d’O Bolo, à l’est de la province d’Ourense en Galice. On la trouve un peu partout en Galice. Sa population est près de 2 700 têtes.

Vaches Vianesa à Steventos, Galice. Noter le toupet fourni entre les cornes !

Vaches Vianesa à Steventos, Galice. Noter le toupet fourni entre les cornes !

Vache et taureau Vianesa. La taille est légèrement inférieure à celle de la Limiá

Vache et taureau Vianesa. La taille est légèrement inférieure à celle de la Limiá

Vache Vianesa de robe froment assez pâle

Vache Vianesa de robe froment assez pâle

Frieiresa la gracieuse

Au sud de l’aire d’origine de la Vianesa, on rencontre la race Frieiresa, dont la région des « Frieiras » a donné son nom. C’est ici l’extrême sud-est de la province d’Ourense, non loin du Portugal de Zamora. Proche des deux races précédentes, elle s’en distingue par une tête courte, carrée, plutôt petite et des cornes d’abord dirigées en avant et qui se relèvent en s’écartant. La robe est froment fauve, parfois enfumée aux membres et à la tête (surtout chez le taureau). Elle est vive et assez farouche. Elle a longtemps été utilisée pour le travail et son usage est uniquement aujourd’hui comme race allaitante. Elle produit une viande de grande qualité (notamment les veaux).

Il ne restait plus que 94 animaux en 1991. Grâce au travail de conservation remarquable, la population est remontée et se situe à présent de 900 animaux dont un peu plus de 600 vaches.

Vache Frieiresa avec ses cornes typiques, très horizontales à la base

Vache Frieiresa avec ses cornes typiques, très horizontales à la base

Superbe taureau

Superbe taureau

Chez la Frieiresa, le chignon peut être particulière fourni

Chez la Frieiresa, le chignon peut être particulière fourni

Francisco M. Penabad éleveur de Frieiresa et passionné de races galiciennes à petits effectifs

Francisco M. Penabad éleveur de Frieiresa et passionné de races galiciennes à petits effectifs

Caldelá la noire

Son origine est le canton de Caldelas, dans le nord-est de la province d’Ourense, non loin de celle de Lugo. Longtemps, on a considéré la Caldelá comme la meilleure race pour le travail. Elle aussi réputée pour la qualité de sa viande (notamment les veaux de lait) plutôt que par la quantité qu’elle peut fournir. Sa robe est noire avec des iridescences brunâtres et souvent une ligne dorsale pâle. Elle est de bonne taille avec des cornes souvent ouvertes, longues et évasées. Elle est aussi connue pour son caractère tranquille.

Comme les autres races locales galiciennes, elle a failli disparaître, avec seulement un peu plus de 30 reproducteurs purs en 1994. Depuis lors, ses effectifs sont remontés à 1 450 animaux dont près de 1 000 vaches adultes.

Vache Caldelá typique

Vache Caldelá typique

Taureau Caldelá... qui rappelle, en moins corpulent les fameux toros bravos.

Taureau Caldelá... qui rappelle, en moins corpulent les fameux toros bravos.

Troupeau de vaches Caldelá, Foncuberta, Galice

Troupeau de vaches Caldelá, Foncuberta, Galice

Cachena et ses cornes

Sans nul doute la Cachena est la vache la plus remarquable du nord-ouest de l’Espagne. Elle est originaire du sud-ouest de la province d’Ourense, mais également dans la partie nord du Portugal autour de Vila Real.

C’est une race de petite taille (1,10 à 1,15m), de couleur froment clair à châtain. Mais ce qui la caractérise ce sont ces cornes immenses en forme de lyre haute. C’est une race très rustique, qui s’adapte bien aux sols pauvres. Elle servait autrefois pour les travaux agricoles. Sa viande a une très grande réputation (localement, on la considère comme la meilleure du monde). Il est vrai que certains restaurants qui servent sa viande ne désemplissent pas de la journée… Le veau de 6 mois est également très prisé.

Pas étonnant qu’avec tout cela, la race soit en augmentation numérique, avec un cheptel de plus de 4 500 têtes dont 3 800 femelles. Outre la Galice, on en trouve en Castille et León et un peu ailleurs en Espagne (et au Portugal).

Troupeau de Cachena à Pitelos, Galice

Troupeau de Cachena à Pitelos, Galice

Vache et son veau. Ce sont les cornes qui sont impresssionnantes...

Vache et son veau. Ce sont les cornes qui sont impresssionnantes...

... mais la viande aussi, semble-t-il !

... mais la viande aussi, semble-t-il !

Taureau Cachena

Taureau Cachena

Echange avec O. Tellerio, éleveur de Cachena à Sandias, Galice

Echange avec O. Tellerio, éleveur de Cachena à Sandias, Galice

Alistana-Sanabresa la cousine

Juste à l’est de la Galice et de la province d’Ourense, lorsque l’on entre en Castille et León, la partie nord-ouest de la province de Zamora est le berceau de la race Alistana-Sanabresa. Autrefois séparées en deux races (Alistana et Sanabresa), elles ont été regroupées en une seule en 1981.

C’est une race de grande taille, proche du trio Limiá/Vianesa/Frieiresa. Elle possède une robe froment, parfois enfumée à la tête et aux membres (très souvent chez le taureau). Utilisée pour le travail, elle est aujourd’hui, elle aussi, uniquement élevée en race allaitante, avec une réputation pour la tendreté de sa viande et l’excellence du veau. Son cornage rappelle un peu celui de la Frieiresa, porté d’abord en avant et un peu vers le bas puis se relevant et s’écartant parfois.

Il y avait plus de 37 000 têtes dans les années 1950. Depuis la race a fortement diminué pour ne compter qu’un peu moins de 4 000 individus.

Vache Alistana, froment pâle

Vache Alistana, froment pâle

Vache plus enfumée. Cette race rappelle fortement ses cousines galiciennes

Vache plus enfumée. Cette race rappelle fortement ses cousines galiciennes

Cette race est utilisée, comme d'autres, en croisement avec la Limousine...

Cette race est utilisée, comme d'autres, en croisement avec la Limousine...

De la frontière française à celle du Portugal, on ne rencontre pas moins de 14 races bovines dont la plupart sont à petits effectifs et donc fragiles. Cette concentration de biodiversité domestique est tout à fait remarquable et sans doute sans équivalent ailleurs en Europe. A ces races s’ajoutent d’autres races industrielles comme la Holstein, mais aussi la Limousine, la Blonde d’Aquitaine, la Charolaise, et leurs croisements (souvent nombreux) comme nous avons pu le constater. De même, quelques races fournisseuses de « taureaux de combat » sont présentes dans la région.

 

Les situations sont contrastées, mais, comme en France, nous n’avons rencontré que des personnes passionnées, désireuses de sauver la race qu’ils élèvent.  En Galice où la concentration des races bovines est maximale, nous avons eu la possibilité de visiter le Centre de ressources zoogénétiques de Galice (Centro de Recursos Zooxenéticos de Galicia) de Fontefiz, à Coles, non loin d’Ourense. Nous avons eu droit à un accueil remarquable et pu découvrir le travail incroyable mené par ces scientifiques et ces vétérinaires pour sauvegarder les races locales de Galice. Une sorte de conservatoire des races,  avec deux axes principaux pour ce qui concerne les bovins :

  • D’une part la présence de troupeaux fondateurs pour maintenir la variabilité génétique.
  • D’autre part une cryobanque où sont conservés des embryons et de la semence.

Ce centre est aidé par le département de l’environnement rural du conseil régional de Galice.

Merci à tous les éleveurs rencontrés pour leur gentillesse et leur disponibilité ainsi qu’à ceux qui nous ont mis en relation avec eux !

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